Pourquoi un Tracker (ETF) est préférable à un fonds OPCVM traditionnel

L’essentiel

  • Les ETF offrent la diversification la plus efficace pour une fraction du prix des OPVCM traditionnels.
  • Mieux vaut réduire tous les frais possibles que de tenter de battre le marché.
  • La transparence des ETF permet une meilleure gestion des risques.

Les ETF, des fonds qui répliquent le marché pour un coût très faible

Une des différences fondamentales de Nalo avec les autres assurances vie est qu’elle s’appuie sur des ETF (Exchange Traded Funds), et non des OPCVM classiques. Derrière ces termes qui peuvent paraître barbares, point de magie. Un ETF, aussi appelé tracker, est simplement un fonds qui suit le plus précisément possible ce que l’on appelle le marché. Un tracker va, par exemple, répliquer fidèlement le CAC 40, l’ensemble des actions européennes, voire l’ensemble des actions mondiales. Il ne va pas se poser la question de prendre du Renault ou du Peugeot, il va tout simplement prendre les deux, dans les mêmes proportions que l’indice. C’est ce que l’on appelle la gestion passive. L’intérêt de cette approche est de réduire les coûts de gestion par un facteur de cinq à dix par rapport à un fonds classique.

Le fonds classique va lui, en revanche, chercher à faire mieux que son marché de référence, soit en sélectionnant des valeurs précises, soit en tentant de rentrer et sortir du marché au meilleur moment. Cette gestion, dite active, est très coûteuse en recherche et en frais opérationnels, ce qui oblige ces fonds traditionnels à facturer des frais de gestion bien plus élevés.

Au premier abord, ces fonds classiques pourraient sembler nettement plus intéressants qu’un « bête » fonds cherchant à répliquer le marché. Instinctivement, on se dit que l’intelligence et l’effort sont naturellement récompensés. En réalité, il n’en est rien. Les raisons qui prouvent cette idée contre-intuitive sont très connues par les professionnels de la gestion. Elles ont été largement développées dans la littérature académique financière. De nombreux chercheurs dans le domaine ont d’ailleurs reçu des prix Nobel. On peut notamment citer Eugène Fama en 2013 pour ses travaux sur la théorie des marchés efficients.

Surperformer le marché sur le long terme : compétence ou chance ?

Tout d’abord, il a été prouvé qu’il est tout à fait vain de chercher à faire mieux que la performance du marché. Le marché est la moyenne de tous les gens investissant en bourse, ceux-ci étant en majorité des professionnels avertis. Chercher à faire mieux que le marché, c’est chercher à battre l’intelligence collective de l’ensemble des investisseurs. Pour gagner contre le marché, il faut gagner contre tout le monde à la fois, en permanence. Autant dire que sur le long terme cette mission est impossible. Eugène Fama et son collègue Kenneth French ont même démontré, dans un papier intitulé “Luck versus Skilll in the Cross Section of Mutual Fund Returns”, que les gérants qui surperformaient le marché le faisaient le plus souvent par chance et non par compétence.

Ensuite, la plupart des fonds facturent des frais de gestion élevés, souvent autour de 2% par an en France pour les fonds en actions (sans compter les droits d’entrée). Il est extrêmement difficile de surperformer suffisamment le marché pour compenser ces frais. Et les gérants de ces fonds traditionnels n’y arrivent pas. Dans l’édition de mi-2015 de l’étude SPIVA (S&P Indices Versus Active), on apprend que moins de 13% des fonds domiciliés en Europe et investissant en Europe ont connu une performance supérieure à leur indice de référence. Plus marquant: moins de 3% des fonds ont surperformé leur indice si l’on regarde les fonds investissant en dehors de l’Europe. Il ne faut pas non plus croire que le risque de baisse d’un fonds est moins élevé que celui d’un indice. Les gérants n’arrivent pas à limiter la baisse des bourses, cela a aussi été démontré.

Vous penserez peut-être qu’il suffit de sélectionner ces quelques fonds qui surperforment. Malheureusement, pour ainsi dire, personne n’est arrivé à trouver une façon d’identifier ces fonds. L’épargnant a souvent tendance à regarder les performances passées. Ce n’est pas parce qu’un gérant a bien performé qu’il va continuer à surperformer. Même lorsqu’il l’a fait depuis cinq ou dix ans ! C’est le phénomène statistique que l’on appelle le retour à la moyenne. D’ailleurs, lorsque dans les prospectus d’un fonds, vous lisez « Les performances passées ne préjugent pas des performances futures », les autorités de régulations qui ont imposé ce petit texte ont bien cela en tête.

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La transparence des ETF permet une stratégie patrimoniale optimale

Enfin, les fonds classiques ne sont pas toujours d’une transparence exemplaire. Par exemple, ils ne se comparent pas toujours, ou ne sont pas toujours comparés, au marché de référence qu’ils suivent réellement. Parfois, ils se comparent aux grandes entreprises du CAC 40 alors qu’ils investissent dans les petites entreprises. Or, les petites entreprises ont en général une meilleure performance que les grandes entreprises (en contrepartie d’un risque plus élevé). Par ailleurs, de nombreux fonds classiques suivent le marché quasiment  aussi automatiquement qu’un ETF, alors qu’ils sont vendus avec des frais beaucoup plus élevés. Et, enfin, beaucoup de fonds dévient de leur stratégie d’origine. C’est d’ailleurs aussi ce qui explique pourquoi un fonds qui a surperformé a peu de chance de continuer à le faire. En effet, un fonds qui affiche une bonne performance attire des encours (l’argent qu’il gère) de plus en plus importants. Il doit alors investir des sommes très importantes d’argent. Il ne peut donc plus investir sur les entreprises qu’il avait l’habitude de sélectionner et doit aller vers les grandes capitalisations, moins performantes. De plus, il perd en maniabilité et sous-performe.

Les ETF ne subissent pas ces problèmes. Ils suivent très précisément un indice, pour un coût très peu élevé et donc de façon très efficace. Mais surtout, ils sont d’une transparence exemplaire. Vous pouvez connaître à tout moment les titres (actions ou obligations) que détient un ETF et vous pouvez être sûr qu’il va respecter la stratégie qu’il vous déclare suivre. Ce fait est important pour une évaluation correcte du risque, et donc la définition d’une stratégie patrimoniale optimale. La transparence est un élément essentiel pour l’épargnant.

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Édouard Petit

Édouard Petit

Édouard Petit est un investisseur individuel passionné. Auteur dans le domaine de l’épargne, il a notamment écrit les livres « Épargnant 3.0 » et « Créer et piloter un portefeuille d’ETF ». Convaincu de la puissance de la gestion passive, il s’est spécialisé dans ce domaine. Il cherche à faire partager ses connaissances avec le plus grand nombre d’épargnants. Ainsi, il intervient sur différents blogs et forums et édite un blog de référence sur la gestion passive et les ETF.

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