Quelle alternative aux fonds en euros ?

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L’essentiel

    • Les rendements des fonds en euros ne sont plus satisfaisants.
    • L’immobilier n’est pas une bonne alternative.
  • Investir dans des entreprises cotées, en maîtrisant son risque en fonction de ses projets financiers et de leur horizon d’investissement, est la meilleure alternative pour allier liquidité et rentabilité.

Fonds en euros: baisse des taux, baisse des rendements

Certains de nos lecteurs se souviendront peut-être d’une époque ou le rendement des fonds en euros dépassait les 10%. C’était en 1983, depuis, le rendement moyen n’a fait que décroître et il dépasse péniblement 2% en 2016. Comment l’expliquer ? Les fonds en euros contiennent principalement des bons du trésor (des emprunts émis par l’État français et ses voisins européens). Or, depuis 30 ans, le taux d’intérêt versé par les États ne fait que baisser, aidés entre autres, par la politique monétaire accommodante des banques centrales.

Aujourd’hui, la France emprunte sur 10 ans à 0,71% et l’Allemagne à 0,18%; cela vous donne une estimation relativement fidèle des rendements futurs du fonds en euros. Les épargnants qui souhaitent que leur épargne leur rapporte davantage devront trouver une alternative.

Et si on attendait patiemment que les taux remontent ?

Les taux remonteront certainement d’ici quelques années. Cela sera-t-il une bonne nouvelle pour le fonds en euros ? Pas vraiment. Lorsque les taux remonteront, les fonds en euros seront lestés de bons du trésor achetés récemment, lesquels continueront à verser une faible rémunération et réduiront durablement le rendement du fonds. Ainsi, si les taux remontent, vous aurez tout simplement intérêt à investir dans les nouvelles obligations, lesquelles verseront une bien meilleure rémunération (par exemple, vous pourriez utiliser un ETF obligataire).

L’immobilier, la fausse bonne idée

Une première alternative serait “d’investir” dans l’immobilier. C’est un réflexe bien français, alimenté par le mythe selon lequel “l’immobilier monte toujours et n’est pas risqué”.

En réalité, l’immobilier n’est pas une bonne alternative. Premièrement, l’immobilier ne crée pas de richesse. Si vous achetez un appartement dans l’espoir de le revendre plus cher, plus tard, vous faites un pari, vous spéculez sur les prix d’un bien qui n’a pas de raison fondamentale d’augmenter. Deuxièmement, un placement immobilier souffre de trop nombreux défauts:

    • le marché immobilier est surévalué en France et en particulier dans les grandes villes françaises;
    • les frais notariés et les frais d’agence rendent difficile une plus-value effective (comptez autour de 8% de frais notariés à l’achat et entre 2 et 10% de frais d’agence à la revente);  
    • un bien immobilier n’est pas liquide. Vous ne pouvez pas vendre une partie du bien si vous souhaitez consommer une partie de votre capital;
  • enfin, sachez que c’est principalement la baisse des taux qui a entraîné la hausse des prix immobiliers ces dernières années, en permettant aux acquéreurs de s’endetter à faible coût. La remontée future des taux ne sera pas favorable aux prix de l’immobilier.

Une autre solution consisterait à l’achat de parts de SCPI (Société Civile de Placement Immobilier), ce qui permet d’investir dans l’immobilier de bureaux ou de locaux commerciaux. Néanmoins, cela ne résout aucun des problèmes précédents,  le seul avantage est que l’acquisition d’une part est possible pour quelques centaines d’euros.

Pourquoi il faut privilégier les foncières cotées aux SCPI

Prendre des risques, c’est investir dans l’économie productive

Au même titre qu’un appartement ne produit rien, le rôle d’un État n’est pas de créer de la richesses. Lorsqu’on prête à un pays comme la France, c’est pour assurer ses frais de fonctionnement,  il est donc inutile d’espérer un retour sur investissement important. C’est, au mieux, un investissement peu risqué qui vous protégera partiellement contre l’inflation. En revanche, la création de richesse est assurée par les entreprises. C’est en investissant dans les entreprises que vous pouvez espérer des gains plus importants (à titre d’exemple, la performance annualisée des 600 plus grandes entreprises européennes est de 10% en moyenne sur les cinq dernières années (1)).

Seulement voilà, investir dans des entreprises comporte des risques, dont deux principaux. Le risque de contrepartie (une entreprise peut faire faillite et se retrouver dans l’incapacité de vous rembourser) et le risque de marché (la valorisation d’une entreprise fluctue au cours du temps en fonction de nombreux paramètres économiques et financiers). Il faut donc veiller à calibrer correctement son exposition au risque.

Comment prendre des risques ? Diversifier et investir par objectif.

Diversifier

Le risque de contrepartie est le risque le plus facile à éliminer. Il suffit de diversifier ses investissements. En effet, si vous prêtez à une entreprise qui fait défaut, vous aurez tout perdu. Si vous prêtez à 1000 entreprises, de tailles différentes, de secteurs d’activité multiples, et de zones géographiques variées, la probabilité que toutes fassent faillite est proche du zéro absolu. Si vous n’avez pas de chance, ce sera peut-être le cas de quelques-unes, dont la perte occasionnée sera compensée par le rendement offert par les autres.

Investir par objectif

Un investissement en actions (ou obligations) est volatil, il subit des fluctuations à la hausse et à la baisse. C’est le risque de marché. Néanmoins, il est ici nécessaire de comprendre la vraie nature de ce risque. Le risque ne vient pas seulement d’une baisse ou même d’un krach, mais c’est le fait que cette baisse se produise au moment même où vous avez besoin de votre argent. Il y a là une différence significative qu’il nous faut expliciter. Sur le court terme, les actions subissent des fluctuations, mais sur le long terme, elles ont une tendance pérenne à la hausse. Dès lors, un investisseur patient sortira gagnant d’un krach, car il attendra le rétablissement de l’économie.

Nous venons d’introduire un paramètre fondamental : le temps, ou plus prosaïquement, votre horizon d’investissement. C’est celui-ci qui doit déterminer les risques à prendre. Plus votre horizon d’investissement est lointain, plus vous pouvez prendre des risques.

S&P 500 Total Return - Evolution historique.

Indice de référence des action américaines (S&P 500), dividendes réinvestis. On voit sur cet exemple, que malgré l’éclatement de la bulle internet (2000-2003) et la crise de subprimes (2008-2009), un investisseur patient est gagnant sur le long terme (2). Source: S&P 500 Total Return – FRED.

Cependant, personne n’a qu’un seul horizon d’investissement. Un épargnant a différents objectifs ou différents projets : préparer sa retraite dans 25 ans, préparer l’achat d’une maison dans 5 ans et les études du petit dernier dans 18 ans. Autant d’objectifs qui nécessitent une prise de risque distincte et donc une stratégie d’investissement personnalisée. Entre autres, les années passant, il faudra penser à réduire votre exposition au risque pour ainsi éviter la mauvaise surprise d’une baisse au moment où, par exemple, vous achèterez votre appartement. L’alternative aux fonds en euros, c’est donc un investissement dans l’économie productive, avec une prise de risque divisée et calibrée en différents objectifs financiers, et un investissement dédié à chacune de ces poches. C’est l’investissement par objectifs.

En savoir plus : comment le risque des actions baisse avec le temps

Attention aux frais

Dans un environnement où les rendements sont faibles, il faut redoubler d’attention concernant les frais. Lorsque vous investissez dans des actions ou obligations d’entreprises, dans la plupart des cas, il est recommandé de le faire avec des fonds d’investissement, lesquels vous assureront une bonne diversification (plusieurs dizaines ou plusieurs centaines de lignes). Nous recommandons aussi dans la plupart des cas de le faire au sein d’une assurance-vie, qui permet une défiscalisation partielle de vos gains tout en ayant la possibilité de faire des rachats (i.e. des retraits)  quand vous le souhaitez.

Les frais peuvent donc s’accumuler et il faut être vigilant. Comptez jusqu’à 3% de frais annuels sur les fonds et autour de 1% pour l’assurance-vie, auxquels peuvent être ajoutés des frais d’entrée, d’arbitrages, etc. La solution à ce problème est double:

  1. L’utilisation de fonds indiciels (aussi appelés trackers ou ETF) qui permettent des performances similaires aux fonds d’investissements traditionnels (voire des performances meilleures)  et qui sont 10 fois moins chers (comptez entre 0,1% et 0,4% de frais de gestion annuels).    
  2. L’utilisation d’un contrat d’assurance-vie internet dont les frais de gestion sont, en général, inférieurs à 1%. Attention: la plupart des contrats imposent des frais d’arbitrage supplémentaires pour les ETF.

Ce que Nalo fait pour vous

Notre métier est de vous accompagner dans la prise de risque et de sélectionner vos investissements avec soin. Nous avons mis en place une technologie unique en France qui permet d’investir par objectifs, en vous permettant de définir autant de projets et d’horizons d’investissement que souhaités, et d’avoir un investissement dédié à chacun de ces projets au sein d’un même et unique contrat d’assurance-vie (vous permettant, entre autres, de profiter de l’antériorité fiscale pour l’ensemble des investissements).

Par ailleurs, nous mettons en place une stratégie d’investissement dédiée à chacun de vos objectifs, afin que le risque pris soit en adéquation permanente avec l’horizon d’investissement souhaité.

Enfin, vos investissements sont quasi-exclusivement réalisés via des ETF et nous nous efforçons d’automatiser les tâches à faible valeur ajoutée, afin de vous offrir un service de qualité, avec les frais parmi les plus faibles du marché.

  • (1), (2) Investir comporte des risques de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site, ou faites une simulation d'investissement :

Hugo Bompard

Hugo Bompard

Statisticien Économiste, précédemment chercheur au Centre de Recherche en Statistique et en Économie, Hugo Bompard est Directeur Scientifique de Nalo.

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