Le transfert Madelin vers PER est devenu un sujet incontournable pour les travailleurs non salariés qui souhaitent moderniser et optimiser leur épargne retraite. Depuis la loi PACTE de 2019, le Plan d’Épargne Retraite a remplacé progressivement les anciens dispositifs, dont le contrat Madelin, en apportant plus de souplesse, de portabilité et de lisibilité.
Derrière ce changement de support, il ne s’agit pas d’un simple “changement de boîte”, mais bien d’une décision fiscale et patrimoniale importante, qui va influencer la façon dont vous utiliserez votre épargne au moment de la retraite (capital, rente, mixte), ainsi que l’impôt que vous paierez.
Comprendre le transfert Madelin vers PER
Qu’est-ce qu’un contrat Madelin et un PER ?
Le contrat Madelin est un produit d’épargne retraite créé pour les travailleurs non salariés (TNS) : artisans, commerçants, professions libérales, gérants majoritaires, etc.
Il permet de se constituer une retraite complémentaire avec un avantage fiscal à l’entrée :
- les cotisations sont déductibles du revenu professionnel, dans une certaine limite.
- En contrepartie, l’épargne est bloquée jusqu’à la retraite (sauf rares cas) et la sortie s’effectue, en principe, uniquement sous forme de rente viagère.
Le Plan d’Épargne Retraite, mis en place par la loi PACTE, est venu remplacer la plupart des anciens produits (Perp, Madelin, article 83, etc.) en offrant un cadre unifié et plus souple.
Il existe en trois “compartiments” :
| Type de PER | Pour qui ? | Origine des sommes |
| PER individuel (PERIN) | Particuliers, TNS, indépendants | Versements volontaires individuels |
| PER collectif (PERECO) | Salariés d’entreprise (facultatif) | Épargne salariale, intéressement, etc. |
| PER obligatoire (PERO) | Salariés concernés par un régime pro | Cotisations obligatoires employeur/salarié |
Le PER se distingue surtout par ses modes de sortie à la retraite : contrairement au Madelin, vous pouvez choisir une sortie en capital, en rente, ou un mix des deux. C’est cette flexibilité qui explique en grande partie l’intérêt du transfert.
Pourquoi le transfert Madelin vers PER est-il pertinent ?
Si vous avez souscrit un contrat Madelin il y a plusieurs années, c’était sans doute pour profiter de la déduction fiscale et préparer une rente complémentaire.
Avec le temps, vos besoins ont peut‑être changé : vous pouvez envisager un projet immobilier, un changement d’activité, ou simplement souhaiter plus de liberté à la retraite.
Le transfert Madelin vers PER répond à plusieurs enjeux concrets :
- Obtenir une plus grande liberté à la sortie (ne pas être “enfermé” dans la rente).
- Regrouper plusieurs contrats retraite en un seul pour mieux suivre et piloter votre épargne.
- Profiter d’un cadre plus moderne, notamment en matière de cas de déblocage anticipé.
- Simplifier votre stratégie patrimoniale dans un contexte de carrière souvent moins linéaire qu’autrefois.
En d’autres termes, le PER permet d’aligner votre épargne retraite avec votre vie réelle : projets, aléas, changements de statut ou de revenus.
Les principales différences entre Madelin et PER
Pour bien saisir l’intérêt éventuel du transfert, il est utile de mettre face à face les caractéristiques majeures des deux dispositifs.
Madelin vs PER : les grandes caractéristiques
| Critère | Contrat Madelin | Plan d’Épargne Retraite (PER) |
| Public visé | TNS principalement | Tout public (salariés, TNS, inactifs) |
| Fiscalité à l’entrée | Déduction des versements (plafonds TNS) | Déduction identique pour PER individuel |
| Blocage des fonds | Jusqu’à la retraite (sauf rares cas) | Jusqu’à la retraite, mais plus de cas de sortie anticipée |
| Modes de sortie | Rente viagère (sauf exceptions limitées) | Capital, rente, ou combinaison des deux |
| Déblocage anticipé | Très limité | Inclut l’achat de la résidence principale |
| Portabilité | Transfert possible mais peu mis en avant | Transfert facilité entre PER (droits facilement transférables) |
| Versements | Souvent minimum annuel obligatoire | Versements libres (montant et fréquence) |
| Produit de référence | Dispositif “ancienne génération” | Dispositif “nouvelle génération” depuis la loi PACTE |
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Exemple :
Un indépendant détient 100 000 € sur un Madelin. S’il ne change rien, il percevra à terme une rente viagère, calculée en fonction de son âge et des conditions de l’assureur. S’il transfère vers un PER, il pourra décider de récupérer une partie de ce montant en capital, par exemple 40 000 € à la retraite, et laisser le reste en rente, ou tout sortir en capital pour financer un projet majeur.
Les avantages clés du transfert Madelin vers PER
Une plus grande souplesse de sortie : capital ou rente ?
L’un des principaux inconvénients historiques du Madelin est l’obligation de sortie en rente, perçue comme rigide par de nombreux épargnants.
Le PER met fin à cette contrainte. Vous pouvez :
- Sortir 100% en capital (en une fois ou de manière fractionnée).
- Choisir une rente viagère.
- Combiner les deux, par exemple un capital initial pour un projet, puis une rente complémentaire.
Cette flexibilité change complètement la manière de penser la retraite : vous ne subissez plus un schéma imposé, vous construisez un plan de sortie adapté à vos besoins (financement d’un projet, baisse progressive d’activité, aide aux enfants, etc.).
Options de sortie avant et après transfert
| Situation à la retraite | Avec un Madelin | Après transfert vers PER |
| Besoin de liquidités immédiates | Rente uniquement (peu adaptée) | Capital possible (total ou partiel) |
| Volonté de revenus réguliers | Rente viagère | Rente viagère, éventuellement complétée par capital |
| Projet ponctuel (résidence secondaire, aide aux enfants) | Complexe à financer uniquement avec une rente | Capital ciblé pour le projet, rente pour le reste |
La possibilité de débloquer son épargne de manière anticipée
Le PER introduit plus de cas de déblocage anticipé. Le plus concret pour beaucoup d’épargnants est l’achat de la résidence principale. Cela signifie que votre épargne retraite peut, dans certains cas, vous aider à devenir propriétaire plus tôt.
Imaginons un TNS qui souhaite acheter sa première résidence principale à 52 ans. S’il est resté sur un contrat Madelin, son épargne retraite ne peut pas l’aider, sauf cas exceptionnels (invalidité, cessation d’activité suite à liquidation, etc.).
S’il a transféré sur un PER, une partie de son épargne peut être mobilisée pour le financement de ce projet immobilier, tout en conservant une épargne pour la retraite.
Une fiscalité optimisée à l’entrée et à la sortie
Sur le plan fiscal, le transfert ne remet pas en cause un avantage majeur : la déduction des versements du revenu imposable.
Un versement volontaire sur PER individuel conserve le même mécanisme de déduction que sur un Madelin, avec des plafonds de déduction comparables.
En revanche, le moment de la sortie change la donne :
- En rente : la fiscalité reste proche de celle du Madelin (imposition comme pension de retraite, après abattement).
- En capital : les règles diffèrent selon l’origine des sommes (versements déduits ou non, plus‑values), mais vous disposez de leviers pour lisser l’imposition en étalant les retraits sur plusieurs années, au lieu de subir une rente fixe.
Prenons un exemple simple : vous versez 10 000 € sur votre PER, avec une tranche marginale d’imposition à 30%. La déduction vous procure une économie d’impôt de 3 000 €.
La question devient alors : “Comment organiser ma sortie pour que l’impôt payé plus tard reste raisonnable par rapport à l’avantage obtenu aujourd’hui ?”. C’est précisément là que la flexibilité du PER est intéressante.
La portabilité des droits et la simplification de la gestion
Au fil d’une carrière, il n’est pas rare d’accumuler plusieurs produits retraite : Madelin, PERP, épargne salariale, voire un premier PER.
Cette multiplication complique la vision globale : difficile de savoir exactement combien vous aurez à la retraite, avec quels frais et quelles règles de sortie.
Le PER facilite le regroupement de vos droits. Vous pouvez transférer vos anciens contrats (PERP, Madelin, parfois article 83) vers un PER pour suivre votre épargne retraite sur un seul support, avec une grille de frais et des supports d’investissement clarifiés.
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Inconvénients et points de vigilance avant le transfert
Les frais de transfert : comment les anticiper ?
Le transfert d’un contrat Madelin vers un PER peut entraîner des frais prélevés par l’ancien assureur. La réglementation encadre ces frais : ils ne peuvent pas dépasser 5% de l’encours, et sont nuls lorsque le contrat a plus de 10 ans.
Illustration des frais de transfert Madelin vers PER
| Encours sur le contrat Madelin | Ancienneté du contrat | Taux de frais maximal autorisé | Montant max des frais théoriques |
| 80 000 € | 6 ans | 5% | 4 000 € |
| 80 000 € | 11 ans | 0% | 0 € |
| 40 000 € | 4 ans | 5% | 2 000 € |
Ces montants sont des plafonds réglementaires, et certains assureurs peuvent appliquer des frais plus faibles, voire nuls : il est donc indispensable de consulter le relevé et les conditions de votre contrat avant de décider.
La perte potentielle de garanties spécifiques au contrat Madelin
Certains contrats Madelin, en particulier les plus anciens, proposaient des avantages qui ne se retrouvent plus, ou pas dans les mêmes conditions, sur les PER récents. C’est notamment le cas :
- D’un rendement minimum garanti sur le fonds en euros.
- De tables de mortalité anciennes, permettant une rente plus élevée à capital égal.
- D’options de rente particulières (réversion, annuités garanties) à des conditions avantageuses.
En transférant vers un PER, vous renoncez à ces caractéristiques. C’est un point clé si votre priorité est d’avoir une rente viagère maximale et sécurisée. Un diagnostic précis du contrat Madelin d’origine s’impose donc avant de trancher.
L’impact sur la fiscalité en cas de sortie en capital
La sortie en capital est attractive sur le plan de la souplesse, mais elle n’est pas neutre fiscalement.
Quand les sommes issues d’un Madelin transféré sont retirées en capital sur le PER, la part correspondant à des versements déduits est imposée à l’impôt sur le revenu, et les gains (plus‑values) supportent en général la fiscalité des revenus de capitaux mobiliers (flat tax, sauf option pour le barème).
Si vous retirez un montant important en une seule fois, vous pouvez vous retrouver avec une hausse significative d’impôt cette année‑là.
En revanche, en fractionnant la sortie sur plusieurs années, en la coordonnant avec une baisse de revenus à la retraite, vous pouvez lisser l’impact fiscal. Le PER vous donne cette possibilité, à condition de l’anticiper.
Le choix du bon PER pour votre situation
Tous les PER ne se valent pas. Certains se distinguent par des frais de gestion bas, une large gamme de supports (fonds euros solides, unités de compte diversifiées, ETF, fonds ISR), ou encore une gestion pilotée adaptée à votre horizon de retraite. D’autres, plus chargés en frais, peuvent réduire la performance nette de votre épargne sur le long terme.
Un point de vigilance : les frais cumulés (frais sur versements, de gestion, d’arbitrage, sur la rente) ont un impact important sur la performance. Avant de transférer, il est donc utile de comparer votre contrat Madelin actuel et le ou les PER envisagés.
Quelques critères de choix d’un PER
| Critère | Ce qu’il faut regarder |
| Frais de gestion | Niveau annuel, sur fonds euros et unités de compte |
| Frais sur versements | Présents ou non, et à quel niveau |
| Qualité du fonds en euros | Rendements passés, politique de participation aux bénéfices |
| Offre en unités de compte | Diversification, présence d’ETF, fonds responsables |
| Gestion | Gestion libre, pilotée, profils de risque disponibles |
| Options de sortie | Capital fractionné, options de rente, réversion |
Les étapes pratiques pour transférer votre contrat Madelin vers un PER
Étape 1 : Choisir votre nouveau PER
La première étape consiste à sélectionner le PER qui accueillera votre épargne Madelin. Vous pouvez passer par une banque, un assureur, un courtier en ligne ou un acteur spécialisé dans la gestion de patrimoine.
L’objectif est de trouver un contrat qui combine des frais compétitifs, une offre d’investissement de qualité, et une souplesse suffisante au moment de la sortie.
Un comparatif des meilleurs PER (en ligne, via un conseiller ou un comparateur) est souvent un bon point de départ.
Étape 2 : Constituer votre dossier de transfert
Une fois le PER choisi et ouvert, vous devez formaliser votre demande de transfert. Dans la pratique, l’établissement d’accueil vous fournit un formulaire de transfert et se charge de la relation avec l’assureur qui gère votre Madelin.
Les pièces classiques à prévoir sont :
- Un relevé de situation à jour de votre contrat Madelin.
- Une copie de votre pièce d’identité.
- Un RIB.
- Le formulaire de transfert dûment complété et signé.
Étape 3 : Suivre l’avancement de votre demande
Après l’envoi du dossier, l’assureur d’origine ne peut pas s’opposer au transfert, mais il dispose d’un délai pour l’exécuter. L’assureur du PER vous tient informé des étapes : réception des fonds, valorisation, affectation sur les supports choisis.
Pendant cette période, il est utile de vérifier :
- Que le montant transféré correspond bien à la valeur mentionnée sur votre relevé.
- Que les supports d’investissement sélectionnés au sein du PER sont conformes à votre profil de risque et à votre horizon de retraite.
Les délais légaux et les documents nécessaires
Les textes n’imposent pas un délai “express”, mais en pratique, un transfert de Madelin vers PER prend souvent entre 1 et 3 mois, selon les assureurs.
Récapitulatif pratique du transfert
| Élément | Points à retenir |
| Délai moyen | Environ 1 à 3 mois |
| Frais | Plafonnés à 5% de l’encours, 0% au‑delà de 10 ans |
| Démarches | Principalement gérées par le nouveau gestionnaire |
| Documents principaux | Relevé Madelin, CNI, RIB, formulaire de transfert |
| Possibilité de refus du transfert | Non, l’assureur d’origine ne peut pas s’y opposer |
Fiscalité du transfert Madelin vers PER
La fiscalité à l’entrée : déductibilité des versements
Sur le plan fiscal, le transfert en lui‑même est neutre : vous ne payez pas d’impôt au moment du transfert, et vous ne bénéficiez pas non plus d’une nouvelle déduction fiscale. Les sommes provenant du Madelin sont considérées comme déjà déduites par le passé.
En revanche, les nouveaux versements que vous effectuez sur votre PER individuel après le transfert restent déductibles de votre revenu imposable, dans les mêmes limites que pour le Madelin. Cela signifie que vous conservez le levier fiscal pour les années à venir.
La fiscalité à la sortie : rente viagère ou capital
À la retraite, vous aurez plusieurs scénarios possibles :
- Si vous optez pour une rente, la fiscalité est proche de celle des pensions de retraite classiques : imposition à l’impôt sur le revenu après abattement spécifique, plus prélèvements sociaux.
- Si vous choisissez une sortie en capital, la part correspondant à des versements déductibles est imposée au barème de l’impôt sur le revenu, et les plus‑values suivent le régime des revenus du capital (souvent flat tax, sauf option pour le barème).
L’enjeu consiste à articuler le calendrier de sortie avec votre niveau de revenus à la retraite pour limiter les pics d’imposition.
Comparaison fiscale entre Madelin et PER
Fiscalité comparée Madelin vs PER
| Aspect fiscal | Contrat Madelin | PER après transfert |
| À l’entrée | Déduction des cotisations | Déduction des versements PER identique |
| Pendant la phase d’épargne | Plus‑values non taxées tant qu’elles restent investies | Idem |
| À la sortie en rente | Rente imposée comme pension + prélèvements sociaux | Rente imposée comme pension + prélèvements sociaux |
| À la sortie en capital | En pratique non applicable (sauf cas limités) | IR sur la part déduite, fiscalité des gains sur le reste |
Le PER ne fait donc pas “disparaître” l’impôt, mais il vous donne davantage de maîtrise sur le moment et la forme sous lesquels vous le paierez.
Impact sur le plafond de déduction fiscale
Le transfert de votre Madelin vers un PER n’entame pas vos plafonds de déduction disponibles pour l’année en cours.
En revanche, les nouveaux versements que vous effectuerez sur votre PER s’imputeront, comme avant, sur votre plafond d’épargne retraite (calculé à partir de vos revenus professionnels ou salariaux).
Conseils d’experts et erreurs à éviter
Quand est-ce le bon moment pour transférer ?
Il n’existe pas de “date butoir” légale pour transférer un contrat Madelin vers un PER, mais certains moments sont plus propices que d’autres :
- À l’approche de la retraite, pour préparer une stratégie de sortie mixte (capital + rente) et simuler l’impact fiscal.
- Lorsque les frais et/ou la performance de votre contrat Madelin sont décevants.
- Quand vous souhaitez regrouper vos différents produits retraite pour clarifier votre stratégie globale.
L’importance de l’accompagnement d’un professionnel
Même si le cadre réglementaire est bien défini, la pertinence d’un transfert reste une question personnelle, qui dépend de nombreux paramètres : âge, niveau d’épargne, autres placements (assurance vie, épargne salariale), situation familiale, fiscalité actuelle et future.
Un conseiller en gestion de patrimoine ou un expert retraite peut vous aider à :
- Analyser les garanties de votre contrat Madelin actuel.
- Comparer plusieurs PER en tenant compte des frais et de la qualité de gestion.
- Construire un scénario de sortie cohérent avec vos objectifs et votre fiscalité.
Ne pas se précipiter : bien analyser son contrat Madelin
Avant d’envoyer une demande de transfert, il est utile de passer en revue votre contrat Madelin avec une grille de lecture simple :
| Point à analyser | Questions à se poser |
| Frais | Les frais sont‑ils élevés par rapport au marché ? |
| Performance passée | Le fonds en euros a‑t‑il un rendement correct ? |
| Garanties techniques | Bénéficiez‑vous d’un taux garanti ou d’une table ancienne ? |
| Options de rente | Les options sont‑elles intéressantes (réversion, etc.) ? |
| Besoin réel de rente | Souhaitez‑vous vraiment une rente importante ou plutôt du capital ? |
Dans certains cas, conserver un Madelin bien doté en garanties et performant peut rester pertinent, notamment si la rente viagère est votre priorité absolue.
Vérifier les garanties et options du nouveau PER
De la même façon, le PER d’accueil doit être évalué avec attention. Au‑delà des frais, interrogez‑vous sur la qualité de l’accompagnement, la clarté des supports, la présence ou non de gestion pilotée, et les options de sortie.
Quelques exemples concrets pour se projeter
- Un indépendant verse 8 000 € sur un PER, avec une tranche marginale à 41%. L’économie d’impôt annuelle est de 3 280 €. Si cette stratégie est répétée plusieurs années, le gain fiscal cumulé devient significatif, mais il faudra organiser la sortie pour ne pas “reprendre” l’intégralité de cet avantage en impôt à la retraite.
- Un épargnant dispose de 120 000 € issus d’un ancien Madelin transféré sur un PER. Plutôt que de demander l’intégralité en une fois, il choisit d’étaler ses retraits sur 10 ans, à raison de 12 000 € par an, à un moment où ses autres revenus baissent. Cela permet de lisser l’imposition.
- Un TNS approche de la cinquantaine et souhaite acheter sa résidence principale. Il transfère son Madelin vers un PER, puis utilise une partie des droits pour compléter son apport, tout en gardant un matelas pour sa retraite.

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