Pourquoi l’assurance-vie porte mal son nom ?

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L’essentiel :

  • Les premières assurances-vie ont été inventées au XVIe siècle, pour assurer les aventuriers des mers.
  • Aujourd’hui, l’assurance-vie est utilisée en tant que produit d’investissement. Il ne faut pas la confondre avec l’assurance décès.
  • La clause bénéficiaire de l’assurance-vie, permet de léguer vos investissements à la personne de votre choix.

L’assurance-vie, le placement préféré des français (40% de l’épargne en France), n’a pas forcément un nom qui lui correspond. Ce n’est pas une assurance traditionnelle et la vie de « l’assuré » n’est pas réellement au centre des préoccupations du contrat.

C’est, entre autres, à cause de son nom que l’on pense souvent que l’assurance-vie est une assurance en cas de décès. Néanmoins, bien que souscrite auprès d’une société d’assurance, elle est utilisée pour investir son patrimoine, avec de nombreux avantages.

Les origines de l’assurance-vie

On peut faire remonter les origines de l’assurance-vie au XIVe siècle. Ce sont d’abord la vie des hommes, formant l’équipage des navires, qui était assurée ; notamment celle du capitaine et des officiers. Les marins payaient une cotisation avant leur départ à des “assureurs” qui mutualisaient le risque. L’aventurier qui revenait vivant de son périlleux voyage recevait une prime d’un montant bien supérieur à sa cotisation. Les morts payent, les vivants célèbrent.

En 1681, conformément à la doctrine catholique, Colbert interdit l’assurance-vie parce que “l’homme n’a pas de prix”.

En réaction à cette interdiction, les premières tontines font leur apparition en 1689. Dans ces tontines, une centaine de personnes faisaient pot commun d’un montant forfaitaire au début de l’année. Les tontiniers encore vivants à la fin de l’année se partageaient le butin. A l’époque on estimait que sur 100 personnes, 6 mouraient au cours de l’année, les gains potentiels étaient donc d’environ 6% par an.

Ce système d’épargne rencontra un certain succès au XVIIIe et au XIXe siècle.

Cependant, un arrêté royal de 1787 donne naissance à la première assurance sur la vie officielle :

“Le conseil royal autorise les compagnies d’assurance sur la vie et contre les incendies” Arrêt N°4003 de l’édit de Versailles, 3 Novembre 1787.

Ces nouveaux contrats d’assurance-vie vont prévaloir tout au long du XIXe siècle puis ils seront délaissés au début du XXe, parce qu’ils ne protégeaient pas suffisamment de l’inflation, qui était à l’époque importante et volatile.

L’assurance-vie telle qu’on la connaît apparaît en 1969, avec l’autorisation des contrats en unités de compte à capital variable mobilier ou immobilier.

Le développement des marchés financiers dans les années 80 va entraîner un réel boom de ces contrats devenus produit d’épargne et d’investissement.

Assurance vie ou assurance-décès ?

Les français font très souvent la confusion entre assurance-vie et assurance décès. Pourtant elles sont très différentes l’une de l’autre :

L’assurance décès est un produit purement assurantiel : dans ces contrats d’assurance, vous réalisez des versements qui conditionnent un capital à verser au bénéficiaire de votre choix lorsque vous décédez, afin de lui apporter une aide financière. Néanmoins, vous ne pourrez en aucun cas bénéficier de ce capital au cours de votre vie.

L’assurance-vie peut être assimilée à un compte permettant de réaliser des investissements financiers, comme le PEA ou le compte-titres. Cependant, il possède d’une part, une clause permettant de choisir les bénéficiaires en cas de décès, et d’autre part une fiscalité avantageuse.

L’assurance-vie pour investir

L’assurance-vie est une enveloppe fiscale permettant de réaliser des investissements variés à travers le monde : actions, obligations, fonds d’investissement et même fonds immobiliers. Par ailleurs, le patrimoine investi n’y est pas bloqué et les plus-values réalisées sont, en grande partie, exonérées de l’impôt sur le revenu. Cela en fait une enveloppe fiscale très intéressante.

Vivant, vous êtes l’unique bénéficiaire de vos investissements.

Pour plus d’informations sur l’assurance-vie, n’hésitez pas à lire notre article L’assurance-vie : explications

L’assurance-vie en cas de décès, la clause bénéficiaire

En revanche, les assurances vie ont toutes une clause bénéficiaire. Cette clause prévoit de faire bénéficier votre contrat aux personnes de votre choix en cas de décès.

L’avantage de l’assurance-vie est d’être hors succession. C’est-à-dire que ce sont les personnes désignées par vos soins  qui bénéficieront du capital investi après votre décès, là encore, avec une fiscalité avantageuse. De plus, les montants investis dans une assurance-vie ne viennent pas s’ajouter au montant des autres biens transmis.

Notez que si le(s) bénéficiaire(s) décède(nt) avant l’assuré, la clause peut être caduque : les sommes n’iront pas aux bénéficiaires après le décès de l’assuré mais aux héritiers de ce dernier. Il est donc important de rédiger correctement la clause bénéficiaire de votre contrat d’assurance-vie.

A propos de Nalo

Nalo est un service d’investissement financier. Pour réaliser vos investissements, nous avons choisi l’assurance-vie comme enveloppe fiscale parce que sa fiscalité est très avantageuse et elle permet de diversifier son portefeuille.

Chez Nalo, nous vous accompagnons dans l’élaboration d’une allocation diversifiée, construite sur-mesure, en fonction de vos objectifs financiers et de votre environnement patrimonial.

Références :

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site, ou faites une simulation d'investissement :

Julien Colombie

Julien Colombie

Conseiller en gestion de patrimoine

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