L’assurance-vie, souvent associée à un placement à long terme, ne se limite pas aux investissements dépassant la fameuse barrière des 8 ans. Cette perception, largement alimentée par les avantages fiscaux significatifs qui s’appliquent après ce délai, peut donner l’impression que ce produit est uniquement conçu pour des horizons lointains. Pourtant, sa souplesse et la diversité de ses options en font un outil pertinent même pour des objectifs à court ou moyen terme. Dans cet article, nous vous guidons à travers les spécificités de la fiscalité et les règles de rachat d’une assurance-vie.
En fait, elle peut être un outil financier polyvalent adapté à une variété de besoins et de situations financières. Dans cet article, nous allons démystifier ce concept et explorer en détail comment et pourquoi l’assurance-vie peut être un choix judicieux pour des placements de durée inférieure à 8 ans.
- Ce qui est vrai : après un délai de 8 ans à compter de la date d’ouverture du contrat, l’assurance-vie prévoit des conditions de retrait plus avantageuses.
Il est donc intéressant de souscrire le plus tôt possible, même avec un capital de départ faible. - Ce qui est faux : avant 8 ans, les retraits ne sont ni impossibles, ni désavantageux. Bien au contraire !
Votre argent n’est jamais bloqué sur une assurance-vie
L’assurance-vie est parfois perçue comme un produit “bloqué”, sur lequel les sommes investies restent inaccessibles les premières années.
Pourtant, rien n’est plus faux. Dès l’ouverture de votre contrat, vous pouvez disposer librement de votre argent. Il est possible d’effectuer un retrait, total ou partiel, à tout moment et sans motif particulier.
Le délai de versement d’un rachat d’assurance vie sur son compte varie généralement entre 15 jours et un mois à compter de la réception de la demande complète par l’assureur.
Ce délai peut cependant varier en fonction de plusieurs facteurs, notamment la réactivité de l’assureur, la complexité du contrat et la complétude des documents fournis.
Tableau comparatif de la fiscalité de l’Assurance-Vie avant et après 8 ans
Durée de détention du contrat | Pour les primes versées avant le 29/07/2017 | Pour les primes versées après le 29/07/2017 |
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Moins de 4 ans | Choix entre : Impôt sur le revenu OU Prélèvement Libératoire Forfaitaire (PLF) de 35% + Prélèvements sociaux de 17,2% | Choix entre : Impôt sur le revenu OU Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30% (12,8% d’impôt + 17,2% de prélèvements sociaux) |
Entre 4 et 8 ans | Choix entre : Impôt sur le revenu OU PLF de 15% + Prélèvements sociaux de 17,2% | Choix entre : Impôt sur le revenu OU PFU de 30% (12,8% d’impôt + 17,2% de prélèvements sociaux) |
8 ans et plus | Choix entre : Impôt sur le revenu OU PLF de 7,5% + Prélèvements sociaux de 17,2% | Choix entre : Impôt sur le revenu OU PFU de 30% (12,8% d’impôt + 17,2% de prélèvements sociaux) |
Transcription:
La fiscalité de l’assurance-vie varie en fonction de deux critères principaux : la durée de détention du contrat et la date à laquelle les primes ont été versées, avant ou après le 29 juillet 2017. Voici les règles détaillées :
Pour les primes versées avant le 29 juillet 2017, si vous retirez de l’argent d’un contrat détenu depuis moins de 4 ans, vous pouvez choisir entre l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou un prélèvement libératoire forfaitaire (PLF) de 35 %, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %. Entre 4 et 8 ans de détention, le PLF est réduit à 15 %, toujours accompagné des prélèvements sociaux de 17,2 %. Si le contrat a plus de 8 ans, le PLF est de 7,5 % après application d’un abattement annuel sur la plus-value (4 600 euros pour une personne seule, 9 200 euros pour un couple), avec les mêmes prélèvements sociaux de 17,2 %.
Pour les primes versées après le 29 juillet 2017, les règles diffèrent légèrement. Pour un contrat détenu depuis moins de 4 ans, vous pouvez choisir entre l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, qui se décompose en 12,8 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux. Entre 4 et 8 ans de détention, le PFU de 30 % reste applicable, ou vous pouvez opter pour le barème de l’impôt sur le revenu. Enfin, pour un contrat détenu depuis plus de 8 ans, le PFU de 30 % reste une option, mais l’abattement annuel sur la plus-value (4 600 euros ou 9 200 euros) peut également s’appliquer si vous choisissez le barème progressif.
Ces règles permettent une certaine flexibilité fiscale, mais le choix optimal dépend de votre situation financière et fiscale personnelle.
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Je découvre l’assurance-vie NaloLa fiscalité de l’assurance-vie n’est pas dissuasive avant 8 ans
Attention à une autre idée reçue : la fiscalité de l’assurance-vie serait dissuasive avant la date anniversaire des 8 ans du contrat.
En réalité, le cap des 8 ans ne change pas grand-chose. Que votre contrat ait 1 an ou 10 ans, et que votre horizon de placement soit de 7 ou 77 ans, l’assurance-vie reste l’enveloppe fiscale la plus intéressante.
Pour le comprendre, rappelons d’abord que quel que soit l’âge de votre contrat, vous n’êtes imposé qu’en cas de rachat. Cette fiscalité s’applique uniquement sur les plus-values réalisées, et non sur la totalité du capital.
Transcription
Bonjour à tous, c’est Albert pour une nouvelle vidéo. Aujourd’hui, nous allons parler de la fiscalité de l’assurance-vie. Ce sujet peut sembler complexe, mais je vais vous expliquer les points essentiels pour bien comprendre les avantages fiscaux de ce produit.
Commençons par la fameuse règle des 8 ans. Contrairement à une idée reçue, votre argent n’est pas bloqué pendant les 8 premières années. Si vous effectuez un retrait avant cette période, seule la plus-value retirée est imposée. Vous pouvez choisir entre un prélèvement forfaitaire unique à 30 % ou l’imposition selon votre taux d’impôt sur le revenu, en fonction de ce qui est le plus avantageux pour vous. Une fois votre contrat d’assurance-vie passé les 8 ans, vous bénéficiez d’un abattement annuel sur la plus-value retirée : 4 600 euros pour une personne célibataire ou veuve, et 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé. Au-delà de cet abattement, l’imposition est réduite à 24,7 % ou selon votre taux d’impôt sur le revenu.
Voyons ensuite la fiscalité en cas de succession. Si les capitaux ont été versés avant vos 70 ans, chaque bénéficiaire bénéficie d’un abattement de 152 500 euros. Par exemple, si vous désignez deux bénéficiaires et que le contrat contient 300 000 euros, il n’y aura aucune taxation. En revanche, pour les capitaux versés après vos 70 ans, un abattement global de 30 500 euros s’applique. Les sommes excédant cet abattement seront soumises aux droits de succession, mais les intérêts générés par ces capitaux restent exonérés de taxation.
Enfin, une question qui revient souvent est : faut-il déclarer son assurance-vie aux impôts ? La réponse est non. Détenir une assurance-vie ne nécessite pas de déclaration. Cependant, en cas de retrait impliquant de la fiscalité, vous devrez informer votre assureur de l’option fiscale choisie (prélèvement forfaitaire ou impôt sur le revenu). C’est l’assureur qui prélève directement l’impôt et s’occupe des démarches administratives, vous simplifiant ainsi la tâche.
En conclusion, l’assurance-vie est un outil puissant pour optimiser votre fiscalité, à condition d’en maîtriser les règles. Si vous avez des questions ou souhaitez des conseils personnalisés, nos conseillers sont à votre disposition via notre site internet, par téléphone, visioconférence, chat ou mail. Vous trouverez également des articles complémentaires sur notre blog pour approfondir vos connaissances.
Merci de m’avoir écouté. J’espère que ces informations vous auront été utiles. À bientôt pour une prochaine vidéo !
La fiscalité de l’assurance-vie pour les contrats de moins de 8 ans
Si vous effectuez un rachat au cours des 8 premières années, vous pouvez :
- opter pour l’intégration des plus-values à votre déclaration d’impôts sur le revenu. C’est alors votre taux marginal d’imposition (TMI) qui s’applique;
- choisir un prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé “flat tax ». Son taux taux est de 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu (IR) + 17,2 % au titre des prélèvements sociaux (PS) : soit 30 % au total.
Lire aussi : Quelle est la meilleure assurance-vie ?
La fiscalité de l’assurance-vie pour les contrats de plus de 8 ans
Pour tout rachat intervenant plus de 8 ans après la date d’ouverture du contrat :
- vous bénéficiez d’un abattement. Son montant est de 4.600 € pour les célibataires et veufs et 9.200 € pour les couples mariés ou pacsés.
Au-delà de ces seuils : - il reste possible d’opter pour l’intégration des plus-values à votre revenu annuel imposable. Cela n’est intéressant que pour les foyers très faiblement taxés;
- si vous optez pour le PFU : le taux global baisse à 7,5 % au titre de l’IR + 17,2 % de PS, soit 24,7 % au total (au lieu de 30 % avant 8 ans);
Mais attention : pour les plus-values correspondant à des versements supérieurs à 150.000 €, le taux de PFU reste de 12,8 % + 17,2 % de PS, soit 30 %.
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A retenir
A la date anniversaire des 8 ans du contrat, seuls deux paramètres évoluent :
- il devient possible d’appliquer un abattement intéressant;
- la taxation des plus-values au titre de l’impôt sur le revenu baisse de 5,3 points.
Mais le taux de prélèvements sociaux ne change pas : avant ou après 8 ans, il s’élève à 17,2 %. Il représente la plus grande partie de la fiscalité appliquée !
Après 8 ans, le taux global d’imposition sur les plus-values passe de 30 % à 24,7%. Cette baisse est intéressante, mais ne justifie certainement pas d’éviter à tout prix les retraits avant 8 ans.
Il faut également tenir compte du fait que la base d’imposition, elle, augmente naturellement avec le temps, à mesure que les plus-values s’accumulent. Après 8 ans, le taux d’imposition sur les plus-values est certes plus faible. Mais les plus-values imposées sont plus élevées qu’au bout de 3 ou 5 ans !
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A savoir
La législation prévoit certains cas de force majeure dans lesquels il est possible d’effectuer des retraits totalement exonérés d’impôt sur le revenu, avant ou après 8 ans : licenciement, liquidation judiciaire d’entreprise, retraite anticipée, invalidité de 2 ou 3ème catégorie. Ces motifs sont valables qu’ils touchent directement l’assuré, ou son conjoint.
L’assurance-vie est économiquement intéressante, que ce soit à court, moyen ou long terme
Le poids de la fiscalité de l’assurance-vie, avant ou après 8 ans, ne peut être examiné qu’au regard de son potentiel de performance. Un placement qui rapporte, même fiscalisé, sera toujours plus intéressant économiquement qu’un placement qui n’est pas imposé mais ne rapporte rien.
Cela est bien sûr vrai sur le long terme, mais aussi pour des horizons d’investissement plus courts, de 2, 3 ou 5 ans.
Toutes les sommes que vous ne prévoyez pas de dépenser dans l’année ont bien plus leur place sur un contrat d’assurance-vie que sur des produits de court terme comme le Livret A, le LDDS ou les livrets bancaires.
En effet, l’absence de fiscalité sur ces produits ne permet pas de compenser leurs taux de rendement dérisoires.
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Le conseil de Nalo
Ne perdez jamais de vue que vos placements doivent être guidés par une logique économique et non par une logique fiscale.
Si un avantage fiscal vient s’ajouter à un placement économiquement intéressant, alors tant mieux ! Mais ce n’est pas un objectif de gestion de patrimoine en soi.
Nous vous recommandons de bâtir votre stratégie patrimoniale non pas en fonction des produits et enveloppes fiscales disponibles, mais en fonction de vos projets et de chaque étape de votre vie : c’est l’investissement par objectifs.
Prenons un exemple concret
Un jeune actif d’une trentaine d’années touche une prime exceptionnelle de 20 000 €. Il a déjà mis en place un dispositif d’investissement de long terme pour préparer sa retraite ( PEA, assurance-vie ou PER).
N’ayant pas de projet précis à financer, il choisit de placer cette somme sur un contrat d’assurance-vie. Son argent est investi sur des supports peu risqués mais plus rémunérateurs qu’un livret bancaire. Ce placement délivre un rendement annuel moyen de 2,4 %.
5 ans plus tard, son capital est de 22 518 €. Il souhaite effectuer un retrait partiel de 5 000 € pour financer une dépense imprévue. Sur ce retrait, la part imposable est de 559 €. La fiscalité est de 12,8 % au titre de l’IR + 17,2 % de PS. Il s’acquitte donc de 168 € d’impôts, et il lui reste 17 518 € sur son contrat.
Imaginons maintenant qu’il choisisse d’attendre les 8 ans de son contrat pour effectuer ce retrait. Son capital s’élève alors à 24 179 €. Sur son retrait de 5 000 €, la part imposable est de 864 €. L’ abattement fiscal s’applique : ces 864 € ne sont donc pas soumis à l’IR, mais restent soumis aux PS de 17,2 %. En retirant 5 000 €, il s’acquitte donc de 148 € d’impôts, et il reste 19 179 € sur son assurance-vie.
Entre 5 ans et 8 ans, la différence fiscale n’est pas considérable. Elle n’est que de 20 € en valeur absolue.
Mais surtout, que se serait-il passé si ce jeune actif avait choisi de conserver sa prime sur son Livret A au lieu de la placer sur une assurance-vie ?
Ses 20 000 € auraient péniblement atteint 20 505 € au bout de 5 ans, et à peine plus au bout de 8 ans. Il aurait, certes, pu effectuer un retrait de 5 000 € sans être imposé. Mais qu’il le fasse au bout de 5 ou 8 ans, ce retrait aurait laissé moins de 16 000 € sur son Livret : un niveau bien inférieur à celui des scénarios avec l’assurance-vie.
Ce que Nalo peut faire pour vous
Nalo met à votre disposition un contrat d’assurance-vie multisupports personnalisé. Ce contrat vous permet de bénéficier de la fiscalité avantageuse de l’assurance-vie, à moindres frais. Mais il permet surtout de bâtir différents portefeuilles adaptés à vos différents objectifs, quels que soient leurs horizons de placement (supérieurs à 1 an).
En effet, si l’assurance-vie est un formidable outil pour préparer sa retraite ou une succession, elle peut aussi vous permettre de financer des projets à plus court terme.
Nalo vous propose également un portefeuille spécifique épargne de précaution. Ce portefeuille a pour vocation de faire travailler l’argent que vous souhaitez conserver à portée de main en cas de coup dur. Il est composé d’une part de fonds euros (capital garanti), et de fonds obligataires faiblement risqués.
Le portefeuille épargne de précaution offre une alternative très intéressante aux Livrets bancaires. En effet l’argent placé reste disponible à tout moment, mais il est investi sur des supports plus rémunérateurs, même en tenant compte de la fiscalité.
Vous souhaitez investir ?
L’Essentiel
- Contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible d’effectuer des retraits sur un contrat d’assurance-vie de moins de 8 ans.
- La fiscalité appliquée aux plus-values lors d’un retrait est allégée pour les contrats de plus de 8 ans. Mais l’impact sur le taux global d’imposition n’est en réalité pas significatif.
- L’assurance-vie reste l’enveloppe fiscale la plus intéressante pour tous les placements dont l’horizon est supérieur à 1 an.
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