Comment bien choisir son conseiller en gestion de patrimoine ?

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L’essentiel

  • Le conseiller en gestion de patrimoine vous accompagne dans la réalisation de placements et vous aide à organiser votre patrimoine ;
  • Il existe des accréditations qui permettent de vérifier la fiabilité du conseiller en gestion de patrimoine ;
  • Le CGP est parfois rémunéré par des rétrocommissions qui ne garantissent pas l’impartialité de son conseil.

Que ce soit en prévision d’un investissement, pour optimiser sa succession ou sa fiscalité, l’aide d’un conseiller en gestion de patrimoine est souvent précieuse. Toutefois, avant de s’engager avec un professionnel, il convient de respecter quelques étapes afin de s’assurer de faire le bon choix.

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Vérifier la nature de la prestation du conseiller en gestion de patrimoine

Le conseiller en gestion de patrimoine (CGP) a souvent une double mission :

  • recommander des placements et des investissements adaptés à son client ;
  • vous aider à organiser son patrimoine pour une optimisation juridique et fiscale.

Le conseil en investissements financiers

Un des rôles principaux du CGP est le conseil en investissements financiers. Il doit accompagner ses clients dans la réalisation de placements, généralement au sein d’une assurance-vie, un PEA ou un compte-titres et parfois aussi d’un produit d’épargne-retraite.

Un bon conseil en investissements doit reposer sur deux analyses préalables :

  • l’étude de votre situation personnelle, financière et patrimoniale ;
  • la définition de vos objectifs financiers.

Le second point est crucial. On parle d’investissement par objectifs. Investir pour préparer sa retraite dans 20 ans, ce n’est pas la même chose que chercher à accroître son capital à 5 ans pour, par exemple, effectuer une donation. La prise de risque sera différente. Les investissements le seront également. Ainsi, le bon conseiller en gestion de patrimoine adaptera ses recommandations dans le but de permettre à ses clients d’atteindre leurs objectifs, tout en prenant en compte leur environnement patrimonial. De plus, le conseil doit s’inscrire dans la durée. Vos allocations d’actifs doivent être revues régulièrement et, le cas échéant, votre exposition au risque doit être réduite lorsque votre horizon d’investissement s’approche.

Ainsi, la gestion profilée, qui consiste à coller une étiquette “prudente”, “équilibrée”, “agressive”, ou un numéro de 1 à 10 n’est pas optimale. Elle est souvent trop peu personnalisée et induit une gestion du risque statique dans le temps.  

Pour aller plus loi : découvrez comment le risque des actions décroit avec le temps.

L’organisation et la gestion du patrimoine

Le rôle du CGP est aussi d’avoir une vision globale de votre patrimoine. Il doit être en mesure de vous aider à diversifier votre patrimoine, identifier des dispositifs pour alléger votre fiscalité, ou encore vous aider à anticiper votre succession. Pour mener à bien ces missions, un bon conseiller s’appuiera sur l’expertise d’autres professionnels : experts comptables, notaires ou avocats fiscalistes.

S’assurer des qualifications du conseiller en gestion de patrimoine

Les activités du conseiller en gestion de patrimoine sont réglementées. En tant que CIF (Conseiller en investissement financier), il doit être membre d’une association professionnelle agréée par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et enregistré à l’ORIAS (Registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance).

Pour distribuer des produits d’assurance-vie ou d’épargne-retraite, il doit être courtier en assurance et apparaître à ce titre sur le registre de l’ORIAS. Le CGP peut aussi être IOBSP (Intermédiaire en Opérations de Banque et en Services de Paiement) et s’il est amené à vous accompagner sur des transactions immobilières, il doit être titulaire de la carte T (carte professionnelle d’agent immobilier).

Toutes ces informations peuvent être directement vérifiées sur le site de l’ORIAS ou auprès de l’association professionnelle du conseiller. Cette vérification vous permettra d’éviter les placements malhonnêtes et les escroqueries.

Analyser le mode de rémunération du conseiller en gestion de patrimoine

Le conseiller en gestion de patrimoine peut se rémunérer de diverses façons. Toutes n’ont pas le même impact vis à vis de son indépendance.

La rémunération du CGP

Une bonne façon de choisir son conseiller en gestion de patrimoine est d’analyser son mode de rémunération. Il existe, en règle générale, trois modes de fonctionnement :

  • une rémunération au forfait, avec un tarif fixé à l’avance pour la prestation ;
  • une rémunération par un mandat de gestion, représentant en règle générale un pourcentage de la somme investie ;
  • une rémunération par rétrocommission de la part des sociétés de gestion émettrice des supports d’investissement.

Si les deux premiers modes de rémunération sont recevables, attention au troisième : un CGP qui perçoit des rétrocommissions selon les supports d’investissement sélectionnés pourrait être tenté de maximiser son profit, au détriment des intérêts de son client. Privilégier les conseillers qui pratiquent des frais fixes est un bon moyen de supprimer les conflits d’intérêt.

A lire aussi : notre comparatif des frais de l’assurance-vie.

La question de l’indépendance du conseiller en gestion de patrimoine

A partir du moment où le conseiller en gestion de patrimoine est rémunéré par rétrocommission, ou est aussi gestionnaire de fonds et propose ses propres supports, rien ne garantit son impartialité. Pour vous, c’est prendre le risque d’obtenir un conseil moins adapté à vos objectifs et potentiellement moins performant.

Afin de limiter ces risques de conflit d’intérêt, il est important de choisir d’investir sur des fonds qui ne pratiquent pas de rétrocessions au conseiller en gestion de patrimoine. C’est le cas des ETF par exemple, ou fonds indiciels, qui présentent de plus l’avantage d’afficher les frais parmi les plus faibles du marché.

L’avenir du conseiller en gestion de patrimoine

L’utilisation d’internet est désormais généralisée à la consommation de service. Il serait, par exemple, inconcevable que vous ayez à envoyer un courrier pour effectuer un nouveau versement sur votre contrat d’assurance-vie. Ainsi, il est possible de suivre la performance de ses placements, les piloter, faire des simulations d’investissement, ainsi que de contacter des experts directement en ligne. L’avenir du conseil en gestion de patrimoine passera donc par les nouvelles technologies.

Certains conseillers en gestion de patrimoine se sont emparés des nouvelles technologies, à l’instar des robo-advisor, mais ce n’est pas le cas de tous.

Ce que Nalo peut faire pour vous

Nalo est une plateforme de gestion de patrimoine dédiée à l’investissement. Nalo est agréée Conseiller en Investissement Financier et Courtier en assurance. A partir de l’analyse de votre environnement patrimonial et de vos objectifs de placement, vous obtenez une recommandation d’investissement personnalisée, directement en ligne.

Grâce à l’utilisation des nouvelles technologies, nous assurons un suivi permanent de vos portefeuilles d’investissement. Nous avons mis en place une solution unique en France, permettant, entre autres, de pouvoir piloter l’ensemble de vos projets d’investissement au sein d’un même et unique contrat d’assurance-vie (retraite, épargne pour vos enfants, donation, achat immobilier).

Par ailleurs, nous avons fait le choix de n’investir que sur des ETF (ou trackers), non générateurs de rétrocommissions. En plus de garantir des frais parmi les plus faibles du marché, cela apporte la certitude d’un conseil financier indépendant, sans conflit d’intérêt.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site, ou faites une simulation d'investissement :

Hugo Bompard

Hugo Bompard

Statisticien Économiste, précédemment chercheur au Centre de Recherche en Statistique et en Économie, Hugo Bompard est Directeur Scientifique de Nalo.

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