Quels sont les différents placements bancaires ?

L’essentiel :

  • Les livrets d’épargne sont conseillés pour un placement à court terme.
  • Le PEA et l’assurance-vie permettent d’investir en bourse.
  • L’offre des banques est généralement plus chère que celle des Fintech.

Les placements bancaires sont des moyens de faire fructifier son épargne. En France, ils sont distribués par les banques et captent la très grande majorité des fonds des épargnants. Il existe trois types de placements bancaires, caractérisés par l’objectif d’investissement auquel ils sont associés.

  1. Les livrets d’épargne réglementés (700 milliards d’euros d’encours) permettent de placer son argent à un taux fixe et garanti. Ils sont intéressants pour héberger votre épargne de précaution puisque l’argent reste disponible et “travaille”, ce qui n’est pas le cas des comptes courants.
  2. Le PEL (plan épargne logement) est un produit d’épargne bloqué qui permet de se constituer un capital en vue d’un achat immobilier. Son taux est garanti.
  3. L’assurance-vie et le PEA (plan épargne en actions) permettent d’investir en bourse.

Les placements bancaires réglementés et non réglementés

Si vous souhaitez que votre argent rapporte mais vous pensez en avoir besoin prochainement (épargne de précaution, voyage à financer, etc.), les livrets bancaires sont une bonne option. En revanche, ils ne sont pas intéressants pour un placement à moyen long terme. Attention, l’argent placé sur un PEL est bloqué.

Le livret A

Le livret A est un placement réglementé affichant un rendement de 0,75%. Il est exonéré de prélèvements sociaux et d’impôts sur le revenu. Plafonné à 22 950€, le livret A constitue un bon placement pour une épargne facilement mobilisable.

Les livrets bancaires

Il existe plusieurs autres types de livrets bancaires :

Les livrets réglementés, dont les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux :

  • le livret de développement durable et solidaire (LDDS) : rendement fixé à 0,75%, il est plafonné à 12 000 euros.
  • le livret jeune : pour les 12 à 25 ans. Son taux est au minimum égal à celui du livret A. Il est plafonné à 1 600 euros (hors intérêts).
  • le livret d’épargne populaire : réservé aux plus modestes, il est soumis à des conditions de revenus. Il permet de placer jusqu’à 7 700 euros à un taux de 1,25%.

Les livrets non réglementés voient leur taux fixés par les banques. Les intérêts sont soumis aux prélèvements sociaux et à l’impôt sur le revenu. On trouve dans cette catégorie les comptes courants rémunérés, les livrets sociétaires, les comptes sur livret (livret B) et les super livrets, au taux boosté. Dans l’ensemble, ces livrets sont plus contraignants que les livrets réglementés. Ils proposent parfois des rémunérations légèrement plus élevées que le livret A.

Le PEL

Longtemps plébiscité pour son rendement garanti très intéressant (2,5% avant prélèvements sociaux jusqu’en 2015), le PEL affiche désormais un taux de 1% et une fiscalité complète dès la première année. En effet, pour les PEL souscrits depuis le 1er janvier 2018, les intérêts produits sont imposés au prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux global de 30% (12,8 % + 17,2 % de prélèvements sociaux). Le rendement net d’un PEL est donc désormais de seulement 0,70%, là où le livret A affiche 0,75%. La suppression de la prime d’État associée et le fait que l’argent soit bloqué jusqu’à l’achat d’un bien immobilier font du PEL un placement à éviter en 2019.

Les placements bancaires qui permettent d’investir en bourse

L’assurance-vie et le PEA sont des enveloppes fiscales qui permettent d’investir sur des actifs diversifiés. Elles ont chacune des avantages et des contraintes, notamment du point de vue de la fiscalité. L’argent investi sur ces deux enveloppes n’est pas bloqué.

Attention, leurs rendements ne sont pas garantis (hors fonds euros). Les placements bancaires qui permettent d’investir en bourse sont conseillés pour un investissement moyen et long terme.

À lire aussi : comment bien investir en bourse ?

L’assurance-vie

L’assurance-vie est une enveloppe fiscale qui permet d’investir sur du monétaire, des actions, des obligations, des OPCVM et des fonds indiciels. Elle n’a pas de plafond ni de limite dans le temps. Au bout de 8 ans, vous bénéficiez d’une fiscalité intéressante sur vos plus-values : 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 pour un couple et par an sont exonérés d’impôts. Si vous effectuez un rachat partiel ou total avant 8 ans, c’est la flat tax à 30% qui s’applique. L’assurance-vie peut être souscrite en gestion libre (vous pilotez vous-même votre portefeuille) ou en gestion pilotée (vous déléguez la gestion de votre portefeuille à des professionnels).

L’assurance-vie est aussi un formidable outil de succession. Les versements réalisés avant vos 70 ans sont exonérés de droits de succession jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire.

Le PEA et le compte-titres

Le Plan d’Épargne en Actions et le compte-titres sont toutes deux des enveloppes qui permettent d’investir dans de très nombreux titres. Si le compte-titres ne présente aucune restriction, le PEA limite le choix des supports aux entreprises européennes et à 150 000€ maximum. Le PEA présente toutefois une fiscalité avantageuse : à partir de 5 ans de détention, les plus-values réalisées sur le PEA ne sont plus imposables et subiront seulement les prélèvements sociaux. Auparavant, c’est encore une fois la flat tax qui s’applique.

Faut-il choisir les produits de votre banque ?

Oui et non. En ce qui concerne les placements réglementés, il n’y a pas d’intérêt à choisir un acteur en particulier. Puisqu’ils sont encadrés par l’Etat, ces placements auront les mêmes caractéristiques d’un établissement à l’autre.

Pour les placements bancaires qui permettent d’investir en bourse en revanche, nous vous conseillons fortement de vous intéresser aux offres des acteurs en ligne. En effet, la proposition des Fintech est supérieure pour au moins quatre raisons :

  1. Les produits d’épargne y coûtent moins cher : une assurance-vie chez Nalo par exemple coûte jusqu’à trois fois moins cher que dans une banque traditionnelle. Les banques ont en effet tendance à facturer des frais qui ne se justifient plus.
  2. Le niveau de conseil y est supérieur : le métier des conseillers bancaires tend de plus en plus à être confiné à celui de vendeur de produits financiers. Chez les Fintech, les conseillers financiers sont disponibles et vous accompagnent dans vos problématiques patrimoniales. Les placements proposés par les Fintech prennent en compte vos spécificités.
  3. Les produits d’épargne y sont de meilleure qualité : dans les banques traditionnelles, vous avez peu de visibilité sur les supports d’investissement choisis par les banquiers pour vos placements en bourse. Bien souvent, ces derniers privilégient des fonds “maison”, sur lesquels ils sont intéressés, au détriment de la performance. Dans les Fintech, le choix est fait d’utiliser exclusivement des ETF, des fonds indiciels qui répliquent la performance des marchés en affichant des niveaux de frais très faibles. Ainsi, pas de conflit d’intérêt !

Ce que Nalo peut faire pour vous

Nalo est un conseiller financier qui propose des placements bancaires adossés à des assureurs de renom. Vous pouvez déléguer la gestion de votre assurance-vie à Nalo, qui se chargera de piloter votre portefeuille composé d’actions et d’obligations (via des ETF). Le contrat d’assurance-vie Nalo Patrimoine présente des frais parmi les moins élevés du marché.

Avec Nalo, vous bénéficiez d’un placement adapté à votre projet d’investissement, à votre situation personnelle et à votre situation patrimoniale. Notre méthode de gestion est inspirée des travaux des Prix Nobel de l’économie : nous optimisons la performance de vos placements tout en maîtrisant de bout en bout votre exposition au risque.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site, ou faites une simulation d'investissement :

Hugo Bompard

Hugo Bompard

Statisticien Économiste, précédemment chercheur au Centre de Recherche en Statistique et en Économie, Hugo Bompard est Directeur Scientifique de Nalo.

1 Comment »

  1. Il existe également le PEA-PME depuis 2014 permet aux épargnants d’investir sur des petites et moyennes entreprises ( moins de 5 000 salariés et un chiffre d’affaire inférieur à 1,5 milliard d’euros ) via une enveloppe de 75 000€ ( plafond max ).

    Au passage, il dispose des mêmes avantages que le PEA sur le plan fiscal et peut se cumuler avec ce dernier.

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