En 2026, les grands principes PEA et du PER restent valables, mais il faut intégrer deux actualisations majeures : la hausse des prélèvements sociaux (flat tax à 31,4% sur une partie des placements) et la confirmation des plafonds de versement (PEA 150 000 €, PEA-PME 225 000 €).
Qu’est-ce qu’un PEA ?
Le Plan d’Épargne en Actions est une enveloppe fiscale permettant d’investir principalement en actions et fonds investis en actions d’entreprises européennes, dans un cadre fiscal avantageux à partir de 5 ans de détention.
Le contrat comprend toujours un compte-espèces (pour les versements, dividendes, produits de vente) et un compte‑titres (pour les actions et parts de fonds éligibles).
Les titres éligibles restent :
- des actions et titres assimilés d’entreprises de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen ;
- des parts d’OPCVM/ETF majoritairement investis en actions européennes.
Avantages du PEA en 2026
- Après 5 ans, les gains (plus-values et dividendes) retirés sont exonérés d’impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux restant dus.
- Les retraits partiels après 5 ans n’entraînent plus la clôture du plan et vous conservez la possibilité de continuer à gérer vos investissements au sein du PEA.
- Le PEA offre un accès large aux marchés actions européens (actions en direct, ETF, fonds), permettant de diversifier son patrimoine financier dans une enveloppe fiscalement attractive.
Inconvénients et limites
- Plafond de versement en numéraire maintenu à 150 000 € en 2026 pour le PEA classique, hors plus‑values et dividendes capitalisés.
- Éligibilité limitée aux entreprises de l’UE/EEE (et aux fonds respectant ces critères), ce qui exclut l’investissement direct dans la plupart des actions américaines ou des pays émergents hors ETF éligibles.
- En cas de retrait avant 5 ans, le plan est clôturé et les gains sont imposés au prélèvement forfaitaire unique (PFU), désormais de 31,4% sur les produits concernés en 2026 (12,8% d’IR + 18,6% de prélèvements sociaux).
Le Plan d’Épargne Retraite reste le produit d’épargne long terme de référence pour se constituer un capital ou une rente en vue de la retraite, en bénéficiant de la possibilité de déduire ses versements de son revenu imposable dans certaines limites.
Il remplace les anciens PERP, Madelin, PERCO, etc., et fonctionne comme un produit tunnel : l’épargne est en principe bloquée jusqu’à la retraite, avec des cas de déblocage anticipé encadrés par la loi (achat de résidence principale, invalidité, décès du conjoint, fin de droits chômage, surendettement, cessation d’activité non salariée…).
Avantages du PER en 2026
- Les versements volontaires peuvent, sur option, être déduits du revenu imposable dans la limite d’un plafond annuel (plafond PER lié notamment au plafond annuel de la Sécurité sociale, revalorisé chaque année).
- À la retraite, les droits peuvent être liquidés en capital, en rente viagère ou via un mix des deux, avec une fiscalité spécifique pour chaque option.
- En 2026, malgré la hausse des prélèvements sociaux, le levier fiscal à l’entrée reste très puissant pour les contribuables dans les tranches marginales d’imposition élevées (30%, 41%, 45%).
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Je découvre le PER NaloInconvénients et nouvelles contraintes
- L’épargne reste bloquée jusqu’à la retraite, hormis les cas légaux de déblocage anticipé, ce qui en fait un outil peu flexible pour des projets avant la retraite.
- Les sommes retirées (capital ou rente) sont imposées à la sortie, avec une fiscalité qui dépend du caractère déductible ou non des versements à l’entrée et du mode de sortie.
- À partir de 2026, tous les PER sont concernés par la hausse de la CSG sur les revenus du capital, ce qui fait passer les prélèvements sociaux sur les gains de 17,2% à 18,6% et la flat tax à 31,4% lorsque le PFU s’applique.
Fiscalité PEA vs PER en 2026
PEA
- Après 5 ans : exonération d’impôt sur le revenu sur les gains retirés, prélèvements sociaux dus sur ces gains (taux relevé à 18,6% sur les revenus de capitaux mobiliers soumis au nouveau barème, selon les modalités d’application du PLFSS 2026).
- Avant 5 ans : taxation par défaut au PFU de 31,4% (12,8% IR + 18,6% de prélèvements sociaux) sur les gains concernés, avec clôture du plan.
PER
Sortie en capital (cas général, versements déduits à l’entrée) :
- Part du capital correspondant aux versements volontaires déduits : imposée au barème progressif de l’impôt sur le revenu.
- Part correspondant aux gains : PFU porté à 31,4% (dont 18,6% de prélèvements sociaux) si vous optez pour la flat tax, ou barème + 18,6% de prélèvements sociaux si vous choisissez le barème.
- Si les versements n’ont pas été déduits : la partie correspondant aux versements peut être exonérée d’impôt sur le revenu, seuls les gains restant taxés.
Sortie en rente :
- Rente issue des versements déduits : imposée comme une pension de retraite (barème avec abattement de 10%), avec prélèvements sociaux à 18,6% sur la fraction de rente considérée comme « produits ».
- Si les versements n’ont pas été déduits : application du régime des rentes viagères à titre onéreux, avec abattement dépendant de l’âge au moment de la liquidation (30% à 70%), puis prélèvements sociaux sur la fraction taxable.
Plafonds de versement en 2026
PEA / PEA-PME
- PEA classique : plafond de versement maintenu à 150 000 € en 2026 (hors gains).
- PEA‑PME : plafond de 225 000 €, partagé globalement avec le PEA classique, ce qui signifie que le total des versements PEA + PEA‑PME ne peut dépasser 225 000 € (avec un maximum de 150 000 € sur le PEA classique).
- PEA Jeune : plafond spécifique de 20 000 € pour les 18–25 ans rattachés au foyer fiscal parental.
PER
- Aucun plafond global de versement, mais un plafond de déductibilité fiscale annuel (plafond PER), revalorisé chaque année et calculé en fonction des revenus ou du PASS.
- Possibilité d’utiliser les plafonds non consommés des années précédentes et de mutualiser dans certains cas les plafonds au sein d’un couple soumis à imposition commune.
PEA ou PER : critères de choix
Les grands critères restent identiques, mais la hausse de la CSG et de la flat tax modifie légèrement l’arbitrage, surtout pour le PER.
Objectifs et horizon
- PEA : enveloppe adaptée pour investir en actions (souvent via des ETF) avec un horizon d’au moins 5 ans, tout en gardant une certaine flexibilité de retrait après 5 ans.
- PER : outil orienté retraite, à horizon très long terme, avec blocage de l’épargne jusqu’à la retraite (hors cas de sortie anticipée), en échange d’un avantage fiscal immédiat à l’entrée.
Flexibilité des retraits
- PEA :
- Avant 5 ans : retrait = clôture + PFU 31,4% sur les gains.
- Après 5 ans : retraits partiels possibles sans clôture, avec maintien de l’avantage fiscal (exonération d’IR, prélèvements sociaux sur les gains).
- PER : épargne bloquée jusqu’à la retraite, à l’exception des cas de déblocage anticipé (accidents de la vie, achat de résidence principale…).
Fiscalité comparée
| Enveloppe | À l’entrée | Pendant la vie du contrat | À la sortie principale en 2026 |
|---|---|---|---|
| PEA | Pas de réduction d’impôt, mais gains non taxés tant qu’ils restent dans le plan. | Pas d’imposition tant que vous ne retirez pas, seules les opérations restent « neutres » dans le plan. | Après 5 ans : exonération IR sur les gains, prélèvements sociaux à 18,6% selon les modalités du PLFSS 2026. Avant 5 ans : PFU 31,4% + clôture. |
| PER | Versements déductibles (optionnels) dans la limite d’un plafond annuel, ce qui réduit immédiatement l’impôt. | Gains capitalisés sans imposition tant qu’il n’y a pas de sortie. | Sortie capital/rente : imposition IR + prélèvements sociaux (18,6%) sur les gains, flat tax 31,4% sur certaines sorties en capital lorsque le PFU s’applique. |
Quand privilégier le PEA ou le PER en 2026 ?
- Jeunes épargnants / horizon flexible : PEA prioritaire pour se constituer un premier portefeuille d’actions, bénéficier d’une exonération d’IR après 5 ans et garder la possibilité de mobiliser du capital avant la retraite.
- Épargnants proches de la retraite : PER très pertinent pour optimiser la fiscalité immédiate et flécher l’épargne vers un complément de revenu ou de capital pour la retraite.
- Revenus élevés : PER particulièrement intéressant grâce à la déduction des versements dans les tranches marginales à 30%, 41% ou 45%, même si la flat tax monte à 31,4% sur certains gains à la sortie.
Cumuler PEA et PER : une stratégie renforcée
Cumuler un PEA et un PER reste une stratégie patrimoniale très pertinente :
- PEA comme moteur de performance actions, avec exonération d’IR après 5 ans et prélèvements sociaux sur les gains (taux relevés).
- PER comme levier fiscal à l’entrée, permettant de réduire l’impôt chaque année tout en se constituant une épargne retraite dédiée, malgré la hausse de la CSG et de la flat tax à 31,4%.
Dans ce nouveau contexte 2026, l’enjeu n’est plus de choisir « PEA ou PER », mais de calibrer la part de votre effort d’épargne dans chaque enveloppe en fonction de votre horizon, de votre besoin de liquidité et de votre tranche d’imposition.

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