Comment payer moins d’impôts en 2026 ?

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12,8 millions de foyers fiscaux ont bénéficié d’au moins une réduction d’impôt ou d’un crédit d’impôt pour un montant moyen de 1 500 euros lors de la déclaration de revenus 2025 selon les finances publiques.Réduire ses impôts légalement, c’est possible et même encouragé.

Ce guide vous présente les principaux leviers d’optimisation fiscale disponibles en 2026, comment ils fonctionnent concrètement, et comment identifier ceux qui correspondent à votre situation.

L'exemple de Nalo

L’essentiel de l’optimisation fiscale

1. Diagnostiquer avant d’agir

  • Identifiez d’abord sur quoi vous êtes imposé (IR, IFI, taxe foncière, IS) avant de chercher à défiscaliser.
  • Connaissez votre tranche marginale d’imposition (TMI) : c’est elle qui détermine la rentabilité de chaque levier.
  • Bonne pratique : cartographiez votre situation complète (revenus, patrimoine, horizon, tolérance au risque) avant de choisir un dispositif.

2. Actionner les leviers dans le bon ordre

  • Commencez par les déductions (elles réduisent le revenu imposable et rapportent d’autant plus que la TMI est élevée) : frais réels, PER, pensions alimentaires, charges pour les indépendants.
  • Enchaînez avec les crédits et réductions d’impôt (emploi à domicile, garde d’enfants, travaux), en surveillant le plafonnement global des niches : 10 000 € par foyer et par an.
  • Bonne pratique : ne cumulez pas des niches au-delà du plafond, sous peine de perdre l’avantage.

3. Privilégier les enveloppes patrimoniales

  • PER : idéal pour effacer de l’impôt dans une tranche élevée aujourd’hui et être taxé plus tard dans une tranche plus basse (report des plafonds non utilisés des 3 dernières années possible).
  • Assurance-vie : attendez le cap des 8 ans pour profiter de l’abattement annuel (4 600 € / 9 200 €) ; pratiquez des rachats partiels calibrés sous cet abattement pour annuler l’IR sur les gains.
  • Bonne pratique : pensez transmission/abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans.

4. Utiliser l’immobilier et les fonds… avec prudence

  • La défiscalisation immobilière doit rester un outil, jamais une fin en soi : la qualité du bien prime sur l’avantage fiscal.
  • Dispositifs encore actifs : Denormandie, Malraux, Censi-Bouvard, et surtout le déficit foncier (jusqu’à 10 700 €/an sur le revenu global).
  • FCPI/FIP et SCPI fiscales : réservez-les à une poche minoritaire, car le risque de perte et le blocage du capital sont réels.

5. Adapter la stratégie à son statut

  • Salarié : arbitrez frais réels vs forfait, placez intéressement et participation (épargne salariale + abondement) plutôt que de les percevoir en salaire.
  • Indépendant : choisissez le bon régime (micro vs réel), envisagez un véhicule sociétaire (EURL, SASU, IS), exploitez les plafonds PER majorés.
  • Dirigeant : structurez via holding, SCI et société à l’IS ; anticipez la transmission (pactes Dutreil, démembrements).

Comment réduire ses impôts : les bases à connaître

Qu’est-ce que l’optimisation fiscale pour un particulier ?

L’optimisation fiscale consiste à utiliser les mécanismes prévus par la loi pour réduire le montant de l’impôt que vous devez payer. Il n’y a rien d’illicite dans la démarche étant donné qu’il s’agit simplement d’identifier les dispositifs auxquels vous avez droit et de les activer.

Trois mécanismes sont ainsi mis à votre disposition.

1. La déduction réduit votre revenu imposable avant le calcul de l’impôt, c’est par exemple le cas d’un versement sur un Plan d’Épargne Retraite.
2. La réduction d’impôt s’applique directement sur l’impôt dû, comme un don à une association.
3. Le crédit d’impôt, permet quant à lui de générer un remboursement, c’est notamment le cas pour certains services à la personne.

Optimisation fiscale vs fraude et évasion fiscale

L’optimisation légale se distingue de la fraude et de l’évasion fiscale car elle s’inscrit dans le cadre de la loi : elle se déclare et se justifie.

La fraude consiste à dissimuler des revenus ou à produire de faux justificatifs, et l’évasion fiscale vise à contourner l’esprit de la loi par des montages artificiels. Ces deux dernières pratiques sont illégales et exposent à des sanctions.

Optimiser sa fiscalité, nécessite de déclarer des versements éligibles, conserver ses justificatifs, et respecter les plafonds.

L’administration fiscale prévoit ces dispositifs afin d’inciter certains comportements qu’elle juge positive comme par exemple, épargner pour la retraite, faire des dons à des associations caritatives, ou encore réduire le travail au noir afin de mieux protéger les droits des personnes impliquées. 

Les 3 grandes façons de réduire son impôt

Parmi les trois options les plus faciles à mettre en place afin de réduire votre impôt, la première consiste à réduire votre revenu imposable avant que l’impôt ne soit calculé.

C’est par exemple ce que permet un versement sur un Plan d’Epargne Retraite : la somme versée sur le PER est déduite de vos revenus, ce qui réduit votre base d’imposition.

En versant 3 000 € sur un PER avec une Taux Marginal d’Imposition (TMI) de 30 %, vous réduisez votre impôt de 900 € dès cette année. À montant égal ce même versement génère une économie de 1 230 € si votre TMI est de 41%.

La deuxième option est l’obtention d’une réduction ou un crédit d’impôt

Certaines dépenses du quotidien comme la garde d’enfants, ou l’emploi d’un salarié à domicile, ouvrent droit à un avantage fiscal, appliqué sur l’impôt calculé, quel que soit votre Taux Marginal d’Imposition.

C’est par exemple le cas si vous payez 2 000 € de frais de garde pour votre enfant dans l’année : crèche, assistante maternelle ou halte-garderie.

Cette dépense ouvre droit à un crédit d’impôt de 50 %, soit 1 000 € déduits directement de votre impôt. (Plafonds maximum de de 3 500 € par enfant, soit un crédit maximum de 1 750 € par enfant.) 

Enfin la troisième option consiste à différer ou alléger l’imposition sur vos gains. C’est notamment ce que permettent certaines enveloppes d’investissement comme l’assurance-vie ou le PEA qui après un certain nombre d’années, vous permet de retirer vos gains dans des conditions fiscales plus favorables qu’un compte titre ordinaire (CTO).

Par exemple, avec une assurance-vie détenue depuis plus de 8 ans, les premiers 4 600 € de gains retirés chaque année sont exonérés d’impôt sur le revenu pour une personne seule. Le montant s’élève à 9 200 € pour un couple.

Les solutions les plus efficaces pour réduire ses impôts

Le PER : réduire son impôt sur le revenu dès cette année

Le PER permet de déduire vos versements volontaires de votre revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel calculé sur vos revenus professionnels.

L’économie réalisée dépend directement de votre tranche d’imposition. 

Pour un salaire annuel de 50 000€ et donc un TMI à 30 %, un versement de 5 000 € permet de réduire votre impôt de 1 500 € l’année du versement. 

  • À 41 % de TMI,  l’économie monte à 2 050 € pour un versement de 5 000€ car plus votre TMI est élevé, plus l’effet est significatif.
  • Les plafonds non utilisés des trois années précédentes sont reportables, ce qui permet de réaliser un effort de rattrapage si vous n’avez pas versé les années passées, et les couples mariés ou pacsés peuvent mutualiser leurs plafonds respectifs.

À la sortie, le capital récupéré est imposé au barème de l’impôt sur le revenu, et les gains générés à la flat tax en vigueur.

L'exemple de Nalo

Un point important à connaître avant de vous engager :

L’épargne versée sur un PER est en principe bloquée jusqu’à la retraite, sauf dans certains cas comme l’achat de votre résidence principale ou une fin de droits au chômage.

C’est pourquoi le PER est particulièrement adapté aux profils dont l’imposition aujourd’hui est supérieure à celle anticipée à la retraite : vous déduisez à un taux élevé, mais vous serez imposé à un taux plus faible à la sortie une fois la retraite arrivée.

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L’assurance-vie : alléger la fiscalité de son épargne dans la durée

L’avantage fiscal de l’assurance-vie se construit progressivement, en fonction de la durée de détention du contrat. Après 8 ans, les retraits de vos gains bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € sur les gains (9 200 € pour un couple).

Tant que vous restez sous ce seuil, seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent. Au-delà de l’abattement, les gains restants sont imposés à un taux réduit de 24,7 %. 

Une gestion planifiée, cela permet de retirer chaque année une partie de vos gains sans impôt sur le revenu.

L’avantage de la transmission s’ajoute aux atouts cités précédemment : les capitaux versés avant vos 70 ans sont exonérés de droits de succession à hauteur de 152 500 € par bénéficiaire.

L'exemple de Nalo

Bon à savoir :

En 2026, l’assurance-vie continue de bénéficier d’un avantage supplémentaire : contrairement à la majorité des placements financiers pour qui les prélèvements sociaux ont augmenté, ils restent à 17,2 % pour cette enveloppe fiscale.

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Immobilier : réduire ses impôts en investissant dans la pierre

Si l’investissement immobilier locatif ouvre droit à des avantages fiscaux, c’est parce que l’État y trouve un intérêt collectif.

En finançant la construction ou la rénovation de logements destinés à la location, les particuliers contribuent à répondre à une demande que les acteurs publics seuls ne peuvent absorber.

En contrepartie de cet engagement, des réductions d’impôt viennent alléger le coût de l’investissement. Plusieurs dispositifs existent selon le type de bien et l’objectif visé.

  • Le Denormandie cible les biens anciens à rénover dans des centres villes éligibles. 
  • Le Malraux s’adresse aux immeubles en secteurs sauvegardés, avec une réduction d’impôt pouvant atteindre 30 % des travaux engagés. 
  • Le dispositif Monuments Historiques permet de déduire la totalité des charges foncières de votre revenu global. 
  • Le déficit foncier, plus accessible, s’applique dès que vos charges (travaux, intérêts d’emprunt, gestion) dépassent vos revenus locatifs : le déficit est alors déductible de votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an.

Ces dispositifs ont en commun d’imposer des engagements : durée de location, plafonnement des loyers, type de bien ou localisation. 

C’est aussi ce qui explique le principal risque à connaître avant de se lancer : investir principalement pour l’avantage fiscal peut conduire à des décisions patrimoniales sous-optimales. 

Un bien mal situé, une vacance locative prolongée ou des contraintes de gestion sous-estimées peuvent remettre en cause toute la rentabilité de l’opération. La défiscalisation nécessite tout de même une analyse approfondie sur la rentabilité du projet immobilier.

Les réductions d’impôt immédiates : dons, services à la personne et autres

Ces leviers sont méconnus alors qu’ils s’appliquent à des dépenses que vous engagez peut-être déjà.

Un don à une association d’intérêt général ouvre droit à une réduction d’impôt de 66 % du montant versé, dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. 

Si vous employez un salarié à domicile pour du ménage, de la garde d’enfants, du soutien scolaire ou de l’aide aux personnes âgées, vous bénéficiez d’un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses engagées, plafonné à 12 000 € par an (majoré selon la composition de votre foyer). 

Si le montant dépasse votre impôt, l’excédent vous est restitué par les finances publiques.

Les dispositifs pour l’épargne et l’investissement (PEA, FCPI, FIP…)

Le PEA permet d’investir dans des actions européennes avec une fiscalité allégée : après 5 ans, les plus-values et dividendes sont exonérés d’impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux restent dus.

Le plafond de versements est de 150 000 €. C’est une enveloppe à envisager en complément de l’assurance-vie pour les profils souhaitant s’exposer aux marchés européens sur le long terme.

Les FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation) et FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) permettent d’obtenir une réduction d’impôt à l’entrée allant jusqu’à 25 % des versements en contrepartie d’un investissement dans des PME innovantes ou régionales.

L’avantage fiscal est direct, mais les fonds sont bloqués plusieurs années et le risque de perte en capital est important, les PME étant par nature des investissements moins liquides et plus incertains que les grandes entreprises cotées.

Ces produits s’adressent à des profils d’investisseurs plus expérimentés.

Quelle stratégie d’optimisation fiscale selon votre profil ?

Vous êtes fortement imposé (TMI 30 % et plus)

Le PER est votre levier le plus direct. Plus votre tranche marginale est élevée, plus la déduction à l’entrée est avantageuse et plus l’écart avec votre imposition probable à la retraite sera favorable.

Une fois votre plafond PER utilisé, l’assurance-vie prend le relais pour les objectifs à moyen terme, et le PEA pour une exposition aux marchés sur le long terme avec une fiscalité optimisée à la sortie.

Vous payez peu ou pas d’impôts

Dans ce cas, mieux vaut privilégier des enveloppes axées sur la performance et la souplesse : l’assurance-vie pour la flexibilité et le potentiel de rendement, le PEA pour les marchés actions, les livrets réglementés pour l’épargne de précaution.

Pensez également aux crédits d’impôt auxquels vous avez droit : services à la personne, garde d’enfants, ces dispositifs fonctionnent quelle que soit votre Taux Marginal d’Imposition.

Vous préparez votre retraite

La combinaison PER et assurance-vie répond bien à cet objectif. 

D’une part le PER vous permet de réduire votre impôt dès aujourd’hui tout en constituant un capital disponible à la retraite, avec une gestion qui s’ajuste progressivement à l’approche de l’échéance.

D’autre part, l’assurance-vie garde de la souplesse pour les projets intermédiaires et facilite la transmission. L’équilibre entre les deux dépend de votre TMI actuelle et de celle que vous anticipez à la retraite.

Vous cherchez des solutions à court terme

Si vous ne souhaitez pas bloquer votre épargne sur plusieurs années, les crédits et réductions d’impôt sont les leviers les plus accessibles.

Emploi d’un salarié à domicile, garde d’enfants, dons à des associations, ces dispositifs s’appliquent sur l’impôt de l’année en cours et se déclarent au printemps suivant. 

Pensez également à vérifier votre quotient familial et l’ensemble des charges déductibles dans votre déclaration : certains ajustements simples peuvent réduire votre base imposable sans aucun investissement supplémentaire.

Conclusion

L’optimisation fiscale commence par identifier les dispositifs qui correspondent à votre situation afin de les activer avant la fin de l’année.

Certains, comme les crédits d’impôt pour services à la personne ou les dons, s’appliquent à des dépenses que vous engagez peut-être déjà sans en tirer l’avantage fiscal. 

D’autres, comme le PER ou l’assurance-vie, s’inscrivent dans une stratégie plus longue qui combine réduction d’impôt et construction de patrimoine.

Si vous souhaitez identifier les leviers les plus adaptés à votre profil, Nalo vous accompagne avec une simulation personnalisée, gratuite et sans engagement. 

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