L’abattement de 152 500 € en assurance-vie reste en 2026 l’un des leviers fiscaux les plus puissants pour transmettre votre patrimoine avec une fiscalité allégée, en complément des règles de succession classiques. L’enjeu est de bien comprendre la distinction avant/après 70 ans, le barème 990 I et la rédaction de la clause bénéficiaire pour protéger vos proches au mieux.
Qu’est-ce que l’abattement de 152 500 € ?
L’abattement de 152 500 € est un dispositif fiscal spécifique à l’assurance-vie, prévu par l’article 990 I du CGI. Il s’applique à chaque bénéficiaire sur les capitaux décès correspondant aux primes versées avant le 70e anniversaire de l’assuré, tous contrats confondus.
- Concrètement, pour ces versements, les premiers 152 500 € reçus par un bénéficiaire sont exonérés de droits de succession.
- Au-delà de 152 500 €, un prélèvement spécifique s’applique : 20% sur la fraction taxable jusqu’à 700 000 € par bénéficiaire, puis 31,25% au-delà.
Ce régime est dit « sui generis » car il ne relève ni du barème classique des droits de succession ni du PFU applicable aux retraits en cours de vie.
Fonctionnement de l’assurance-vie
L’assurance-vie est d’abord une enveloppe d’épargne flexible : vous versez des primes libres ou programmées, que l’assureur investit sur différents supports.
Vous pouvez choisir entre un contrat monosupport (fonds en euros sécurisé) ou multisupport (fonds euros + unités de compte plus dynamiques).
- Vos retraits (rachats partiels ou totaux) restent possibles à tout moment, avec une fiscalité sur les gains qui s’allège après 8 ans.
- En cas de décès, l’assureur verse le capital aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire, en appliquant automatiquement la bonne fiscalité (article 990 I ou 757 B, selon l’âge au versement).
C’est cette dissociation entre la « vie » du contrat (épargne / retraits) et sa « sortie » au décès (transmission) qui fait de l’assurance-vie un outil patrimonial à part.
Avantages fiscaux en cours de vie (retraits)
Les retraits avant 8 ans restent soumis au PFU à 30% sur les gains (12,8% d’impôt + 17,2% de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème de l’IR.
Après 8 ans, un abattement annuel sur les gains de 4 600 € pour une personne seule, ou 9 200 € pour un couple, continue de s’appliquer.
Au-delà, la fraction de gains est taxée à 7,5% (hors prélèvements sociaux) pour la part de primes inférieure à 150 000 €, ou selon le barème de l’IR si cela est plus avantageux.
Avant 70 ans : cœur de l’abattement 152 500 €
Pour les primes versées avant vos 70 ans, le schéma 2026 est le suivant.
- Chaque bénéficiaire dispose d’un abattement de 152 500 € sur les capitaux décès issus de ces primes, tous contrats confondus et par assuré.
- Au-delà, la part taxable est soumise à un prélèvement de 20% jusqu’à 700 000 €, puis 31,25% au-delà.
- Les intérêts et plus-values inclus dans ces capitaux ne supportent pas de droits de succession, uniquement ce prélèvement après abattement.
Stratégies classiques à ce stade :
- Multiplier les bénéficiaires (enfants, petits-enfants, conjoint, etc.) pour augmenter le montant global exonéré (152 500 € × nombre de bénéficiaires).
- Anticiper les versements importants avant 70 ans afin de profiter du régime 990 I plutôt que de l’intégration à la succession via 757 B.
- Ventiler l’épargne sur plusieurs contrats/assureurs pour des raisons de gestion, tout en gardant en tête que l’abattement reste compté par bénéficiaire et par assuré, tous contrats confondus.
Point clé souvent mal compris : l’abattement de 152 500 € s’applique sur le capital transmis (primes + intérêts) et non sur les seuls versements.
Après 70 ans : abattement global de 30 500 €
Pour les primes versées après votre 70e anniversaire, on bascule sur l’article 757 B du CGI. Les règles 2026 sont les suivantes :
- Un abattement global de 30 500 € s’applique sur l’ensemble des primes versées après 70 ans, tous contrats et tous bénéficiaires confondus.
- Au-delà de ces 30 500 €, seule la fraction de primes excédentaire est réintégrée dans la succession et taxée au barème classique des droits selon le lien de parenté.
- Les intérêts et plus-values générés par ces primes restent exonérés de droits de succession, ce qui conserve un intérêt à continuer à investir après 70 ans.
En pratique, cela conduit souvent à privilégier les gros versements avant 70 ans, puis à utiliser modérément l’assurance-vie après 70 ans, notamment pour bénéficier de l’exonération des gains.
Conjoint, PACS, clauses et cas particuliers
Le conjoint survivant et le partenaire de PACS restent totalement exonérés de droits de succession sur les capitaux décès d’assurance-vie, quel que soit le montant transmis et l’âge des versements.
Certaines associations reconnues d’utilité publique bénéficient également d’une exonération complète.
La rédaction de la clause bénéficiaire est donc centrale :
- Lister les bénéficiaires dans le bon ordre (conjoint, enfants, petits-enfants, « à défaut »).
- Préciser les quotités (en pourcentage plutôt qu’en montants) pour rester flexible dans le temps.
- Mettre à jour la clause à chaque événement important (mariage, divorce, naissance, décès).
En matière de démembrement (usufruit / nue-propriété), l’abattement de 152 500 € est réparti entre usufruitier et nu-propriétaire selon un barème fiscal (par exemple, 30% / 70% à 75 ans).
Ce type de clause permet de donner des droits économiques à un conjoint (usufruit) tout en transmettant la nue-propriété aux enfants.
Exemples chiffrés 2026
- Parent, versements avant 70 ans, un enfant unique
- Capital décès : 200 000 € (primes avant 70 ans).
- 152 500 € exonérés.
- Part taxable : 47 500 €.
- Prélèvement : 47 500 € × 20% = 9 500 €.
- Couple avec deux enfants, versements avant 70 ans
- Chaque parent détient un contrat où chaque enfant est bénéficiaire à 50%.
- Pour chaque enfant, abattement de 152 500 € par parent, soit 305 000 € d’exonération potentielle par enfant.
- Grand-parent et quatre petits-enfants
- Versements avant 70 ans, quatre petits-enfants bénéficiaires.
- Abattement global : 152 500 € × 4 = 610 000 € transmis sans droits de succession sur ces capitaux.
- Versements après 70 ans
- Primes versées après 70 ans : 60 000 €, intérêts : 20 000 €.
- Abattement 30 500 € sur les primes, soit 29 500 € de primes taxables intégrées dans la succession.
- Les 20 000 € d’intérêts restent totalement exonérés de droits de succession.
Tableau récapitulatif
| Point clé | Règle 2026 |
| Avant 70 ans | Article 990 I : 152 500 € par bénéficiaire, 20% jusqu’à 700 000 €, 31,25% au-delà |
| Après 70 ans | Article 757 B : abattement global 30 500 € sur les primes, gains exonérés |
| Conjoint / PACS | Exonération totale, sans plafond |
| Base de calcul 152 500 € | Capitaux transmis (primes + intérêts) |
| Nombre de bénéficiaires | Illimité, abattement individuel pour chacun |
| Application de l’abattement | Une seule fois par bénéficiaire et par assuré, tous contrats confondus |
| Fiscalité des retraits après 8 ans | Abattement annuel 4 600 € / 9 200 €, puis 7,5% + prélèvements sociaux |

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Si je comprends bien chaque enfants pourra profiter de l’abattement de 152 000 euros une première fois lors du premier décès du père par exemple et 152 500 une deuxième fois lors du second décès de l’autre parents de la mère par exemple soit au total 305 000 euros.Merci de me répondre aussi à mon adresse mail.
Bonjour,
Vous avez bien compris le principe des abattements liés à l’assurance-vie. Chaque parent peut transmettre jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire (enfants ou autres) sans droits de succession. Ainsi, si un enfant bénéficie de cet abattement lors du décès du père, il pourra également en bénéficier à nouveau lors du décès de la mère, soit effectivement un total de 305 000 € par parent et par enfant.
Je vous répondrai également à votre adresse e-mail pour plus de clarté.
Bien cordialement,
Bonjour.
J ai un doute sur cette reponse. C est 152 000€ par bénéficiaire pour l ensemble des contrats père, mère et autres.
Bien cordialement
L’abattement de 152 500 € s’applique par bénéficiaire ET par souscripteur, pour les primes versées avant les 70 ans du souscripteur (article 990 I du CGI).
👉 Cela signifie que si un enfant est bénéficiaire de deux contrats :
un souscrit par son père,
un autre par sa mère,
il bénéficie deux fois de l’abattement de 152 500 €, soit 305 000 € au total d’exonération de droits (si les deux contrats ont reçu des primes avant les 70 ans de chacun des parents).
En revanche s’il bénéficie de deux contrats de la part de son père, il bénéficiera que d’une fois des 152500€
Bonjour,
Pour les contrats ouverts avant 70 ans, l’abattement de 152 500€ est-il applicable par contrat et par bénéficiaire ?
Par exemple, si j’ouvre 2 contrats pour le même bénéficiaire, est-ce que l’abattement se fait par contrat (soit 2 fois 152 500) ou par bénéficiaire (1 fois 152 500) ?
Merci de votre réponse
Cordialement
Bonjour,
L’abattement de 152 500 € pour les contrats d’assurance-vie souscrits avant 70 ans s’applique par bénéficiaire et non par contrat.
Autrement dit, si un même bénéficiaire est désigné sur plusieurs contrats, il ne pourra bénéficier qu’une seule fois de cet abattement de 152 500 €, quelle que soit la répartition des sommes entre les contrats.
Si vous souhaitez optimiser la transmission, il peut être intéressant de désigner plusieurs bénéficiaires, car chacun bénéficiera alors de son propre abattement de 152 500 €.
N’hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin de précisions.
Cordialement,
Bonjour
je dois remplir toutes les attestation sur l’honneur suite au décès de mon père qui avait 6 assurances vies.
Savez-vous où il serait possible de trouver un PDF ou autre fichier explicatif car je m’y perds avec l’abattement des 152 500€ pour les 6 différentes assurances.
Merci d’avance pour votre retour.
Bien cordialement
Bonjour,
Pour vous aider à comprendre l’abattement de 152 500 € applicable aux contrats d’assurance vie en cas de décès et remplir correctement vos attestations sur l’honneur, voici quelques pistes :
Site officiel Service-Public.fr :
Vous y trouverez une rubrique dédiée aux assurances vie qui détaille la fiscalité, les règles d’abattement et les démarches à suivre. Les documents et guides disponibles sont souvent en PDF et expliquent clairement comment le seuil s’applique lorsqu’il y a plusieurs contrats.
Site impots.gouv.fr :
Ce site propose également des notices et guides concernant l’imposition des contrats d’assurance vie. Vous pouvez y rechercher des documents sur la fiscalité en cas de décès et l’application de l’abattement pour avoir une vue d’ensemble sur les modalités de cumul.
Conseil personnalisé :
Si ces ressources en ligne ne suffisent pas à clarifier vos interrogations, il peut être utile de consulter votre notaire ou un conseiller fiscal. Ils pourront vous fournir des explications adaptées à votre situation particulière et vous orienter vers la documentation la plus pertinente.
J’espère que ces indications vous seront utiles pour avancer dans vos démarches.
Bien cordialement,
Bonjour,
Question: est ce que l’abattement des 152000 euros est aussi valable sur un PER qui n’a pas été transformé en rente mais cumulé comme une assurance vie?
Est ce que le PER et l’assurance vie seront cumulés lors d’un décès pour un seul héritier?
Merci
Bien cordialement.
Bonjour,
Non, l’abattement de 152 500 € s’applique uniquement aux contrats d’assurance-vie pour les primes versées avant 70 ans.
Pour un PER, la fiscalité dépend de la sortie choisie :
En rente : la rente est soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux selon l’âge du rentier.
En capital : en cas de décès avant liquidation, le capital intègre l’actif successoral et est soumis aux droits de succession, sauf si une clause bénéficiaire prévoit une fiscalité spécifique.
L’assurance-vie et le PER ne sont pas cumulés pour l’application de l’abattement de 152 500 €, car ils relèvent de régimes fiscaux distincts.
mon papa detient un contrat souscrit en 1990. Suite au décès de ma maman, il souhaite verser + de 100K€ sur son contrat. Il a 95 ans. Est cebien l’abattement de 152500€ qui s’appliquera lors de son décès.
Attention, il s’agit d’un cas spécifique lié à un contrat souscrit avant 1991.
Votre père ayant souscrit son contrat avant le 20 novembre 1991, les primes qu’il verserait aujourd’hui, à 95 ans, bénéficieront bien d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire (conformément à l’article 990 I CGI).
Je me permets toutefois d’attirer votre attention sur les risques spécifiques liés à un versement à cet âge avancé : requalification fiscale, contestation par les héritiers et abus de droit. Il est donc essentiel de bien encadrer cette démarche pour limiter ces risques.
bjr ma mere decedé en 2024 avait une assurance vie faite en 2001 donc avant 2017 c est le capital versé ou faut il y ajouter les interet versés depuis le debut pour compter dans les 152500 d exoneration ! merci
Bonjour,
Pour une assurance-vie souscrite avant 2017, l’abattement de 152 500 € s’applique sur le capital + les intérêts générés par le contrat, tant que les primes ont été versées avant les 70 ans de votre mère.
Seules les primes versées après 70 ans sont soumises à l’abattement réduit de 30 500 € (sans exonération pour les intérêts, qui intègrent alors l’actif successoral).
Il est donc important de vérifier la répartition des versements pour déterminer le montant exonéré.
Bonjour,
Merci pour ces explications très claires.
J’ai cependant une question spécifique : mes parents sont décédés à 10 jours d’intervalle.
Ils étaient mariés sous le régime de la communauté.
Nous sommes deux héritières et bénéficions de 400’000 eur d’abattement à nous deux pour la succession du fait de ces deux décès.
Est- ce que les primes versées par mon père sur son assurance vie après ses 70 ans ( dont une grande partie vient de la vente d’un appartement qui leur appartenait) , bénéficie seulement de 30’000 eur d’abattement ou de 30’000 eur multiplié par deux, compte tenu de leur deux décès ? Merci pour votre réponse . Cordialement
Bonjour,
Dans votre situation, l’abattement de 30 500 € sur les primes versées après 70 ans s’applique une seule fois par assuré.
Ainsi, si les primes ont été versées uniquement par votre père, l’abattement total sera de 30 500 €, à répartir entre les bénéficiaires.
En revanche, si votre mère avait également un contrat d’assurance-vie avec des primes versées après 70 ans, un nouvel abattement de 30 500 € s’appliquerait sur son propre contrat.
Même si une partie des fonds provenait de la communauté, c’est le titulaire du contrat qui est pris en compte pour l’abattement.
Bonjour, Merci beaucoup pour votre réponse, claire et rapide !
Bien cordialement
Bonjour,
Ma mère est bénéficiaire de l’assurance vie de mon père décédé en novembre 2024. Est-il intéressant pour elle de replacer cet argent sur une assurance vie alors qu’elle est agée de 87 ans ?
Cordialement
Bonjour Madame,
À 87 ans, une assurance-vie peut rester pertinente pour optimiser la transmission. Cela offre un abattement de 30500€. Attention si cela est uniquement fait dans un intérêt fiscal cela peut être requalifié par l’administration.
🔎 Cette réponse est générale et ne tient pas compte de l’ensemble de votre situation patrimoniale. Un conseil personnalisé reste recommandé.
Bonjour j’ai mon grand père qui est décédé en février 2025 il avait ouvert une assurance vie en 2002.
On ne connait pas la somme qu’il a mis sur son assurance vie.
On a reçu par l’assureur le document « Ne pas demander à bénéficier de l’abattements de 152 500 euros »
Cette somme est pour tous les petits enfants ou non. L’assureur ne donne pas d informations
Merci beaucoup
L’abattement de 152500€ vaut pour chaque bénéficiaire, dans votre cas chaque petit-enfant a donc droit à un abattement de 152500€
Merci beaucoup pour votre réponse cependant l assurance vie nous a dit que c était pas cette somme de 152 500 euros que nous allons toucher ils nous donnent pas plus de renseignements on comprend pas
En principe, l’assurance-vie permet à chaque bénéficiaire de recevoir jusqu’à 152 500 € en exonération de droits de succession, à condition que les primes aient été versées avant les 70 ans du souscripteur. Au-delà de ce montant, un prélèvement spécifique s’applique (20 % puis 31,25 % selon les tranches). Ce régime reste valable à ce jour, même si des réformes sont en discussion pour 2025.
Cependant, il y a plusieurs points à vérifier :
L’abattement de 152 500 € s’applique par bénéficiaire et pour l’ensemble des contrats souscrits par une même personne.
Si la compagnie d’assurance vous indique que vous ne toucherez pas cette somme, cela peut s’expliquer par le fait que le capital transmis est inférieur à ce montant, ou que d’autres bénéficiaires partagent l’abattement, ou encore que des primes ont été versées après les 70 ans du souscripteur (dans ce cas, l’abattement est de 30 500 €, à se partager entre tous les bénéficiaires).
Enfin, si aucun bénéficiaire n’a été désigné ou si la clause bénéficiaire n’est pas claire, le capital peut réintégrer la succession classique, ce qui change la fiscalité.
Bonjour merci beaucoup pour votre réponse quand on a téléphoné a l assurance vie on nous a dit que c était pas 152500 euros que on toucherai moins on comprends pas
Merci pour votre réponse
Bonjour,
Il est important de ne pas confondre le montant du capital transmis et la fiscalité qui s’y applique.
✔️ Le capital que vous percevrez dépend de ce qu’il y a dans le contrat et de ce qui est prévu dans la clause bénéficiaire.
Par exemple, si le contrat contient 100 000 € et désigne quatre petits-enfants comme bénéficiaires à parts égales, chacun recevra 25 000 €, indépendamment de la fiscalité.
✔️ La fiscalité entre en jeu uniquement pour savoir si une partie de ce capital est soumise ou non à des droits.
Tant que le montant transmis par souscripteur et par bénéficiaire reste en dessous de 152 500 € (et si les primes ont été versées avant ses 70 ans), il n’y a pas d’impôt à payer sur la somme reçue.
En résumé :
💶 Le montant que vous touchez = ce que prévoit le contrat.
💰 L’abattement de 152 500 € = ce qui permet d’être exonéré de fiscalité, pas un montant que vous touchez en plus.
bonjour, Nous n’avons qu’une fille et nous avons souscrit des assurances vie : mon mari pour 109 K€ et moi même, pour 200 K€ (avant nos 70 ans). Tous ces contrats ont notre fille en bénéficiaire. S’agissant de 2 souscripteurs avec une même bénéficiaire, l’abattement de 152,5 K€ s’applique-t-il pour chaque parent souscripteur . Notre fille aura-t-elle 2 fois l’abattement pour chacun des souscripteurs? Merci beaucoup
Oui, votre fille bénéficiera bien de deux abattements distincts de 152 500 €, soit un par parent souscripteur, puisque chacun a souscrit son propre contrat d’assurance-vie avant 70 ans.
En résumé :
Votre mari → contrat de 109 000 € → abattement de 152 500 € → pas de droits à payer.
Vous → contrat de 200 000 € → abattement de 152 500 € → droits à payer sur 47 500 € (à 20 %, soit 9 500 € environ).
Vous pourriez optimiser votre clause par exemple en désignant vos petits enfants en bénéficiaire afin d’avoir de nouveaux abattements.
Bonjour je souhaites suite à la vente d’un bien immobilier ouvrir 4 assurances vie de 80 000 € sur chacune avec ma conjointe comme unique bénéficiaire, j’ai 60 ans et une seule fille. Si malheureusement je viens à décéder dans 2/3 ans (ce que je n’espère pas ! ) les assurances vies rentreraient elles dans la succession ? la fiscalité pour mon épouse serait elle bien nulle ?
Cordialement
Bonjour,
Votre projet d’ouvrir plusieurs assurances-vie au profit de votre conjointe est tout à fait pertinent pour optimiser la transmission de votre capital. Voici les réponses à vos questions :
1. Les assurances-vie entrent-elles dans la succession ?
Non, en principe, l’assurance-vie ne fait pas partie de la succession classique : au décès du souscripteur, le capital est transmis directement au(x) bénéficiaire(s) désigné(s), en dehors de la masse successorale. Cela permet de transmettre un capital à la personne de votre choix, sans qu’il soit soumis aux règles du partage entre héritiers.
2. Quelle fiscalité pour votre épouse bénéficiaire ?
Dans votre situation, votre épouse, désignée bénéficiaire unique, sera totalement exonérée de droits de succession sur les capitaux reçus, quel que soit le montant et la date des versements. Cette exonération s’applique à tous les contrats d’assurance-vie, même pour les primes versées après 70 ans. Votre fille, en tant qu’héritière légale, n’aura donc aucun droit à payer sur ces contrats, et votre épouse percevra l’intégralité des sommes.
À retenir :
Les assurances-vie ne sont pas intégrées à la succession ordinaire.
Votre conjointe, en tant que bénéficiaire, sera exonérée de toute fiscalité successorale sur les capitaux reçus.
Veillez simplement à bien rédiger la clause bénéficiaire pour éviter toute ambiguïté.
N’hésitez pas à consulter votre assureur ou un notaire pour sécuriser la rédaction des clauses et optimiser la transmission selon vos souhaits.
Bonjour, Je suis divorcée depuis 13 ans, mon ex mari et moi-même avant chacun ouvert une assurance vie avec en bénéficiaires nos deux enfants. Est-ce que la règle de l’abattement des 152500 par bénéficiaire s’appliquera pour les deux contrat au moment de la transmission ? Par avance merci pour votre réponse. Je voulais ajouter que vos explications sont vraiment très intéressantes et claires… il est toujours difficile d’avoir ce genre d’informations à l’ouverture d’un contrat assurance vie … Merci
Cordialement.
Merci pour votre message très chaleureux et votre retour positif !
Oui, chaque enfant bénéficiera bien de 152 500 € d’abattement par parent, si les primes ont été versées avant vos 70 ans.
Donc, 305 000 € d’abattement par enfant au total pour les deux contrats (Le fait d’être divorcé ou marié n’a pas d’impact).
Bonjour, j’ai encore une petite question pour vous. Ma mère est décédée en début d’année et elle avait plusieurs contrats d’assurance vie. Certains sont pour ma soeur et moi-même et 1 est pour mes deux enfants, il date de 2012 et sera donc avec un abattement de 30500€ pour tous les deux (si j’ai bien compris). Nous avons commencé à faire la partie administrative… ma question porte sur l’attestation sur l’honneur que mes enfants ont reçu où il y a entre autre une question leurs demandant si ils ont déjà perçu « un abattement partiel » si oui de combien !! donc je voulais savoir ce qu’est exactement cette histoire d’abattement partiel ? serait-il déduit d’un prochain abattement sur un autre contrat quelques années après dont ils seraient également bénéficiaires ? J’espère être claire dans ma question.. Par avance merci pour votre retour.
Votre question est très claire et concerne un point important de la fiscalité de l’assurance-vie en cas de succession.
Lorsque votre mère a souscrit un contrat d’assurance-vie et désigné vos enfants comme bénéficiaires, le traitement fiscal dépend de l’âge de votre mère au moment des versements :
Pour les sommes versées après 70 ans, il existe un abattement global de 30 500 €, à répartir entre tous les bénéficiaires de ces contrats. C’est ce cas qui vous concerne.
L’attestation sur l’honneur reçue par vos enfants leur demande s’ils ont déjà bénéficié d’un “abattement partiel”. Cela signifie :
Si vos enfants ont déjà perçu des capitaux issus d’un autre contrat d’assurance-vie (d’un autre parent ou grand-parent, par exemple), avec des primes versées après les 70 ans du souscripteur, ils auraient déjà consommé une partie de leur part de l’abattement de 30 500 €.
Dans ce cas, le montant déjà utilisé doit être déclaré, car l’abattement de 30 500 € s’applique une seule fois pour l’ensemble des contrats souscrits par la même personne décédée et se partage entre tous les bénéficiaires.
Bonjour,
L’abattement de 152 500€ est-il composé
– des sommes versées et des intérêts acquis
ou
– des sommes versées uniquement ?
Suivant les sites, ce n’est pas très clair.
En vous remerciant.
L’abattement de 152 500 € comprend bien les sommes versées ET les intérêts acquis sur le contrat d’assurance-vie, pour les versements effectués avant 70 ans. Au-delà, la fiscalité change.
N’hésitez pas à demander conseil à votre assureur ou à un notaire pour l’analyse de votre situation précise.
Bonjour, j’ ai un contrat d assurance vie avec 2 bénéficiaires, sur lequel j’ ai versé environ 400 000 euros, puis retiré 300 000 pour réaliser des projets personnels.J’ ai 68 ans aujourd’hui et je voulais y reverser 200 000 euros pour qu à mon décès, chacun de mes bénéficiaires puisse récupérer l abattement de 152500 hors frais de succession…..on me dit que ce n’est pas possible car les 152500 sont calculés sur les montants que j’ ai déposés et qu ils sont déjà atteints…je croyais que les 305000 euros d abattement étaient pris sur la valorisation du contrat au jour du décès….qu en est il svp ? merci d’avance pour votre réponse
L’abattement de 152 500 € par bénéficiaire (article 990 I du CGI) s’applique sur le montant réellement transmis au décès (primes + intérêts), et non sur les seuls versements effectués de votre vivant.
📌 Concrètement, dans votre cas :
Vous avez versé 400 000 €, puis retiré 300 000 € → il reste 100 000 € dans le contrat.
Si vous reversez 200 000 € avant vos 70 ans, le contrat totalisera 300 000 € à nouveau.
Au décès, si le contrat vaut 300 000 €, chaque bénéficiaire pourra bénéficier de 152 500 € d’abattement, soit 305 000 € exonérés (sous réserve que tout ait été versé avant vos 70 ans).
👉 Donc oui, vous pouvez à nouveau bénéficier des abattements, car ce qui compte est la valeur transmise au décès, pas le cumul des versements passés puis retirés.
Bonjour,
Merci pour cet article. Mon papa décédé avait souscrit à plusieurs assurances vie. 2 après ces 70 ans. J’ai du transmettre le CERFA 2705 pour abattement des 30 500. On vient de recevoir un autre document d’assurance vie souscrite avant ces 70 ans et je dois remplir le document 990i. On me demande si j’ai déjà bénéficié de l’abattement de 152 000 et d’inscrire le montant demandé.
Comment calculer ce montant ? Est ce que ça inclut les 2 premières assurances vie souscrite post 70 ans ? Si oui Je dois mettre un montant approximatif ? ou bien déduire les 30 500 de la somme globale ?
Aussi, est ce qu’une assurance vie a le droit de ne pas nous communiquer le montant qu’il y a sur l’assurance ?
Merci à vous
N’y incluez pas les contrats souscrits ou alimentés après 70 ans
L132-8 du Code des assurances impose à l’assureur d’informer chaque bénéficiaire du montant du capital décès qui lui est attribué (sa part), pas de la totalité.
Bonjour,
S’il y a plusieurs assurances-vie, les abattements successoraux, venant du même donateur, de 152.500 (souscriptions avant 70 ans), et de 30.500 (pour celles souscrites après 70 ans) sont-ils cumulables pour un même enfant bénéficiaire ?
Merci.
Oui, un bénéficiaire peut cumuler les deux abattements fiscaux pour un même bénéficiaire.
Bonjour, c’est un peu confus pour moi de savoir si les intérêts générés par l’assurance-vie entrent en compte dans l’abattement de 152 500 € ? Je suis fils unique et mon papa a souscrit une assurance vie qui atteint aujourd’hui 190 K (dont 10 k après 70 ans) intérêts compris soit 180 K avant 70 ans, intérêt compris. Si je comprends bien d’après les documents qu’il m’a remis, le montant versé depuis l’origine avant 70 ans – hors intérêt – avoisinerait les 142 K, c’est à dire en-deça de l’abattement de 152 500 € .
Pouvez-vous me confirmer que c’est bien le montant de 142 K qui sera pris en compte au moment de la sucession (c’est à dire les sommes qu’il a versées jusqu’à ses 70 ans) et non celui de 180 K, montant incluant les intérêts ?
Je vous remercie pour votre réponse,
Bien cordialement
Corentin
Non, ce n’est pas le montant des versements (142 000 €) qui est pris en compte, mais bien le capital transmis au décès, c’est-à-dire les 142 000 € + les intérêts générés, soit 180 000 €.
L’abattement de 152 500 € s’applique donc sur les 180 000 €, et seule la partie au-delà (27 500 €) sera taxée à 20 %.
Les 10 000 € versés après 70 ans suivent un autre régime : seuls les versements sont taxables après un abattement global de 30 500 €, les intérêts étant exonérés.
Bonjour,
je possède plusieurs contrats d’assurance vie et doit changer les bénéficiaires : je me pose une question si je désigne 2 personnes ayant un lien familial avec la clause vivant ou représenté –> est-ce que la personne représentée donne un abattement supplémentaire au 2è me bénéficiaire
Soit un contrat de 300 K€ ouvert et alimenté avant 70 ans avec 2 bénéficiaires, l’un d’eux décède et avec cette clause le 2ème bénéficiaire aura la part de celui représenté : l’abattement est-il alors de 150 K€ ou 300 €
Merci pour votre éclairage
Pouvez-vous me donner réponse aussi sur mon adresse mail
Bonjour,
La clause « vivant ou représenté » signifie que si l’un des bénéficiaires désignés décède avant vous, sa part reviendra à ses propres héritiers (ses représentants, par exemple ses enfants).
Concernant l’abattement de 152 500 € prévu à l’article 990 I du CGI :
Cet abattement s’applique par bénéficiaire effectif, au jour du décès de l’assuré.
Il n’y a pas de “transfert” ou de cumul d’abattement d’un bénéficiaire décédé vers un autre bénéficiaire survivant.
Dans votre exemple :
Contrat de 300 000 €, deux bénéficiaires désignés à parts égales (150 000 € chacun).
Si l’un décède avant vous et est représenté par ses enfants, ce sont eux qui bénéficieront de l’abattement de 152 500 € chacun, sur la part qu’ils recevront.
Le survivant conserve son propre abattement de 152 500 €.
Ainsi, l’abattement ne double pas pour un seul bénéficiaire, mais s’applique individuellement à chaque bénéficiaire effectif (y compris aux représentants en cas de décès d’un bénéficiaire initial).
En résumé : dans votre situation, l’abattement reste de 152 500 € par bénéficiaire réel, et non pas 300 000 € pour le seul bénéficiaire survivant.
Bonjour, comment fait-on pour déclarer et payer les 20% au delà de 152500 euros ?
Bonjour, très bonne question ! Voici le fonctionnement :
1. Rappel du cadre fiscal
Les sommes transmises via l’assurance-vie au décès bénéficient d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire (article 990 I du CGI) si les primes ont été versées avant 70 ans.
Au-delà de cet abattement, un prélèvement forfaitaire de 20 % s’applique jusqu’à 700 000 € transmis, puis 31,25 % au-delà.
2. Qui déclare et paie ?
C’est l’assureur qui calcule et retient directement le prélèvement au moment du versement du capital décès au bénéficiaire.
Vous, en tant que bénéficiaire, n’avez donc pas à remplir de déclaration spécifique ni à payer vous-même ces 20 % au Trésor public.
L’assureur reverse directement le prélèvement à l’administration fiscale et vous verse le solde.
3. Et si les primes ont été versées après 70 ans ?
Dans ce cas, c’est un autre régime qui s’applique (article 757 B du CGI) :
Un abattement global de 30 500 € sur les primes (tous bénéficiaires confondus).
Au-delà, les sommes entrent dans la succession classique (droits de succession en fonction du lien de parenté).
Donc pour votre question : vous n’avez aucune démarche particulière à faire. L’assureur applique automatiquement l’abattement de 152 500 € et prélève les 20 % dus sur la part taxable avant de vous verser le capital.
Bonjour, si je décède avant 61 ans, je souhaiterai savoir si dans les 152 500€ il est compté le capital total avec intérêts, ou uniquement les versements effectués sans les intérêts.
Cordialement.
Alain PENAFIEL
Bonjour,
L’abattement de 152 500 € s’applique sur le capital transmis à chaque bénéficiaire, c’est-à-dire les versements effectués + les intérêts et plus-values générés.
Autrement dit, si vous décédez avant 61 ans et que votre contrat vaut 150 000 € (par exemple 120 000 € versés et 30 000 € de gains), le bénéficiaire recevra la totalité du capital, entièrement couverte par l’abattement de 152 500 €.
Ce n’est donc pas limité aux versements, mais bien au montant global transmis au bénéficiaire.
Bien à vous,
L’équipe Nalo
Bonjour, Pour bénéficier de cet abattement de 152500 EUR versés avant 70 ans, faut-il que les fonds aient été détenus pendant 8 ans au sein de l »assurance vie, en d’autres termes, je verse 150000 EUR aujourd’hui , je meurs dans 1 an, est-ce que mon bénéficaire aura droit à l’abattement de 152.500 EUR. Merci
Bonjour Monsieur,
Non, l’abattement de 152 500 € prévu à l’article 990 I du CGI pour les primes versées sur un contrat d’assurance-vie avant 70 ans n’est pas conditionné par la durée de détention du contrat ni par l’âge du contrat au décès.
Dans votre exemple, si vous versez 150 000 € aujourd’hui et que vous décédez dans un an, le bénéficiaire pourra bénéficier intégralement de l’abattement de 152 500 € sur ces capitaux, même si le contrat n’a pas atteint 8 ans.
Attention à ne pas confondre :
Fiscalité en cas de rachat de votre vivant : l’antériorité de 8 ans joue pour les avantages fiscaux sur les gains retirés.
Fiscalité au décès : c’est uniquement l’âge au moment du versement (avant ou après 70 ans) qui compte.
Donc oui, votre bénéficiaire aura droit à l’abattement de 152 500 € même si le décès intervient rapidement après le versement.
Cdlt,
Nalo
Bonjour,
J’ai un contrat d’assurance vie de 300 000 euro avec 100 000 de plus value, à mon décès, est-ce que le prélèvement de 17% (aussi +7% pour le montant dépassant la seuil d’abattement ) s’applique aux 100 000 euro de plus value?
Merci.
Bonjour,
En cas de décès, les prélèvements sociaux (17,2 %) ne s’appliquent pas sur les plus-values non encore retirées du contrat d’assurance-vie.
Ces prélèvements ne concernent que les gains déjà réalisés avant le décès (par exemple lors d’un rachat partiel).
En revanche, les droits de succession spécifiques à l’assurance-vie s’appliquent selon l’âge auquel les versements ont été effectués :
Avant 70 ans : chaque bénéficiaire profite d’un abattement de 152 500 €, puis une taxe de 20 % s’applique entre 152 500 € et 852 500 €, et 31,25 % au-delà.
Après 70 ans : seul le capital versé au-delà de 30 500 € est soumis aux droits de succession classiques (les plus-values en sont exonérées).
Bien à vous,
L’équipe Nalo
Bonjour
L’abattement de 152 500 € s’applique sur uniquement les primes versées ou sur les primes avec intérets ?
Exemple : Prime de 100 000 € à l’ouverture et intérets de 50 000 € après 20 ans
abattement de 100 000 € ou de 150 000 € ?
Bonjour,
L’abattement de 152 500 € s’applique sur le capital transmis à chaque bénéficiaire, c’est-à-dire les primes versées + les gains générés (intérêts, plus-values, etc.).
👉 Dans votre exemple :
Prime versée : 100 000 €
Intérêts après 20 ans : 50 000 €
➡️ Le capital transmis est donc de 150 000 €, et l’abattement couvre la totalité.
Aucune taxation ne s’appliquerait tant que le montant transmis à un bénéficiaire ne dépasse pas 152 500 €, quel que soit le mélange entre capital et plus-values.
Bien à vous,
L’équipe Nalo
Bonjour.
L’abattement de 152500 concerne t’il uniquement les primes versées ou le total primes versées + intérêts cumulés ?
D’avance merci pour votre aide.
Jean-Claude
Bonjour Jean-Claude,
L’abattement de 152 500 € s’applique sur le capital transmis à chaque bénéficiaire, c’est-à-dire sur les primes versées + les intérêts et plus-values générés.
Par exemple :
Si votre contrat comporte 100 000 € de versements et 50 000 € de gains, le montant transmis est 150 000 € — entièrement couvert par l’abattement de 152 500 €.
Autrement dit, l’abattement porte bien sur le total perçu par le bénéficiaire, pas uniquement sur les sommes versées.
Bien à vous,
L’équipe Nalo
Bonjour, Bien compris l’ abattement de 152 500€ par parent et par bénéficiaire pour la totalité des contras souscrits après le 20/11/1991 et avant les 70 ans.
Quid d’ un contrat » supplémentaire » qui serait ouvert après 70 ans , c’est à dire 150 000€ de contrat(s) ouvert(s) entre 1994 et avant 70ans, puis un contrat en 2025 et après 70 ans soumis à l’abattement de 30 500€. Les abattements se cumulent-ils ?
Bonjour,
Oui, les deux régimes d’abattement se cumulent bien.
Concrètement :
Les contrats ouverts avant vos 70 ans bénéficient de l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire et par assuré, sur le capital transmis (versements + gains).
Les contrats ouverts après vos 70 ans relèvent d’un autre abattement, global de 30 500 €, mais celui-ci ne s’applique que sur les versements, pas sur les intérêts (qui sont exonérés).
Ainsi, vous pouvez parfaitement cumuler :
152 500 € d’exonération par bénéficiaire (pour les versements avant 70 ans),
+ 30 500 € d’exonération globale (pour les versements après 70 ans).
Ces deux abattements sont indépendants, et leur combinaison est souvent utilisée dans une stratégie de transmission progressive.
Bien à vous,
L’équipe Nalo
je me pose vraiment la question de savoir si j ‘ai bien compris vos explications en ce qui concerne l ‘abattement de 152500 euros ,sur un contrat assurance vie.
A un moment il est dit que l on beneficie de l ‘abattement sur le contrat au décés de la mère , puis aprés au décés du père. qu en est il exactement?
Car il est précisé tous contrats confondus ?
Avec mes meilleurs remerciements pour votre retour
Concrètement, si vous êtes bénéficiaire de contrats souscrits par votre mère puis, plus tard, par votre père, vous pouvez bénéficier deux fois de l’abattement de 152 500 €, une fois au décès de chaque parent, dès lors que les primes ont été versées avant leurs 70 ans.
La mention « tous contrats confondus » signifie que, pour un même assuré (par exemple votre mère), l’abattement de 152 500 € se calcule sur l’ensemble de ses contrats d’assurance‑vie, mais ne remet pas en cause le fait que vous disposerez à nouveau d’un abattement distinct au décès de
Mon marie est décédé on à eu trois enfants il m’a désigné comme bénéficiaire de son assurance vie est ce que je bénéficie d’un abattement de 152500€ et les enfants est ce qu’ils bénéficie aussi de l’abattement de 152500€
En tant que conjointe du défunt, vous êtes totalement exonérée de droits de succession sur les sommes reçues via l’assurance vie, quel que soit le montant. Cette exonération complète s’applique que les versements aient été effectués avant ou après les 70 ans de votre mari. Vous n’avez donc pas besoin de l’abattement de 152 500 € : vous bénéficiez d’une exonération illimitée.
Situation des enfants
Pour vos trois enfants, la réponse dépend de leur désignation éventuelle comme bénéficiaires :
S’ils ne sont pas désignés bénéficiaires du contrat (seule vous l’êtes), ils ne recevront rien au titre de cette assurance vie et n’auront donc pas droit à l’abattement de 152 500 €.
S’ils sont également désignés bénéficiaires (par exemple en second rang ou à parts égales avec vous), chaque enfant bénéficie alors de son propre abattement de 152 500 € par bénéficiaire, à condition que les versements aient été effectués avant les 70 ans du souscripteur.
Bonjour,
J’ai deux enfants qui seront bénéficiaires de mes AV.
J’ai 69 ans et je me demande quel est le versement optimal à faire pour que chacun de mes enfants bénéficie à fond de l’abattement de 152500€.
Ce que je ne comprends pas dans cet abattement c’est s’il inclut à la fois les versements et les intérêts ou bien si les intérêts ont un statut particulier.
Si on suppose des versement pour un total de 152500€ par enfant bénéficiaire avant 70 ans qui produisent par exemple 30000€ d’interêts composés, quels droit de succession paieront les enfants ?
L’optimisation maximale pour l’assuré avant ses 70 ans impose-t-elle de « réduire la voilure » et de se limiter par exemple à 130000 euros par enfant en imaginant des intérets au plus proche des 22500 euros restants. Ou pas.
Autre point d’interrogation, l’âge de 70 ans de l’assuré pris en compte par le fisc est-il à la date d’anniversaire ou bien à 70 ans révolus soit date d’anniversaire +364 jours.
Avec mes remerciements
L’abattement de 152 500 € par enfant couvre bien le capital transmis au décès pour les versements faits avant 70 ans, c’est‑à‑dire les primes + les intérêts générés.
Avec 152 500 € versés avant 70 ans qui deviennent 182 500 € (donc 30 000 € de gains), chaque enfant reçoit 152 500 € exonérés et paie 20% sur les 30 000 € restants, soit 6 000 € de prélèvement. Limiter les versements à 130 000 € n’est donc pas « obligatoire » fiscalement : cela évite un peu de taxation, mais réduit aussi le capital transmis ; accepter 20% sur la partie au‑delà de 152 500 € reste souvent très intéressant.
Enfin, la frontière des 70 ans se fait à la date exacte de l’anniversaire : tout versement effectué jusqu’à la veille de vos 70 ans relève du régime à 152 500 € par bénéficiaire ; tout versement à partir du jour de vos 70 ans relève du régime après 70 ans (article 757 B, abattement global 30 500 € sur les primes).