Fiscalité du PER en 2026 : tableau des avantages fiscaux

Publié le 10/02/2026

4 min
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La fiscalité du PER en 2026 repose sur un principe clé : avantage fiscal à l’entrée, imposition plus lourde mais maîtrisée à la sortie, le tout durci par la hausse de la CSG et quelques ajustements du budget 2026.

Les compartiments du PER et leurs effets fiscaux

Le PER reste organisé en compartiments, avec une fiscalité différente selon l’origine des sommes.

CompartimentQui verse ?Avantage fiscal à l’entréeFiscalité à la sortie (2026)
Versements volontaires déduitsÉpargnantDéduction du revenu imposable dans la limite des plafonds retraiteCapital : IR au barème sur les versements, PFU 31,4 % sur les gains. Rente : pension (abattement 10 % + PS 18,6 %).
Versements volontaires non déduitsÉpargnantPas de déduction, mais sortie plus légèreCapital : versements exonérés, gains au PFU 31,4 % ou barème + PS.​ Rente : RVTO, fraction imposable selon l’âge.
Épargne salarialeEmployeur + salariéIntéressement/participation souvent exonérés d’IR, abondement aidéCapital généralement exonéré d’IR si délais, gains soumis aux prélèvements sociaux de 18,6 %.
Versements obligatoires (PER collectif obligatoire)Employeur / salariéExonération partielle de salaire imposable et de chargesSortie principalement en rente, imposée comme pension avec prélèvements sociaux.

Ce découpage est central pour comprendre la fiscalité du PER en 2026 : même contrat, mais quatre traitements fiscaux différents selon la source de l’argent placé.

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Bon à savoir

Tant que les fonds restent investis, les plus‑values du PER ne subissent ni IR ni prélèvements sociaux ; la taxation n’intervient qu’à la sortie, ce qui crée un différé d’imposition particulièrement puissant à long terme.

Fiscalité à l’entrée : plafonds 2026 et nouvelles règles

En 2026, le PASS est fixé à 48 060 €, ce qui revalorise tous les plafonds d’épargne retraite.

Les plafonds de déduction PER 2026 sont calculés sur vos revenus 2025 et figurent dans la rubrique « plafond épargne retraite » de votre avis d’impôt.

Plafonds de déduction 2026

  • Salariés / assimilés :
    • Plancher autour de 4 710 € (10 % du PASS de référence) pour les faibles revenus.
    • Plafond proche de 37 680–38 448 € pour les hauts revenus (≈ 10 % de 8 PASS) selon les barèmes communiqués par les assureurs.
  • TNS / indépendants :
    • Plafond théorique jusqu’à environ 88 911 € via la formule 10 % du bénéfice + 15 % de la tranche entre 1 et 8 PASS.

Concrètement, pour un revenu professionnel de 75 000 €, le plafond 2026 est d’environ 7 500 € de versements déductibles, soit 2 250 € d’impôt économisés à TMI 30 %.

Report sur 5 ans et limite après 70 ans

  • Le budget 2026 étend le délai de report des plafonds de déduction non utilisés : vous pouvez désormais cumuler jusqu’à 5 années de plafonds au lieu de 3, ce qui permet de concentrer de gros versements sur une année de forte imposition.
  • Une nouvelle règle limite l’avantage après 70 ans : les versements restent possibles, mais ils n’ouvrent plus droit à déduction fiscale au‑delà de cet âge, ce qui aligne le PER sur d’autres enveloppes de retraite.

Impact concret sur votre impôt

La formule reste simple : économie d’impôt = versement déductible × TMI.

Un cadre à 41 % qui verse 20 000 € dans la limite de ses plafonds réalise ainsi 8 200 € d’économie d’IR, tandis qu’un foyer à 11 % aura intérêt à arbitrer entre déduction et non‑déduction pour éviter une fiscalité trop lourde à la sortie.

Nouveautés 2026 sur la fiscalité du PER

  • Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, la CSG sur les revenus du capital passe de 9,2 % à 10,6 %, entraînant une hausse des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % et portant la flat tax globale à 31,4 % sur les gains des PER lorsque le PFU est choisi.
  • Tous les PER sont concernés, y compris les contrats assurantiels qui espéraient un temps y échapper : il n’existe plus de niche PER « à l’abri » de cette hausse.

Fiscalité à la sortie en capital en 2026

La fiscalité du capital dépend strictement de l’origine des flux.

Origine des sommesPart « versements »Part « gains » (plus‑values)
Versements déduitsRéintégrés au revenu, soumis au barème de l’IR.PFU 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS) ou option barème + PS.
Versements non déduitsExonérés d’IR à la sortie.PFU 31,4 % sur les seuls gains, ou barème + PS.
Épargne salarialeCapital souvent exonéré d’IR si conditions respectées.Prélèvements sociaux 18,6 %.
Versements obligatoiresSortie en capital limitée, prévue au contrat.
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Exemple

pour une sortie de 200 000 € composée de 120 000 € de versements déduits et 80 000 € de gains, avec TMI 30 % et PFU 31,4 % sur les plus‑values, l’IR sur les versements atteint 36 000 € et le PFU sur les gains 25 120 €, soit 61 120 € d’impôt et 138 880 € nets.

Fiscalité des rentes : pension vs RVTO

Les rentes issues de versements déduits sont imposées comme des pensions de retraite : barème progressif après abattement de 10 %, prélèvements sociaux à 18,6 %, avec une fraction de CSG toujours déductible l’année suivante.

Les rentes issues de versements non déduits sont des rentes viagères à titre onéreux ; seule une fraction de la rente est imposable, en fonction de l’âge au premier versement (70 %, 50 %, 40 % ou 30 %).

La combinaison capital + rente permet d’affiner la stratégie fiscale : capital pour gérer un projet précis (remboursement de crédit, donation aux enfants), rente pour sécuriser un revenu régulier soumis à une fiscalité étalée dans le temps.

Déblocage anticipé : cas, fiscalité et pièges 2026

Les cas de déblocage anticipé restent strictement encadrés (résidence principale, invalidité, décès du conjoint ou partenaire de Pacs, fin de droits au chômage, surendettement, liquidation judiciaire).

  • En cas d’accidents de la vie, le capital est en général exonéré d’IR et seuls les gains supportent les prélèvements sociaux à 18,6 %, ce qui rapproche la fiscalité d’une simple taxation sociale.
  • Pour l’achat de la résidence principale, la fiscalité redevient plus lourde : les versements déduits sont imposés au barème, les non déduits exonérés, et les plus‑values taxées au PFU 31,4 % ou au barème + PS selon l’option choisie.
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Bon à savoir

Les délais et justificatifs restent cruciaux (compromis de vente, attestations, décisions de justice), faute de quoi le gestionnaire peut refuser le déblocage anticipé.​

PER, succession et IFI : un levier patrimonial toujours puissant

Sur le plan successoral, le duo PER assurantiel / PER bancaire reste très contrasté.

  • PER assurantiel : abattement de 152 500 € par bénéficiaire sur les sommes versées avant 70 ans, puis 20 % jusqu’à 852 500 € et 31,25 % au‑delà ; après 70 ans, abattement global de 30 500 € sur les versements, surplus soumis aux droits de succession selon le lien de parenté.
  • PER bancaire : capitaux intégralement réintégrés dans l’actif successoral, sans abattement spécifique lié au PER.

Pour l’IFI, les supports immobiliers (SCPI, SCI, OPCI) détenus dans un PER assurantiel non rachetable restent hors assiette tant que la phase d’épargne n’est pas dénouée, tandis que la poche immobilière d’un PER bancaire est comptabilisée comme n’importe quel portefeuille titres immobilier.

Stratégies fiscales gagnantes sur un PER en 2026

Les meilleures stratégies « fiscalité du PER 2026 » combinent choix du compartiment, timing des versements, et arbitrage déduction / non‑déduction.

  • TMI 11 % : privilégier les versements non déduits, réserver la déduction aux années de revenus exceptionnels, et compléter avec assurance‑vie / PEA pour une fiscalité de sortie plus douce.
  • TMI 30 % : viser un remplissage régulier du plafond, exploiter le report sur 5 ans lors des années de bonus et arbitrer entre sortie fractionnée en capital et rente pour rester dans une tranche modérée à la retraite.
  • TMI 41–45 % / TNS : utiliser au maximum la formule 10 % + 15 %, additionner report (5 ans) + mutualisation de couple + plafonds des enfants majeurs rattachés pour transformer le PER en outil de défiscalisation massif.
  • Après 70 ans : concentrer les gros versements avant 70 ans (tant que la déduction est possible), basculer ensuite sur une logique de PER non déduit / assurance‑vie pour garder de la souplesse de sortie.

En travaillant ces axes, hausses de prélèvements sociaux, report sur 5 ans, fin de la déductibilité après 70 ans, arbitrages PFU/barème, succession et IFI, votre article se positionnera naturellement comme une référence sur « fiscalité du PER 2026 », plus complet et plus actionnable que la plupart des guides généralistes.

FAQ et cas particuliers

À quel âge peut-on récupérer son PER ?

Vous pouvez récupérer votre PER dès l’âge légal de départ à la retraite, soit 62 ans minimum en 2026. Cet âge peut varier selon votre année de naissance et votre situation professionnelle.

Dans certains cas exceptionnels, un déblocage anticipé est possible avant cet âge : achat de la résidence principale, invalidité, surendettement, cessation d’activité ou expiration des droits au chômage.

Ces situations de déblocage anticipé conservent les avantages fiscaux du PER.

Quelle est la différence fiscale entre PER individuel et PER d’entreprise ?

Le PER collectif et le PER obligatoire bénéficient des mêmes avantages fiscaux que le PER individuel. L’avantage majeur étant que les plafonds de déduction s’ajoutent à ceux du PER individuel, permettant d’optimiser davantage la défiscalisation.

Les versements sur PER d’entreprise peuvent bénéficier d’abondements patronaux, véritables compléments de rémunération exonérés d’impôt et de charges sociales. Le transfert entre différents types de PER reste possible sans conséquence fiscale.

Vaut-il mieux déduire ou ne pas déduire ses versements PER ?

Une stratégie mixte est souvent optimale : déduire quand vos revenus sont élevés (prime, plus-value) et ne pas déduire lors d’années de revenus plus faibles. Cette flexibilité permet d’adapter votre approche selon l’évolution de votre situation.

Peut-on transférer son PER vers un autre établissement ?

Oui, le transfert de votre PER entre établissements est possible sans conséquence fiscale, préservant tous vos droits acquis. Cette portabilité sécurise votre épargne retraite sur l’ensemble de votre carrière.

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6 Commentaires

  1. Bonjour,
    Je suis retraité, j’ai 73 ans et je souhaite ouvrir un PER.
    APICIL accepte t il les retraités comme la loi l’autorise ?

    Réponse
    • Bonjour,

      Oui, il est tout à fait possible pour une personne retraitée d’ouvrir un PER, y compris chez APICIL. La loi ne fixe pas de limite d’âge pour souscrire à un PER, et cela reste possible après la retraite, bien que cela soit moins fréquent. Cependant, il est essentiel de vérifier les conditions spécifiques de souscription et de s’assurer que cela correspond bien à vos objectifs patrimoniaux et fiscaux.

      Pour plus de détails personnalisés, nous vous conseillons de contacter directement un de nos conseillers afin d’obtenir des informations précises.

      Cordialement,

      L’équipe Nalo

      Réponse
  2. Bonjour

    Félicitations pour la clarté de vos articles par ailleurs très complets
    Une confirmation ( ou infirmation ) : seules les primes versées sont imposables en cas de décès après 70 ans avec un abattement de 30 500 €, les plus-values étant exonérées
    Cela vaut-il pour des bénéficiaires sans lien de parenté avec le titulaire du PER ?
    Remerciements
    JM GHISLAIN

    Réponse
    • Bonjour,

      Merci pour votre retour sur nos articles !

      Vous avez raison en partie. Après 70 ans, seules les primes versées sur un contrat d’assurance-vie ou un PER sont soumises à l’impôt sur les successions après application d’un abattement global de 30 500 € partagé entre tous les bénéficiaires, peu importe le lien de parenté avec le souscripteur. Les plus-values, quant à elles, sont en effet exonérées d’impôt dans ce cas.

      Cette règle s’applique aux bénéficiaires, qu’ils soient ou non des proches parents du défunt. Cependant, au-delà de l’abattement, les montants transmis sont imposés selon les taux applicables aux droits de succession, qui varient selon le degré de parenté avec le souscripteur.

      Cordialement,
      L’équipe Nalo

      Réponse
      • Bonjour,

        Si je comprends bien, dans le cas d’un PER en action, on peut l’utiliser comme un compte titre normal, faire des arbitrages nous même, mais avec le capital bloqué (sauf certaines situations), on peut également déposer la somme que l’on veut en 1 an, par exemple 100 000€ tout en sachant que les bénéfices sur la fiscalité ne concerne qu’une partie de ce capital.
        On peut donc utiliser les intérêts composés puisque les bénéfices sur dividendes ne sont fiscalisés qu’à la clôture, comme un PEA.
        Cordialement,

        Réponse
        • Vous pouvez gérer activement votre PER, mais le capital est bloqué jusqu’à la retraite (hors cas exceptionnels).

          Les versements sont libres, mais seuls ceux dans la limite du plafond annuel ouvrent droit à l’avantage fiscal.

          Les intérêts composés fonctionnent pleinement grâce à la capitalisation sans fiscalité jusqu’à la sortie, comme sur un PEA.

          La fiscalité ne s’applique qu’à la sortie, ce qui optimise la croissance de votre épargne sur le long terme.

          N’hésitez pas à consulter votre gestionnaire de PER pour connaître les modalités précises de gestion et de fiscalité de votre contrat.

          Réponse

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