Que faire après un krach boursier ?

L’essentiel

  • Les krachs boursiers sont récurrents mais imprévisibles;
  • Malgré les cycles économiques, les marchés financiers ont une tendance haussière à long terme non-négligeable;
  • Le meilleur moyen de réagir à un krach boursier est de ne rien faire.

Qu’est-ce qu’un krach boursier

 

L’expression krach boursier désigne une chute brutale des marchés financiers.

Krach signifie “bruit” ou “boucan” en Allemand. Le mot est utilisé pour la première fois à la bourse de Vienne, lors de la crise bancaire de 1873 pour évoquer le bruit qui régnait alors lors des séances de bourse alors que le prix des actions chutait.  

L’histoire des marchés financiers est ponctuée par de nombreux krachs. On désigne généralement la crise de la tulipe, en Hollande, au XVIIe siècle, comme le premier krach boursier. Durant cette “Tulipomanie”, le prix des bulbes de tulipe, symbole de luxe, a explosé à la suite d’une énorme bulle spéculative. En 1637, à la veille du krach, certains bulbes pouvaient s’échanger au prix de deux maisons. Le 24 octobre 1929, dit jeudi noir il n’y a presqu’aucun acheteur à la bourse de New-York et à la mi-journée, le Dow Jones perd 23% de sa valeur. Ce jour marque le début du krach de 29 et de la grande dépression qui s’en suivra. Il faudra attendre près de 60 ans avant de revoir une telle chute des cours.

D’autres krachs ont marqué l’histoire. Celui dit des junk bonds de 1989, l’éclatement de la bulle Internet en 2000 ou encore la crise Subprimes en 2008.  

Les krachs boursiers sont donc récurrents, cette récurrence vient en partie de la cyclicité de l’économie.

Cycles économiques et tendance haussière des marchés

 

Les cycles économiques font référence à une répétition de phases d’expansion et de contraction de l’économie. Autrement dit, de croissance et de récessions.

Il existe plusieurs types de cycles économiques, les plus fréquemment évoqués étant les cycles de Juglar, du nom de l’économiste Clément Juglar. Les cycles de Juglar, aussi appelé cycle des affaires durent généralement de 8 à 10 ans. Les causes économiques de ces cycles, peuvent être nombreuses et divisent encore les économistes. Selon l’économiste Ludwig von Mises, les cycles s’expliquent par un excès de crédit et d’investissement lors de la phase d’expansion. Cela porte l’offre au-delà de la demande en haut de cycle. Le retournement s’opère généralement par l’augmentation des taux d’intérêt, qui mettent un terme à l’endettement des entreprises, lesquelles coupent alors leurs investissements. Cependant, même si ces cycles ont une certaine périodicité, ils ne permettent pas de prédire efficacement un éventuel krach. En effet, les krachs sont très peu prévisibles de par leur fulgurance et l’impossibilité de prédire l’évolution des cours de bourse à court terme. Juglar lui-même s’était trompé en essayant de prédire les cycles futurs, en revanche la théorie des cycles permet de mieux comprendre les fluctuations de l’économie.

Ces cycles économiques et ces successions de krachs boursiers doivent-ils vous dissuader d’investir ? La réponse est non, car malgré ces krachs et aussi marquant soient-ils, la tendance économique et financière de long terme est à la hausse. Prenons un exemple concret. Voici un graphique (échelle logarithmique) montrant l’évolution d’un indice diversifié d’actions américaines le Wilshire 5000, depuis 1970.

Évolution des actions américaines depuis 1970

On peut voir ici l’alternance de krachs boursiers. Il est possible d’en identifier 5 (en gris sur le graphique) :

  • Le choc pétrolier après 1973
  • La crise de la dette des pays émergents en 1982
  • Le krach d’octobre 1987
  • La bulle internet des années 2000
  • La crise des Subprimes de 2008

Néanmoins, on voit nettement la tendance haussière sur le long terme comme nous le montre la courbe de tendance en vert ici sur ce graphique.

La conclusion que l’on peut tirer de cela est que l’investissement à long terme est en général positif, et ce, malgré les krachs boursiers aussi importants soient-ils (la crise de 2008 étant plus fort krach de l’histoire des marchés financiers). La tendance haussière sur le long terme s’explique par l’incorporation du progrès scientifique et technique et par les gains de productivité qui en découle.

Que faire pendant un krach

 

En période de chute des marchés, deux possibilités s’offrent aux investisseurs : tout vendre ou ne rien faire. Prenons un exemple afin de montrer que l’une des possibilités n’est absolument pas la bonne réaction à avoir.

Imaginons un portefeuille A,  composé uniquement d’un ETF (pour en savoir plus sur les ETF n’hésitez pas à lire notre article qu’est-ce qu’un fonds indiciel ?) répliquant l’indice Russell 2000 (autre indice d’actions américaines). Il s’agit donc d’un portefeuille risqué. Le portefeuille A est investi du 1er janvier 2000 jusqu’au 31 décembre 2016. Le second portefeuille B est lui aussi composé uniquement d’un ETF répliquant l’indice Russell 2000 au 1er janvier 2000. En revanche, à partir du 1er janvier 2009, au plein cœur de la crise, l’investisseur se retire et compose son portefeuille uniquement d’un fonds en euros dont le capital est garanti jusqu’au 31 décembre 2016. Net de frais, en 16 ans le portefeuille B aura gagné seulement 5% de sa valeur, le portefeuille A : 302%. Même en admettant que l’investisseur ai anticipé la crise de 2008, et soit passé au fonds euro au 1er janvier 2008, la performance est de 60% seulement. Nous voyons avec cet exemple que se retirer n’est pas la bonne réaction à avoir durant un krach boursier lorsque l’on investit à long terme. Il serait même possible d’aller plus loin en disant qu’en réinvestissant durant un krach cela peut vous être avantageux.

Nous avons vu qu’un krach était imprévisible. En revanche, il est tout à fait possible de s’y préparer pour en réduire les effets le jour où il se produit. Le premier réflexe à avoir est de diversifier son portefeuille. En effet, tous les secteurs, toutes les classes d’actif et toutes les zones géographiques ne sont pas affectées de la même manière par un krach boursier. (Pour en savoir plus sur la diversification de portefeuille, nous vous invitons à lire notre article : la diversification, ce qu’il faut savoir). Le second réflexe à avoir est d’organiser son portefeuille en fonction de son (ou ses) horizon(s) d’investissement. En effet, vous ne devez pas prendre les mêmes risques si vous investissez sur 5 ou 20 ans. En investissant sur 20 ans, la tendance haussière de l’économie sur long terme joue en votre faveur et efface les krachs. Si un krach intervient, vous avez le temps de vous “refaire”. Sur 5 ans, si un krach intervient, vous avez moins la possibilité de vous retrouver dans la partie d’expansion du cycle dans lequel vous vous trouvez et vous n’êtes que peu affecté par la tendance haussière du marché. C’est pour cela que lors d’un investissement à court terme, il est nécessaire de réduire le risque de votre portefeuille afin de limiter les pertes en cas de krach boursier.

Ce que Nalo fait pour vous

Nalo est une société spécialiste en investissements financiers. Notre méthode d’investissement est issue de plusieurs décennies de recherche académique en finance et en économie.

En particulier, afin d’anticiper le risque lié à un krach boursier, nous sécurisons progressivement vos allocations au cours du temps, en fonction de vos horizons de placement. Par ailleurs, nous diversifions votre portefeuille grâce à plus de 20 ETF, vous permettant de disposer d’une allocation de plus de 5000 titres répartis dans près de 40 pays.

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Références

  • Federal Reserve Economic Data
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Julien Colombie

Julien Colombie

Conseiller en gestion de patrimoine

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