PER sans frais d’entrée : quels frais de gestion, de versement et sur encours en 2026 ?

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Le Plan d’Épargne Retraite est devenu le placement de référence pour préparer sa retraite : il rassemble aujourd’hui plus de 11 millions de détenteurs et environ 150 milliards d’euros d’encours fin 2025. Mais derrière des contrats qui se ressemblent en apparence se cachent des structures de frais très différentes d’un acteur à l’autre. Or, prélevés pendant parfois trente ans, ces frais pèsent lourd sur le capital final.

Il existe six grandes familles de frais sur un PER. La bonne nouvelle : une seule est réellement incontournable, les frais de gestion annuels.

Toutes les autres peuvent être réduites, voire totalement évitées en choisissant le bon contrat dès le départ. Ce guide passe en revue chaque type de frais, son montant moyen sur le marché, le plafond fixé par la loi, et la manière de payer le moins possible.

L'exemple de Nalo

En bref

Un PER « 100 % sans frais » n’existe pas, mais un PER sans frais d’entrée, de versement, d’arbitrage et d’arrérage est tout à fait accessible, notamment chez les acteurs en ligne.
– Les frais du PER se répartissent en six familles : adhésion/entrée, versement, gestion annuelle, arbitrage, transfert, et arrérage (à la sortie en rente).
– Seuls les frais de gestion annuels sont systématiques : aucun PER n’y échappe.
– Plusieurs frais sont plafonnés par la loi ; les frais de transfert sont les plus strictement encadrés.

Voici le texte nettoyé, sans les mentions de sources.

Les différents frais d’un PER : vue d’ensemble

Un PER fait intervenir plusieurs acteurs qui doivent chacun se rémunérer : l’assureur (pour un PER assurantiel), la société de gestion qui gère les supports financiers, et le distributeur qui commercialise le contrat. C’est cet empilement qui explique la multiplicité des lignes de frais.

Voici une synthèse des frais que vous pouvez rencontrer, avec les fourchettes pratiquées sur le marché et les plafonds légaux.

Type de fraisQuand il s’appliqueFourchette de marchéPlafond légalÉvitable ?
Adhésion / entréeÀ l’ouverture0 à 80 € (fixe) ou 0 à 5 %Versement ≤ 5 %Oui
Sur versementÀ chaque dépôt0 à 5 %≤ 5 %Oui
Gestion annuelle (sur encours)Chaque année~0,5 à 1,5 % /an≤ 3 %Non
ArbitrageÀ chaque changement de support0 à ~2 %≤ 1 % (ou montant fixe)Oui
TransfertEn cas de changement d’établissement0 à 5 % selon l’anciennetéVoir détailSouvent
ArrérageSur chaque rente versée0 à 3 %Non plafonnéOui

À ces frais « d’enveloppe » s’ajoutent toujours les frais propres aux supports d’investissement (fonds, unités de compte, ETF).

C’est un point essentiel sur lequel nous revenons plus bas : pour comparer deux PER, c’est le coût total qui compte, pas seulement les frais de l’enveloppe.

Frais d’entrée et frais d’adhésion

Les frais d’adhésion correspondent au coût administratif d’ouverture du contrat. Ils prennent généralement la forme d’un montant fixe, le plus souvent entre 10 € et 80 €, et ne se paient qu’une seule fois. Les frais d’entrée, eux, sont calculés en pourcentage de votre premier versement.

Ces frais ne sont pas obligatoires : les banques en ligne et les courtiers en ligne ne les appliquent que rarement.

Les PER bancaires affichent le plus souvent 0 € d’adhésion, et la plupart des PER en ligne ont supprimé tout frais d’entrée. C’est un premier critère de tri simple et efficace.

Frais sur versement

Les frais sur versement sont prélevés à chaque dépôt sur votre plan. Leur impact est sous-estimé : ils amputent votre épargne avant même qu’elle ne soit investie.

Si vous versez 10 000 € sur un contrat facturant 3 % de frais sur versement, seuls 9 700 € travaillent réellement pour vous.

La loi plafonne ces frais à 5 % des sommes versées. Mais ce plafond est aujourd’hui largement dépassé par la réalité du marché en ligne : la plupart des PER proposés par les fintechs ont fait le choix de ne plus facturer de frais sur versement.

Un PER « sans frais de versement » est donc la norme, pas l’exception, dès lors qu’on regarde du côté des acteurs digitaux.

Frais de gestion annuels (ou « frais sur encours »)

C’est la seule ligne de frais à laquelle aucun contrat n’échappe. Les frais de gestion sont prélevés chaque année et calculés sur l’encours total de votre PER, d’où leur autre nom, « frais sur encours », que l’on retrouve souvent dans les comparatifs. Les deux expressions désignent la même chose.

Sur le marché, les PER assurantiels appliquent des frais de gestion généralement compris entre 0,5 % et 1,5 % par an selon les contrats. Pour un bon contrat, on cherchera à rester dans le bas de cette fourchette.

Mais attention au piège le plus fréquent : il existe deux couches de frais de gestion à ne pas confondre.

  • Les frais de l’enveloppe PER, prélevés par l’assureur ou le distributeur.
  • Les frais des supports eux-mêmes : chaque fonds ou unité de compte facture ses propres frais. Ceux-ci varient entre 0,5 % et 3 % par an selon le type de fonds, alors qu’un ETF coûte généralement entre 0,10 % et 0,30 % par an.

Le coût réel d’un PER est la somme des deux. Un contrat affichant des frais d’enveloppe attractifs mais ne proposant que des fonds maison coûteux peut au final revenir plus cher qu’un contrat à base d’ETF.

Enfin, si vous optez pour une gestion pilotée (le gérant pilote l’allocation à votre place), comptez un supplément, généralement de l’ordre de 0,3 % à 0,5 % par an.

Frais d’arbitrage

Un arbitrage consiste à modifier la répartition de votre épargne entre les différents supports (par exemple, basculer une partie d’un fonds euros vers des unités de compte). Les frais d’arbitrage s’appliquent à chacune de ces opérations.

Ils sont le plus souvent proportionnels au montant arbitré, généralement entre 0,5 % et 2 %, mais la loi les plafonne à 1 %, avec une alternative possible en montant fixe (par exemple un forfait par opération).

Là encore, la plupart des acteurs en ligne proposent les arbitrages gratuitement et en illimité. C’est un avantage réel pour qui veut ajuster régulièrement son allocation, et un critère décisif en gestion libre.

Frais de transfert

Vous n’êtes jamais prisonnier de votre PER : la loi PACTE vous autorise à le transférer vers un autre établissement.

Cette opération peut toutefois entraîner des frais, prélevés par votre ancien gestionnaire, et c’est le type de frais le plus strictement encadré.

  • Transfert d’un PER vers un autre PER : les frais ne peuvent pas dépasser 1 % de l’encours, et le transfert est obligatoirement gratuit si votre PER a plus de 5 ans.
  • Transfert d’un ancien contrat (PERP, Madelin, article 83…) vers un PER : les frais sont plafonnés à 5 % de l’épargne durant les 10 premières années, puis nuls au-delà.

Frais d’arrérage et frais à la sortie

C’est la catégorie la plus méconnue, et pourtant elle peut peser directement sur votre niveau de vie à la retraite. Ces frais ne concernent que la sortie en rente viagère.

Les frais d’arrérage sont prélevés sur chaque versement de rente. Exprimés en pourcentage, ils varient généralement entre 0 % et 3 % et viennent réduire le montant net que vous percevez.

L’effet est concret : avec des frais d’arrérage de 3 % sur une rente mensuelle de 1 000 €, vous ne touchez que 970 € au lieu de 1 000 €, et ce chaque mois, à vie.

À ne pas confondre avec les frais de gestion du fonds de rente, parfois appelés « frais sur encours de la rente » : ils sont le plus souvent compris entre 0,60 % et 0,90 % et sont prélevés chaque année sur l’encours dédié à la rente.

Ce sont deux choses distinctes, même si certains contrats les regroupent.

En cas de sortie en capital, en revanche, il n’y a en général pas de frais spécifiques, sauf si vous optez pour une sortie fractionnée, auquel cas les frais de gestion habituels continuent de s’appliquer.

PER sans frais : mythe ou réalité ?

Soyons clairs : un PER totalement « zéro frais » n’existe pas. Les frais de gestion annuels sur l’encours sont inévitables, même dans les offres les plus compétitives, ils rémunèrent la gestion du contrat.

En revanche, ce que l’on appelle couramment un « PER sans frais » est parfaitement atteignable : il s’agit d’un contrat sans frais d’entrée, sans frais sur versement, sans frais d’arbitrage et sans frais d’arrérage. Ces contrats existent et sont nombreux chez les acteurs en ligne.

Un dernier conseil de prudence : méfiez-vous des frais de gestion affichés comme anormalement bas. Ils peuvent cacher un catalogue d’investissement très restreint ou une qualité de gestion limitée.

Le bon réflexe n’est pas de chercher le moins cher dans l’absolu, mais le meilleur rapport entre les frais, la qualité des supports et l’accompagnement.

Le poids des frais sur le long terme

Sur la durée d’un PER, l’écart de frais ne se compte pas en quelques euros, mais en milliers. Prenons une illustration simple (hypothèse, hors fiscalité) : un capital de 10 000 € placé pendant 30 ans avec une performance brute de 5 % par an.

  • Avec un coût total de 0,85 % par an, le capital net atteint environ 34 000 €.
  • Avec un coût total de 2,5 % par an, il tombe à environ 21 000 €.

Soit près de 13 000 € de différence, pour un placement de départ identique, uniquement à cause des frais. C’est pourquoi des frais réduits peuvent générer jusqu’à 25 % de capital supplémentaire sur 30 ans.

Sur un PER, les frais sont sans doute le seul paramètre que vous maîtrisez totalement à l’avance : autant en faire un critère central.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.

Comment réduire les frais de son PER ?

Quelques principes simples permettent d’optimiser fortement la facture :

  • Privilégier les acteurs en ligne : ils proposent quasi systématiquement 0 % de frais d’entrée, de versement et d’arbitrage.
  • Scruter les frais de gestion de l’enveloppe : viser idéalement 0,6 % à 0,8 % par an maximum.
  • Choisir des supports peu coûteux, en particulier des ETF, bien moins chers que les fonds traditionnels.
  • Vérifier la sortie : éviter les contrats qui facturent des frais d’arrérage si vous envisagez une rente.
  • Comparer le coût total grâce au tableau standardisé des frais : ce document obligatoire indique tous les frais en euros et en pourcentage. Complétez avec le Document d’Informations Clés (DIC) du contrat.

Les frais du PER Nalo

Chez Nalo, le choix a été fait de la transparence et de la simplicité tarifaire. Le PER Nalo s’appuie sur des ETF, ces fonds indiciels nettement moins chers que les fonds traditionnels, ce qui permet de réduire le coût total supporté par l’épargnant.

Concrètement, vous payez 1,60 % de frais maximum, un niveau qui se situe à environ la moitié de celui des banques traditionnelles, et il n’y a ni frais d’entrée, ni frais sur versement, ni frais d’arbitrage, ni frais d’arrérage.

Ce parti pris répond à une conviction simple : si les frais d’un PER ne sont pas mis clairement en avant, c’est qu’il y a potentiellement des coûts cachés. Afficher le coût total, supports compris, c’est ce qui permet à l’épargnant de comparer en confiance.

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Vos questions

Un PER peut comporter six familles de frais : frais d’adhésion ou d’entrée, frais sur versement, frais de gestion annuels (sur encours), frais d’arbitrage, frais de transfert et frais d’arrérage en cas de sortie en rente. Seuls les frais de gestion sont systématiques.

« Frais sur encours » est simplement un autre nom des frais de gestion annuels. Ils sont calculés chaque année sur l’encours total du plan et prélevés automatiquement. Sur le marché, ils se situent le plus souvent entre 0,5 % et 1,5 % par an.

Oui. Certains contrats prévoient que les frais peuvent être modifiés à la discrétion de l’assureur (avec information préalable). C’est pourquoi il est essentiel de relire les conditions générales et de surveiller votre relevé annuel.

Si les frais deviennent trop élevés, vous avez toujours la possibilité de transférer votre PER ailleurs, surtout après 5 ans (transfert gratuit).

Que vous envisagiez un PER en gestion pilotée ou gestion libre, l’un des meilleurs leviers pour optimiser facilement la performance de votre épargne retraite est de choisir un PER proposant un coût raisonnable.

Bien sûr, les frais ne sont pas les seuls critères à prendre en compte pour choisir un PER, mais vous partirez gagnant à vous départir des coûts facilement évitables.

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