Investir par objectifs

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L’essentiel:

  • Avoir un objectif et un horizon de placement permet d’optimiser votre prise de risque.
  • Organiser votre épargne par projets vous permettra d’atteindre vos objectifs plus facilement.

Votre décision est prise. Vous ne voulez pas laisser dormir votre argent, vous souhaitez investir. Marquez une pause et demandez-vous “pourquoi ?”. Dans quel objectif investissez-vous ? Cette question semble anodine, et vous préféreriez sans doute savoir “dans quoi” investir. Néanmoins, cette introspection est centrale, car en réalité, c’est elle qui doit déterminer “dans quoi” investir. Si vous investissez pour préparer votre retraite dans 20 ans, vous n’investissez pas de la même façon que si vous souhaitez accroître votre capital à 5 ans pour, par exemple, acheter un appartement. Votre prise de risque sera différente. Vos investissements le seront également.

Investir par objectif consiste donc à définir un ou plusieurs projets, ayant chacun un horizon d’investissement qui leur est propre, et à se munir d’un placement adapté en fonction de celui-ci.

A lire : comment investir en bourse ?

Planifiez, soyez maître de votre avenir

Rappelons ici un élément essentiel de l’investissement en bourse :

  • le risque de perte est élevé à court terme ;
  • le risque de perte est faible à long terme ;
  • les fluctuations sont plus faibles avec des obligations qu’avec des actions. 

Si vous n’êtes pas à l’aise avec ces éléments fondamentaux, nous vous invitons à lire ces articles : quel est le risque des actions ? Quel est le risque des obligations ?

Autrement dit, investir en actions pour retirer ses fonds un an plus tard n’aurait pas de sens car cela serait s’exposer à trop de risques. A contrario, laisser dormir son épargne sur un livret pendant 15 ans, c’est perdre l’opportunité de démultiplier son patrimoine. 

Il est donc nécessaire d’organiser son patrimoine en gardant à l’esprit que c’est l’horizon d’investissement qui va décider du risque et de la performance. 

Il convient de distinguer deux catégories d’épargne :

  • l’épargne de disponibilité ; 
  • l’épargne de moyen et long terme. 

L’épargne de disponibilité c’est de l’argent dont vous savez qu’il sera dépensé dans l’année, pour partir en vacances ou encore pour acheter un nouvel ordinateur. C’est, nous le verrons une épargne qui sera difficilement source de profits. 

L’épargne de moyen et long terme est de l’argent dont vous n’avez pas besoin mais dont vous pourriez avoir besoin dans le futur pour, par exemple, vivre confortablement à votre retraite, payer les études de vos enfants ou simplement asseoir un patrimoine. Cette épargne, vous aurez tout intérêt à profiter du temps que vous avez devant vous pour la faire fructifier. Nous verrons comment. 

L’épargne de disponibilité

Nous l‘avons dit, l’épargne de disponibilité a vocation à être dépensée dans l’année. Il n’est donc pas envisageable de l’exposer à de fortes fluctuations. Il faut donc se replier sur des placements garantis. Il existe deux grandes familles de placements garantis : 

  • les comptes bancaires rémunérés ; 
  • le fonds en euros de l’assurance-vie. 

Les comptes bancaires rémunérés sont bien connus, il s’agit des livrets, avec le livret A en tête ou encore le LDDS (Livret développement durable et solidaire) mais on peut aussi évoquer les comptes à terme ou encore le PEL. 

Le fonds en euros de l’assurance-vie est un des supports d’investissement offerts par l’assurance-vie, mais pas le seul. En effet, au sein de l’assurance-vie, il est possible de réaliser des investissements très divers : en actions, en obligations, en immobilier, etc. Nous y reviendrons plus loin dans ce guide.  Le fonds en euros est une de ces nombreuses possibilités. Il présente l’avantage d’être garanti, mais comme tout placement sans risque, son rendement est faible.

Le rendement des placements sans risque a largement baissé depuis ces deux dernières décennies, de sorte que le choix est moins aisé que dans le passé. Parmi les placements bancaires, le livret A et le LDDS restent la meilleure option car ils sont entièrement défiscalisés. Cependant, avec 0,75% par an, soit un rendement inférieur à l’inflation, le livret A n’est pas très encourageant. Côté fonds en euros, le rendement moyen en 2018 s’est établi à 1,65%. Une fois déduite la fiscalité, on arrive à 1,15 % par an en moyenne, cela reste mieux que le livret A. À condition d’avoir un contrat d’assurance-vie qui permet de faire des retraits rapidement, il peut donc être envisageable d’utiliser le fonds en euros comme épargne de disponibilité, sinon rabattez-vous sur le livret A. 

A lire aussi : quelle alternative au fonds en euros ?

Quel montant conserver en épargne de disponibilité ?  

Une erreur trop souvent commise est de conserver des capitaux trop importants en disponibilité. En effet, ce sont autant de capitaux qui rapportent peu. En général, l’épargne de disponibilité ne doit pas dépasser 1 à 2 mois de salaire. Inutile, donc de vouloir remplir vos livrets jusqu’à leur plafond.

Le conseil de Nalo : le portefeuille obligataire

Compte tenu de la baisse des rendements de l’épargne garantie, nous avons inventé un portefeuille exclusivement composé de fonds en euros premium et d’actifs obligataires peu risqués dont certains sont indexés sur l’inflation. Ce portefeuille obligataire constitue une excellente alternative aux livrets. Sa performance moyenne a été de 4,2%, en moyenne, sur ces 10 dernières années. De plus, avec l’assurance-vie Nalo, les retraits se font en 72 heures, c’est donc adapté à une épargne de disponibilité.  

Faites votre simulation d’investissement !

Objectifs de moyen et de long terme

Dès lors que votre horizon d’investissement dépasse quelques années, vous pouvez vous permettre des fluctuations au sein de votre portefeuille d’investissement. Cette prise de risque, forte ou modérée, s’accompagne d’une performance elle aussi forte ou modérée. Les deux vont ensemble. 

Nous l’avons vu, au-delà de 5 ans le risque de perte avec des obligations diversifiées est nul. Au delà de 15, le risque de perte des actions diversifiées est nul. Mais les rendements moyens plus élevés avec les actions qu’avec les obligations. En fonction de votre horizon d’investissement, il faudra donc veiller à construire votre portefeuille de la manière suivante : 

  • horizon supérieur à 15 ans : principalement des actions ; 
  • horizon compris entre 5 et 15 ans : une combinaison d’actions et d’obligations ; 
  • horizon inférieur à 5 ans : principalement des obligations et du fonds en euros. 

Se référer à cette grille de lecture est étape importante puisqu’elle va vous permettre de bien calibrer votre prise de risque. Son objectif est de maximiser la performance de votre investissement sans vous mettre en situation de risque de perte élevé.  

Diviser vos investissements en projets

L’horizon d’investissement permet de calibrer la prise de risque. Mais dans bien des cas, vous n’avez pas un horizon d’investissement mais plusieurs. En effet, vous pouvez par exemple vouloir préparer votre retraite en parallèle de quoi vous pourriez vouloir mettre de l’argent de côté pour vos enfants, lorsqu’ils seront en âge des faire des études, ou encore vous pourriez vouloir constituer un apport pour l’achat d’un appartement. Autant de projets financiers qui ont des horizons différents. Autant de projets qu’il faudra donc préparer indépendamment les uns des autres avec un portefeuille d’investissement adapté. 

Il se peut aussi que vous n’ayez pas de projets bien définis, auquel cas posez-vous la question de savoir à quelle échéance vous pensez avoir besoin de votre argent. 

Retraite et épargne de sécurité : deux objectifs universels

Gardez néanmoins en tête que deux projets sont universels : 

  • la préparation de votre retraite ; 
  • constituer une épargne de sécurité. 

Si vous n’êtes pas déjà à la retraite, anticiper l’arrêt de votre activité professionnelle devrait faire partie de vos projets prioritaires. En effet, à votre départ à la retraite, vous subirez une perte substantielle de vos revenus qu’un placement intelligent pourrait compenser. La bonne nouvelle est que votre retraite un projet de long terme. Même si vous avez actuellement 60 ans et que votre départ à la retraite est proche, ayez à l’esprit que vous ne consommerez pas la totalité d’un seul coup. Au contraire, vous irez piocher progressivement dans cette épargne dont le reste continuera de fructifier pendant encore 20 ans, 30 ans ou encore davantage. 

Or, si l’horizon de ce projet est lointain, vous pouvez vous permettre de constituer un portefeuille largement composé d’actions. La performance des actions couplée à la puissance des intérêts composés sur plusieurs dizaines d’années permettront de multiplier le capital que vous aurez accumulé. 

Le second projet universel est une épargne de sécurité. Il ne faut pas confondre l’épargne de sécurité avec l’épargne de disponibilité que nous évoquions tout à l’heure. Rappelons que l’épargne de disponibilité est une épargne qui sera consommée dans l’année, ce sont des liquidités. Au contraire, l’épargne de sécurité, nous aimerions ne jamais avoir à y toucher. C’est un coussin prévu en cas de coup dur, un problème de santé par exemple ou une perte d’emploi. On conseille généralement de constituer une épargne de sécurité à hauteur de 6 mois de dépenses courantes. L’épargne de sécurité est un “projet” financier un peu particulier dans le sens où il n’a pas d’horizon d’investissement : vous ne prévoyez pas de perdre votre emploi, cela vous tombe dessus. Cependant, la plupart du temps, vous n’aurez pas à toucher à cette épargne de sécurité, autrement dit, dans la plupart des cas votre horizon d’investissement est infini. Ainsi, pour que votre épargne de sécurité puisse remplir son rôle si besoin, sans pour autant perdre l’opportunité de faire fructifier ce capital, nous recommandons de constituer un portefeuille composé de 20% à 30% d’actions, le reste étant à répartir entre actifs obligataires et fonds en euros. 

Vos projets financiers : deux exemples

Exemple 1 : Julie, 30 ans

  • N’a pas de projet définis en tête. 
  • 3 500 euros net /mois
  • Capacité d’épargne mensuelle : 1 000 euros
  • Patrimoine : 22 000 euros de patrimoine financier. 

Répartition recommandée pour Julie :

  • Epargne de disponibilité : 4 000 euros, Livret A 
  • Épargne de précaution : 10 000 euros. Actions : 25%
  • Retraite : 8000 euros + 1000 euros / mois. Actions : 90%

Exemple 2 : Nicolas, 45 ans 

  • 9000 € net / mois
  • Souhaite constituer un apport pour l’acquisition d’une résidence secondaire dans 5 ans. Et constituer une épargne pour les études de sa fille.
  • Capacité d’épargne mensuelle : 2 500 euros. 
  • Patrimoine : 472 000 euros. 

Répartition recommandée pour Nicolas

  • epargne de disponibilité : 12 000 euros (5000 euros en livret A + 7000 euros en portefeuille obligataire)
  • Épargne de précaution : 20 000 euros | Actions 30%
  • Etude de Laura dans 10 ans: 20 000 euros Actions |  60 %
  • Retraite : 300 000 euros + 1 500 / mois. | Ations 90%
  • Résidence secondaire dans 5 ans : 120 000 + 1 000 euros / mois | Actions : 40% 

Quelques commentaires s’imposent  

  • Dans ces exemples, on remarquera que le montant de l’épargne de disponibilité est contenu : un peu plus d’un mois de salaire.  
  • L’épargne de précaution de Nicolas est plus exposée aux actions que celle de Juliette : son patrimoine et son revenu lui permettent une prise de risque plus importante. 
  • Pour ces deux profils, le projet retraite est composé quasi exclusivement d’actions, leur départ en retraite n’étant pas prévu avant 20 ans. 
  • Concernant Nicolas, on voit que l’exposition aux actions est plus importante pour les études de sa fille que pour l’achat de sa résidence secondaire. Cela est cohérent avec l’horizon : 10 ans pour sa fille et de 5 ans pour sa résidence secondaire. 

Investissez tôt, obtenez davantage

Lorsque vous planifiez vos projets, vous prenez de l’avance. Les intérêts et les dividendes perçus s’accumulent. Ils augmentent donc le capital et génèrent des intérêts à leur tour. On parle de composition des intérêts. Ainsi, plus vous investissez tôt, plus vous gagnerez : c’est un cercle vertueux.

Prenons l’exemple d’un placement destiné à pourvoir aux frais d’éducation de vos enfants. Admettons que 45 000 euros vous seront nécessaires pour leurs études et émettons l’hypothèse d’un taux de rendement moyen à 5%.

  • Sur un horizon de 2 ans, vous devrez investir environ 41 000 euros, et vous obtiendrez 45 202 euros.
  • Sur un horizon de 10 ans et en investissant seulement 30 000 euros, vous obtiendrez 48 866 euros à l’échéance, dont 2 866 € qui auront été générés du seul fait des intérêts composés.

A lire : comment investir quand on a 30 ans ?

Ce que Nalo fait pour vous

Nous savons que votre situation financière et vos projets évoluent au cours du temps. C’est pourquoi nous vous proposons plusieurs portefeuilles adaptés à chacun de vos objectifs financiers et gérés indépendamment, réunis en un seul compte.

Contrairement à la gestion sous mandat habituellement proposée, qui vous attribue un profil « prudent » ou « dynamique », nous vous permettons d’organiser l’ensemble de vos projets au sein d’un même compte. Chacun de vos projets bénéficie d’une stratégie d’investissement totalement personnalisée : une prise de risque adaptée et un investissement optimisé pour un rendement espéré maximal. Au fil du temps, votre portefeuille d’investissement est sécurisé : plus l’échéance de votre projet approche, plus la part risquée diminue (actions), et plus la part moins risquée (obligations) ou garantie (fonds euro) augmente. Sachez également que nous adaptons nos choix d’investissement en fonction des conditions économiques et financières.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site, ou faites une simulation d'investissement :

Hugo Bompard

Hugo Bompard

Statisticien Économiste, précédemment chercheur au Centre de Recherche en Statistique et en Économie, Hugo Bompard est Directeur Scientifique de Nalo.

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