La fiscalité du PER peut sembler complexe au premier abord. Pourtant, quelques règles suffisent pour comprendre comment fonctionne ce placement et dans quels cas il permet de bénéficier d’un avantage fiscal. Dans ce guide, découvrez les règles applicables aux versements, les plafonds de déduction, la fiscalité à la sortie ainsi que les évolutions prévues en 2026.
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Points clés à retenir sur la fiscalité du PER
- Les versements volontaires réalisés sur un PER peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite du plafond de déduction.
- La déduction fiscale est facultative et influence la fiscalité applicable lors de la sortie.
- La fiscalité diffère selon que la sortie s’effectue en capital ou en rente.
- Depuis la loi de finances pour 2026, les versements réalisés après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable.
- Depuis le 1er janvier 2026, le taux des prélèvements sociaux sur les revenus du capital est porté à 18,6 %.
Comprendre le PER et son avantage fiscal en 2026
Pourquoi la fiscalité du PER est-elle un enjeu majeur pour 2026 ?
La fiscalité du PER est au cœur de son intérêt. En effet, ce placement peut permettre de déduire les versements volontaires de son revenu imposable. Le tout, en bénéficiant d’un cadre fiscal spécifique lors de la sortie.
Encore faut-il comprendre comment ces règles s’appliquent en 2026 pour savoir si le PER est réellement avantageux dans votre situation.
Avant d’ouvrir un plan d’épargne retraite ou d’effectuer un nouveau versement, il est donc important de connaître :
- les règles de déduction fiscale ;
- les plafonds applicables ;
- l’imposition prévue lors d’une sortie en capital ou en rente.
Et pour cause, ces éléments ont un impact direct sur le gain fiscal que vous pouvez espérer et sur le montant que vous percevrez à terme.
À qui s’adresse le PER et ses avantages fiscaux ?
Le PER s’adresse à toute personne qui souhaite préparer sa retraite. Cela étant, son avantage fiscal à l’entrée est d’abord intéressant pour les contribuables imposables.
En effet, les versements volontaires réalisés sur le contrat peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite des plafonds prévus par la réglementation.
Plus votre tranche marginale d’imposition est élevée, plus l’économie d’impôt potentielle peut être importante.
Le plan d’épargne retraite est ouvert à tous, quel que soit le statut professionnel : Salariés, travailleurs indépendants, fonctionnaires, demandeurs d’emploi ou encore personnes sans activité peuvent ouvrir un PER
En revanche, l’intérêt fiscal du PER doit toujours être apprécié au cas par cas :
- Pour un contribuable peu ou pas imposable, renoncer à la déduction fiscale des versements peut parfois être plus avantageux afin de bénéficier d’une fiscalité plus favorable lors de la sortie.
- À l’inverse, les personnes soumises à une tranche marginale d’imposition élevée ont souvent davantage intérêt à profiter de la déduction fiscale offerte par le PER.
Avant d’effectuer des versements, évaluez votre situation fiscale actuelle, mais aussi celle envisagée au moment de la retraite.
L’imposition du PER à l’entrée : les avantages de la déduction fiscale
Principe de la déduction des versements volontaires : comment ça marche ?
Les versements volontaires effectués sur un PER peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite du plafond de déduction applicable à chaque épargnant.
Concrètement, si vous choisissez de déduire vos versements, vous réduisez votre revenu imposable de l’année concernée, ce qui peut diminuer le montant de votre impôt sur le revenu.
Ce mécanisme de déduction fiscale concerne uniquement les versements volontaires. Il est facultatif.
Lors de chaque versement, l’épargnant peut choisir de bénéficier de la déduction fiscale ou d’y renoncer. Ce choix a des conséquences sur la fiscalité applicable au moment de la sortie du PER.
L’économie d’impôt réalisée dépend principalement du montant des versements déduits et de la tranche marginale d’imposition (TMI) de l’épargnant.
Plus cette tranche est élevée, plus l’effet de la déduction fiscale peut être important, dans la limite du plafond autorisé.
En contrepartie, les sommes ayant bénéficié de la déduction fiscale sont soumises aux règles d’imposition prévues lors de la sortie du PER.
Le mieux reste d’apprécier la fiscalité du plan d’épargne retraite dans son ensemble, depuis les versements jusqu’au déblocage de l’épargne.
Plafond de déduction fiscale du PER : calcul et optimisation
Les versements volontaires sur un PER ne sont pas déductibles sans limites. Chaque épargnant dispose d’un plafond annuel de déduction fiscale, calculé selon les règles prévues par le Code général des impôts.
Les sommes versées au-delà de ce plafond restent possibles, mais elles ne donnent pas droit à une déduction supplémentaire.
Pour les salariés, le plafond de déduction correspond au plus élevé des deux montants suivants :
- 10 % des revenus professionnels de l’année précédente (nets de frais professionnels), retenus dans la limite de 8 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) ;
- ou 10 % du PASS de l’année précédente, lorsque ce montant est plus favorable.
Les travailleurs non salariés (TNS) bénéficient de règles de calcul spécifiques, qui tiennent compte de leur bénéfice imposable et peuvent permettre un plafond de déduction plus élevé.
Le montant du plafond disponible figure sur le dernier avis d’impôt sur le revenu, dans la rubrique dédiée à l’épargne retraite. Il tient compte, le cas échéant, des plafonds non utilisés des trois années précédentes, qui peuvent être reportés conformément à la réglementation.
Connaître son plafond de déduction permet d’estimer le montant des versements pouvant ouvrir droit à un avantage fiscal. Avant d’effectuer un versement important, vérifiez le plafond disponible afin de mesurer l’avantage fiscal susceptible d’être obtenu.
Comparaison : déduction fiscale pour les salariés et les indépendants
Les salariés et les travailleurs indépendants peuvent tous deux déduire leurs versements volontaires sur un PER, mais les règles de calcul du plafond de déduction ne sont pas les mêmes.
Les travailleurs indépendants bénéficient, en effet, de modalités spécifiques, prévues par le Code général des impôts, afin de tenir compte de leur situation professionnelle.
| Salariés | Travailleurs indépendants |
| Plafond calculé selon les règles de droit commun applicables aux revenus d’activité. | Plafond calculé selon les règles spécifiques applicables aux travailleurs indépendants. |
| Calcul basé sur les revenus professionnels de l’année précédente, dans les limites prévues par le CGI. | Calcul tenant compte du bénéfice imposable selon les modalités prévues par le CGI. |
| Déduction des versements volontaires dans la limite du plafond disponible. | Même principe de déduction des versements volontaires, avec un plafond calculé différemment. |
Quel que soit le statut professionnel, le plafond disponible est communiqué chaque année sur l’avis d’impôt. Il permet de connaître le montant des versements volontaires pouvant ouvrir droit à une déduction fiscale au titre de l’année concernée.
PER : déduction fiscale après 70 ans, quelles spécificités ?
Depuis la loi de finances pour 2026, les versements volontaires effectués sur un PER après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. Cette mesure s’applique aux versements effectués à compter du 1er janvier 2026.
- Jusqu’à 70 ans, les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable, dans la limite du plafond de déduction applicable.
- les sommes versées à compter du 70 ᵉ anniversaire n’ouvrent plus droit à cet avantage fiscal, même si elles restent autorisées sur le PER.
Cette évolution concerne l’ensemble des plans d’épargne retraite (PER individuel, PER d’entreprise collectif et PER d’entreprise obligatoire).
Les anciens produits d’épargne retraite, tels que le PERP ou le contrat Madelin, restent soumis à leur régime fiscal propre.
La fiscalité du PER à la sortie : imposition et prélèvements sociaux en 2026
Sortie en capital ou en rente : une fiscalité différente
La fiscalité du PER dépend du mode de sortie choisi : le capital est imposé au moment de son versement, tandis que la rente est soumise à l’impôt au fur et à mesure de son versement.
Dans les deux cas, le régime applicable dépend aussi de l’origine des sommes placées sur le PER et, pour les versements volontaires, de leur déduction ou non du revenu imposable à l’entrée.
Lors du départ à la retraite, l’épargne issue des versements volontaires peut être récupérée sous la forme d’un capital, versé en une seule fois ou de manière fractionnée, d’une rente viagère ou d’une combinaison des deux.
Ce choix modifie à la fois le calendrier de perception des sommes et leur traitement fiscal.
La sortie en capital distingue notamment les versements effectués sur le PER des gains générés par le contrat.
La sortie en rente relève, quant à elle, soit du régime fiscal des pensions de retraite, soit de celui des rentes viagères à titre onéreux, selon que les versements volontaires ont été déduits ou non du revenu imposable.
Fiscalité de la sortie en capital : revenus et plus-values
En cas de sortie en capital, les versements volontaires et les plus-values générées par le PER ne sont pas imposés de la même manière :
- La fiscalité dépend également du choix effectué lors des versements : déduction ou non du revenu imposable.
- Si les versements volontaires ont été déduits du revenu imposable, la part du capital correspondant à ces versements est soumise au barème progressif de l’impôt sur le revenu, sans bénéficier de l’abattement de 10 % applicable aux pensions de retraite. En revanche, elle n’est pas soumise aux prélèvements sociaux.
- Les plus-values générées par le PER sont, quant à elles, soumises au prélèvement forfaitaire unique (PFU).
En revanche, lorsque les versements volontaires n’ont pas été déduits du revenu imposable lors de leur versement, la part du capital qui leur correspond est exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
Seules les plus-values restent imposées au prélèvement forfaitaire unique dans les conditions prévues par la réglementation.
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Bon à savoir
Pour les sommes perçues à compter du 1er janvier 2026, ce prélèvement est de 31,4 %, soit 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 18,6 % au titre des prélèvements sociaux (sauf option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu lorsque celle-ci est possible).
Fiscalité de la sortie en rente : régime des rentes viagères
En cas de sortie en rente, la fiscalité du PER dépend du traitement fiscal appliqué aux versements volontaires lors de la phase d’épargne.
Selon que ces versements ont été déduits ou non du revenu imposable, la rente relève soit du régime des pensions de retraite, soit de celui des rentes viagères à titre onéreux.
Lorsque les versements volontaires ont été déduits du revenu imposable, la rente est imposée dans la catégorie des pensions et retraites.
Son montant est ajouté aux autres revenus imposables du foyer fiscal et bénéficie de l’abattement de 10 % applicable aux pensions, dans les limites prévues par la réglementation.
En revanche, lorsque les versements volontaires n’ont pas été déduits du revenu imposable, la rente est soumise au régime des rentes viagères à titre onéreux.
Dans ce cas, seule une fraction de la rente est imposable. Cette fraction est déterminée en fonction de l’âge du bénéficiaire lors du premier versement de la rente.
Les prélèvements sociaux applicables aux rentes viagères et les évolutions intervenues en 2026 sont détaillés dans la section suivante afin de distinguer clairement les règles d’imposition de celles relatives aux contributions sociales.
Prélèvements sociaux sur le PER en 2026 : ce qu’il faut savoir
Depuis le 1er janvier 2026, le taux global des prélèvements sociaux applicables au PER est passé de 17,2 % à 18,6 %.
Cette hausse résulte de l’augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital, prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Elle s’applique aux sommes récupérées depuis le 1er janvier 2026, que la sortie du PER s’effectue en capital ou en rente.
Cette évolution a notamment un impact sur la fiscalité des gains réalisés dans le cadre du PER.
Lorsque ces gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), le taux global passe désormais à 31,4 %, soit 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et 18,6 % au titre des prélèvements sociaux.
En revanche, cette hausse des prélèvements sociaux ne modifie pas les règles d’imposition propres aux versements volontaires ou aux rentes.
Celles-ci continuent de dépendre du mode de sortie choisi et du traitement fiscal appliqué aux versements lors de la phase d’épargne.
Tableau récapitulatif de la fiscalité à la sortie du PER (capital vs rente)
| Élément | Sortie en capital | Sortie en rente |
| Versements volontaires déduits du revenu imposable | Imposés au barème progressif de l’impôt sur le revenu, sans l’abattement de 10 % applicable aux pensions. | Imposés dans la catégorie des pensions et retraites, avec application de l’abattement de 10 % dans les limites prévues par la réglementation. |
| Versements volontaires non déduits | Exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. | Imposés selon le régime des rentes viagères à titre onéreux : seule une fraction de la rente est imposable, selon l’âge du bénéficiaire au premier versement. |
| Produits générés par le contrat (intérêts, gains ou plus-values) | Soumises au PFU lorsqu’il est applicable (31,4 % en 2026, dont 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux). | Intégrées au régime fiscal applicable à la rente ; elles ne font pas l’objet d’une imposition distincte comme en cas de sortie en capital. |
| Prélèvements sociaux | Dépendent de la nature des sommes perçues : les versements volontaires déduits en sont exonérés, tandis que les plus-values y sont soumises. | Des prélèvements sociaux s’appliquent selon le régime de la rente et la fraction imposable déterminée par l’âge du bénéficiaire au premier versement. |
Le tableau ci-dessous présente la fiscalité applicable aux versements volontaires. Les versements issus de l’épargne salariale et les versements obligatoires obéissent à des règles spécifiques.
Pourquoi est-il pertinent d’envisager le PER dès maintenant
Plus vous commencez à préparer votre retraite tôt, plus vous disposez de temps pour constituer progressivement une épargne.
C’est aussi l’occasion de répartir vos versements dans le temps et de profiter, lorsque votre situation s’y prête, des avantages fiscaux prévus par le PER.
La fiscalité ne doit toutefois pas être le seul critère de choix. Votre niveau d’imposition, votre horizon de placement, vos projets ou encore la façon dont vous envisagez de récupérer votre épargne à la retraite sont autant d’éléments à prendre en compte.
Avant d’ouvrir un PER ou d’effectuer des versements, assurez-vous que cette solution correspond à votre situation et à vos objectifs.
Nalo et l’accompagnement pour votre épargne retraite
Préparer sa retraite soulève souvent de nombreuses questions : combien épargner, quand commencer ou encore quel mode de gestion choisir.
Au-delà de ses avantages fiscaux, le PER est avant tout un placement de long terme qui mérite d’être adapté à chaque situation.
Nalo accompagne les épargnants dans la constitution de leur épargne retraite grâce à une gestion pilotée personnalisée.
L’objectif est de proposer une stratégie d’investissement adaptée à votre profil, à votre horizon de placement et à vos objectifs. Vous pouvez ensuite suivre l’évolution de votre contrat directement depuis votre espace client.
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