Faut-il avoir peur des crises financières ?

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L’ESSENTIEL

  • Les crises financières sont généralement synonymes à court terme de perte en capital pour les épargnants
  • Mais à long terme, les pertes se réduisent et l’influence des crises financières sur les portefeuilles d’actions devient de plus en plus faible
  • Il existe des stratégies permettant de limiter au maximum l’impact à long terme des crises financières sur un portefeuille

Introduction

Les crises financières, bien qu’ayant des différences notables, suivent des mécanismes communs. Ces crises peuvent, à court terme, avoir des conséquences négatives pour les épargnants et les entreprises.

Des crises le plus souvent courtes et conjoncturelles

Les crises financières sont, pour la plupart, conjoncturelles et courtes. Les périodes de baisse durable des indices sont relativement rares.

Ce graphique montre la durée et l’ampleur des phases de baisse et de hausse de l’indice S&P 500. On remarque que les phases de baisse durable des marchés durent en moyenne un peu moins d’un an et demi contre une durée moyenne de plus de 7 ans pour les phases de hausse. A noter cependant que ce graphique ne représente en rouge que les phases de forte baisse. Mais la plupart des périodes de baisse sont beaucoup plus courtes et beaucoup moins importantes ! Cela signifie que les marchés sont globalement haussiers sur le long terme et qu’il ne faut voir la plupart des crises financières que comme des accidents de parcours qui sont le plus souvent rapidement comblés par les phases de hausse.

Concernant le Dow Jones, lors d’une crise financière, une fois le point bas atteint, l’indice américain met pratiquement toujours moins de 5 ans à retrouver ses niveaux d’avant-crise. Depuis la fin du XIXème siècle, seules deux crises financières, d’une ampleur exceptionnellement importante, ont fait exception à cela : la crise de 1929, où l’indice a mis 25 ans à retrouver ses niveaux d’avant-crise, et la crise de 2008, où l’indice a mis 7 ans à combler ses pertes…

Une tendance du prix des actions qui reste haussière sur le long terme

La leçon à tirer de cette étude historique est qu’il ne faut pas trop se focaliser sur les tendances de court terme. Les crises financières sont le plus souvent conjoncturelles et sont toujours suivies de bonnes périodes de performance boursière. De plus, lorsqu’une crise survient, il est souvent déjà trop tard pour réagir. Se mettre à vendre précipitamment ses titres en période de crise ne peut qu’aggraver vos pertes ! La meilleure réaction à avoir en période de crise est donc de ne rien faire !

Du reste, malgré les crises financières, la tendance du cours des actions reste haussière sur le long terme ! Pour ordre de comparaison, entre 1849 et 2019, les actions françaises ont été 100 fois plus rentables que l’immobilier parisien !

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Lorsque l’on étudie les crises, on peut être victime d’une sorte de “biais du survivant inversé”. Le “biais du survivant” est le fait d’occulter les perdants dans l’étude d’un phénomène et ne retenir que les gagnants dans notre étude (ex : fantasmer sur la réussite et le salaire moyen à un instant T des personnes qui ont réussi en créant leur start-up… en oubliant que l’on ne prend pas en compte dans le calcul tous ceux qui ont créé leur entreprise par le passé et ont fait faillite depuis !). Lors de l’étude des crises financières, on ne se focalise que sur les périodes de forte baisse en oubliant souvent de préciser que les indices étudiés ont surtout connu des périodes de hausse modérée mais régulière sur le long terme. A ce titre, n’oublions pas que l’indice Dow Jones a été multiplié par 512 entre 1896 et 2017 et ce malgré toutes les crises financières que l’indice a subies durant cette longue période…

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Se méfier surtout des phases d’euphorie

L’économiste Robert Shiller s’est intéressé à l’aspect psychologique des phénomènes de bulle spéculative. Ses travaux vont montrer que les agents économiques ne sont pas rationnels et que des facteurs culturels, structurels et psychologiques peuvent biaiser le raisonnement et le comportement des agents.

Or, c’est exactement ce qui se passe lors d’une bulle spéculative. Des phénomènes économiques, l’influence des médias ainsi que des mythes qui persistent (autour de l’immobilier par exemple), poussent certains agents à acquérir massivement des actifs. Ce phénomène rend les cours surévalués et alimente dangereusement les bulles spéculatives. Il faut donc se méfier, non pas des phases de hausse, mais des phases d’euphorie des marchés durant lesquelles il faut en général éviter d’investir…

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Comment réagir en période de crise

Comme vu précédemment, les périodes de crise sont le plus souvent courtes et les cours des actions suivent une tendance de hausse sur le long terme. Les périodes de fortes baisses des cours ne durent que quelques semaines ou quelques mois tout au plus. Ces périodes de crises sont rapides et généralement très difficiles à prévoir.

En période de crise financière, il est généralement trop tard pour réagir. Si vous avez bien diversifié votre portefeuille en amont, la seule réaction à avoir en période de crise est de ne rien faire ! Votre seule décision peut éventuellement être de rééquilibrer votre portefeuille.

En savoir plus sur Comment réagir en période de volatilité ?

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Hugo Perez

Hugo Perez

Analyste financier - Nalo

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