Faut-il garder son assurance-vie en 2026 ? Rendement, sécurité et avenir de ce placement

Publié le 29/12/2025

7 min
Sommaire
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L’assurance-vie reste, de loin, le placement préféré des Français : en 2025, plus de 2 000 milliards d’euros y ont été investis ! Pourtant, de plus en plus d’épargnants se posent la même question : faut-il encore garder son assurance-vie en 2026 ?

faut-il craindre pour les assurances vie en 2026 ?

Inflation, taux d’intérêt, marché obligataire : le point sur le contexte

En 2026, l’économie française devrait évoluer dans un contexte macroéconomique plus stable qu’au cours des années précédentes.

L’inflation est anticipée à un niveau de 1,3 % par le gouvernement, ce qui ne devrait pas inciter la Banque centrale européenne (BCE) à bouleverser sa politique de taux d’intérêt.

Bonne nouvelle pour les épargnants : le marché obligataire, qui constitue le cœur des fonds en euros, a retrouvé des couleurs. Après des années très faibles entre 2015 et 2021, les rendements redeviennent attractifs.

L’OAT à 10 ans (obligation assimilable du trésor), qui sert de référence pour la dette française, devrait se situer entre 3,5 % et 3,65 % en moyenne annuelle.

Ces taux plus élevés constituent une opportunité mais aussi un défi pour les assureurs :

  • d’un côté, ils peuvent investir à de meilleurs taux ;
  • de l’autre, ils doivent encore gérer d’anciennes obligations peu rentables, souscrites à l’époque des taux bas.

Concrètement, cela laisse entrevoir de meilleurs rendements aux épargnants, sans retrouver encore les niveaux du passé.

Évolution des rendements entre 2024 et 2025 

En 2024, les fonds en euros (c’est-à-dire la partie sécurisée des contrats) ont rapporté 2,5 % en moyenne. En 2025, la moyenne des taux devrait s’élever à 2,65 %.

Si la progression semble limitée, il faut la comparer à l’inflation. En 2024, elle atteignait 2,3 %.

La rémunération de ces placements était donc en grande partie absorbée par la hausse des prix. Mais en 2025, l’inflation est attendue à 1 % seulement. Au final, le gain réel est donc bien plus important.

En 2026, la situation devrait être encore plus favorable. L’écart entre le rendement de l’assurance-vie et la hausse des prix pourrait continuer à se creuser dans le bon sens. Pour les épargnants, cela rime avec meilleur rendement réel !

Données récentes des assureurs et de la Banque de France

Les derniers chiffres de la Banque de France montrent que l’assurance-vie reste un placement majeur pour les Français, avec plus de 2 000 milliards d’euros d’encours début 2025.

La collecte montre une forte dynamique des unités de compte (UC). D’autres supports tirent leur épingle du jeu, comme les fonds en euros dits « nouvelle génération ».

Ils intègrent des titres plus rémunérateurs dans un environnement de taux obligataires plus élevés qu’auparavant, pour booster les performances.

L’année 2026 permettra de voir si ces évolutions se traduiront effectivement par un rendement réel plus attractif pour les assurés, tout en maintenant la sécurité du capital.

Rendement et taux de l’assurance-vie en 2026

Taux moyens des fonds en euros en 2025 et projections 2026

Les perspectives 2026 sont encourageantes ! Selon les projections disponibles, les meilleurs fonds en euros pourraient proposer des rendements supérieurs à ceux observés entre 2018 et 2022.

Type de contratRendement moyen 2025 (estimation) Rendement attendu 2026 (prévision)
Contrats classiques (banques)2,2 à 2,5 %2,3 à 2,6 %
Contrats en ligne ou mutuelles3,3 à 3,8 %3,5 à 4 %
Offres avec Bonus (sous conditions)4,5 à 5 %4,5 à 5 %

Ces chiffres montrent que tous les contrats ne se valent pas : les plus récents profitent davantage de la remontée des taux.

BCE, OAT… Le rôle de la politique monétaire 

La Banque centrale européenne joue un rôle clef dans l’évolution des rendements. La BCE décide en effet des taux d’intérêt en vigueur au sein de la zone Euro.

En 2026, l’institution devrait adopter une position stable, sans hausse brutale ni baisse massive des taux. Une stabilité positive pour l’assurance-vie.

Avec une OAT (obligation assimilable au Trésor) attendue autour de 3,65 %, les assureurs pourront ainsi servir des rendements intéressants aux épargnants sans prendre de risques excessifs.

Focus sur les écarts entre fonds en euros « boostés », multisupports, et UC

En 2026, les fonds en euro boostés poursuivent leur essor. Le principe ? L’assureur propose un meilleur rendement sur le fonds en euro si l’épargnant accepte certaines conditions, comme investir une partie de son capital en unités de compte. Les UC comprennent :

  • actions ;
  • immobilier ;
  • infrastructures ;
  • entreprises non cotées ;
  • ETF ; 
L'exemple de Nalo

Attention

Avec ces supports, le capital n’est pas garanti. En contrepartie du risque, le rendement potentiel des UC est plus élevé : certains supports ont pu atteindre 7 à 10 % par an sur le long terme.

Il existe une alternative avec les contrats multisupports, qui permettent de répartir votre épargne avec une partie sécurisée (fonds en euros) et une autre plus dynamique (UC).

Avec un bon potentiel de rendement et un niveau de risque qui dépend de votre profil, ces contrats conviennent notamment sur un horizon long terme.

L’assurance-vie reste-t-elle un bon placement ?

Comparaison avec livrets, PER et compte-titres

Pour comparer l’assurance-vie aux autres solutions d’épargne, il faut prendre en compte de multiples critères notamment la fiscalité, le rendement, la disponibilité de l’épargne, le niveau de risque et l’objectif patrimonial.

Actuellement fixé à 1,7 %, le taux du Livret A devrait baisser en février 2026 autour de 1,4 % à 1,5 %. Ce produit offre une disponibilité immédiate et une sécurité totale, mais un rendement limité.

À l’inverse, une assurance-vie bien pilotée peut viser un rendement de 3 à 4 %, avec une disponibilité de l’épargne en quelques jours, et un niveau de risque modulable selon la part investie en fonds euros ou en unités de compte.

Le Plan d’épargne retraite (PER) répond avant tout à un objectif fiscal et de préparation de la retraite. Il peut offrir des rendements attractifs mais l’épargne est bloquée jusqu’à l’âge de la retraite (sauf situations prévues par la loi), ce qui réduit sa souplesse.

Quant au compte-titres, il permet d’investir librement sur les marchés financiers avec un potentiel de rendement élevé, mais avec une forte exposition au risque de marché et sans avantage fiscal. De solides connaissances s’imposent avant d’investir sur cette typologie d’actifs.

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Intérêt du cadre fiscal et de la liquidité

Le cadre fiscal de l’assurance-vie fait partie des principaux avantages de ce placement. Après 8 ans de détention, l’épargnant bénéficie d’un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains retirés.

De quoi générer des revenus nets de fiscalité (hors prélèvements sociaux).   

Autre atout : la liquidité. Votre argent n’est jamais bloqué ! Vous pouvez faire un rachat (c’est-à-dire un retrait) quand vous le souhaitez.

En plus de sa portée patrimoniale sur le long terme, l’assurance-vie peut donc aussi constituer une épargne de précaution de second rang, plus rémunératrice que les livrets.

Un atout durable pour transmettre son patrimoine

L’assurance-vie reste un outil de transmission particulièrement efficace. Pour les sommes versées par l’assuré avant ses 70 ans, chaque bénéficiaire peut recevoir jusqu’à 152 500 € sans droits de succession.

En 2026, cet abattement demeure l’un des leviers les plus puissants pour organiser sa succession.

Même lorsque les rendements sont temporairement plus faibles, l’intérêt de l’assurance-vie reste intact.

L’économie d’impôt réalisée lors de la transmission est en effet significative : entre 20 et 45 % selon le lien de parenté, par rapport aux règles classiques de succession. Cet avantage compense largement les phases de rendement moins favorables.

La sécurité et l’avenir des fonds en euros

Solidité financière des assureurs et mécanismes de fonds de garantie

Le système d’assurance français repose sur des règles strictes, qui obligent les compagnies à disposer de fonds propres solides pour faire face à leurs engagements. 


Par ailleurs, en cas de faillite d’un assureur, le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP) protège les épargnants jusqu’à 70 000 € par personne et par compagnie.

Cette protection, comparable à la garantie bancaire de 100 000 €, renforce la protection des assurés et sécurise l’épargne investie en assurance-vie.

Une évolution de la composition des fonds

Pour préserver leurs performances, les gestionnaires de fonds en euros font régulièrement évoluer leurs allocations.

Si les obligations d’État restent majoritaires, elles sont désormais complétées par une part croissante d’obligations d’entreprises de qualité ainsi que par des actifs dits réels (immobilier, infrastructures ou dette privée).

Les fonds en euros dits « nouvelle génération » ou « dynamiques » intègrent aussi parfois, de façon indirecte et encadrée, des supports immobilier (SCPI, SCI) ou des actifs non cotés.

L’objectif ? Que cette diversification décroche de meilleurs rendements et absorbe mieux l’impact d’une baisse brutale des taux ou des marchés obligataires.

Limites et précautions pour l’épargnant

Même si l’assurance-vie reste un produit phare, l’investisseur doit rester attentif à certains éléments, comme les frais de gestion.

Sur certains anciens contrats (notamment distribués par les banques), ils peuvent dépasser 1 % sur le fonds euros, ce qui réduit fortement la performance à long terme. Un contrat avec des frais à ce niveau mérite une réévaluation.

Autre aspect à garder en tête : la loi Sapin 2. Ce texte prévoit que les autorités financières peuvent limiter temporairement certains retraits sur les contrats d’assurance-vie en cas de crise financière majeure, pour éviter un mouvement de panique. À ce jour, ce mécanisme n’a jamais été activé en France. 

Dans des conditions classiques de marché classique, l’assurance-vie reste donc bien disponible pour les épargnants. Cette mesure réglementaire rappelle simplement que l’assurance-vie reste un placement de long terme.

Que faire si votre assurance-vie baisse ?

Arbitrages possibles : UC vs. fonds euros

L’arbitrage reste l’outil le plus efficace pour redynamiser un contrat. En 2026, il peut s’agir par exemple de transférer une partie du capital du fonds euros vers des unités de compte plus dynamiques, comme des actions, de l’immobilier ou des fonds diversifiés. De quoi booster le rendement avec un niveau de risque un peu plus élevé. 

Certains contrats proposent également des produits structurés : il s’agit de supports combinant généralement sécurité du capital à terme et exposition à la performance d’un ou plusieurs indices financiers.

Le rendement n’est jamais garanti et dépend des conditions de marché. Mais en théorie, vous récupérez a minima votre capital à condition d’attendre l’échéance fixée.

Stratégie de gestion : éviter les rachats impulsifs et profiter des taux actuels

Face à une baisse de rendement, le rachat total reste LA mauvaise idée pour une raison simple : vous perdez toute l’antériorité fiscale du contrat (imposition optimisée après 8 ans de détention). 

Pour optimiser votre contrat, il est préférable de réaliser des arbitrages et d’effectuer des versements vers des supports plus performants.

En 2026 par exemple, de nombreux assureurs offrent des bonus de rendement sur les fonds euros pour les nouveaux capitaux versés.

Concrètement, vous laissez le capital déjà investi continuer à produire des intérêts et orientez les nouvelles sommes vers les supports les plus performants ou adaptés à votre profil de risques.

Dans quel cas transférer ou ouvrir un autre contrat

La Loi Pacte donne la possibilité de transférer son contrat vers un autre contrat plus moderne au sein de la même compagnie d’assurance, tout en conservant l’ancienneté fiscale. 

Si votre assureur propose un nouveau contrat avec des frais moindres et de meilleures options de gestion, optez pour le transfert !

En revanche, si votre assureur se montre peu coopératif ou si son offre globale est dépassée, l’une des solutions consiste à ouvrir un nouveau contrat pour vos futurs versements.

En plus de diversifier les risques liés aux assureurs, vous profitez de nouvelles options de gestion.

Astuce : ouvrez une assurance vie Nalo pour bénéficier d’un contrat moderne, à frais réduits, flexible et entièrement en ligne !

Faut-il garder ou clôturer son assurance-vie en 2026 ?

La réponse à cette question dépend de vos objectifs patrimoniaux et de la qualité de votre contrat actuel.

  • Il faut garder son assurance vie si :
    • votre contrat a plus de 8 ans et que vous souhaitez générer des revenus complémentaires défiscalisés ;
    • vous avez plus de 60 ans et souhaitez optimiser la transmission de votre patrimoine avec l’abattement de 152 500 € ;
    • vous cherchez un refuge sécurisé pour une épargne de précaution avec un rendement réel supérieur aux livrets ;
    • votre contrat est récent (ou « nouvelle génération ») avec des frais de gestion faibles (< 0,6 %).   
  • Il peut être judicieux de clôturer (ou réduire les versements) si :
    • votre horizon de placement est très court (moins de 2 ans) ;
    • votre contrat est un vieux contrat de banque, avec des frais élevés et des rendements régulièrement sous la moyenne ;
    • votre patrimoine est déjà fortement investi en assurance vie et vous souhaitez diversifier vers d’autres actifs comme des actions via un PEA. 

En 2026, l’assurance vie restera un placement stable et performant, à condition de l’adapter ! L’objectif : conserver les avantages fiscaux tout en orientant votre épargne vers les supports les plus cohérents avec votre stratégie.

Une bonne gestion implique une revue annuelle du contrat pour comparer votre rendement net à la moyenne du marché et ajuster vos placements en conséquence. 

En résumé : quel avenir pour l’assurance-vie ?

En 2026, tous les signaux indiquent que l’assurance vie devrait rester un placement fiable et flexible, capable de tirer parti de la stabilisation des taux et de la diversification des supports.

Une alternative avantageuse à l’épargne réglementée ! En 2026, les taux servis sur les fonds euros pourraient se situer entre 3 et 4,5 % avec bonus. Pour faire de votre assurance vie un placement gagnant pour votre avenir :

  • pilotez activement votre épargne pour optimiser sa performance, en exploitant les différents supports d’investissement disponibles ;
  • pensez long terme : l’assurance vie est un excellent outil de transmission du patrimoine ;
  • optez pour des contrats modernes à frais réduits ;
  • exploitez pleinement les différents supports d’investissement disponibles.

FAQ 

Qu’est-ce que l’assurance-vie et comment ça marche ?

L’assurance vie est un produit d’épargne très flexible qui permet de placer de l’argent sur différents supports (fonds euros sécurisés, unités de compte plus dynamiques) tout en bénéficiant d’un cadre fiscal avantageux. Elle sert à épargner, à préparer sa retraite et à transmettre un capital à ses proches. 

Quelle est la fiscalité d’une assurance-vie en cas de retrait ?

La fiscalité dépend de l’ancienneté du contrat. Après 8 ans, un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple) s’applique sur les gains. La part restante est imposée selon un taux réduit. 

Puis-je retirer mon argent quand je veux ?

Oui, l’assurance vie permet d’effectuer un rachat partiel ou total à tout moment. Contrairement à certains produits bloqués (comme le PER), votre argent reste disponible.

Quelle est la différence entre fonds en euros et unités de compte (UC) ?

  • Fonds euros : capital garanti mais rendement plus modéré.
  • Unités de compte (UC) : pas de garantie du capital mais potentiel de rendement plus élevé (actions, immobilier, ETF, etc.) 

Quels sont les frais à surveiller sur un contrat d’assurance vie ?

Les principaux frais à surveiller sont :

  • frais de gestion du fonds en euros ou des UC ;
  • frais d’arbitrage si vous changez de support ;
  • frais de versement.

Gare aux frais qui réduisent significativement votre rendement à long terme !

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3 Commentaires

  1. Fort bien documentés vous êtes
    Malgre mes connaissances j ai appris des aspects non dénués d intérêts
    1 ancien de Sup de CO de1960….?

    Réponse
    • Bonjour
      Quels frais pour un retrait après 8 ans et ceux pour un retrait avant ?
      Merci
      Bien cordialement

      Réponse
      • Bonjour,

        Pour un retrait après 8 ans sur une assurance-vie, les gains bénéficient d’un abattement fiscal annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple). Au-delà, ils sont soumis au PFU de 7,5 % + 17,2 % de prélèvements sociaux (soit 24,7 %).

        Pour un retrait avant 8 ans, les gains sont taxés au PFU de 12,8 % + 17,2 % de prélèvements sociaux (soit 30 %), sauf option pour l’impôt sur le revenu.

        À noter : certains contrats appliquent des frais de sortie, selon l’assureur.

        Réponse

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