Comment investir en bourse en 2026 ? Guide pour débutant

9 min
Sommaire
À propos de Nalo

Nalo offre une solution d'épargne unique pour gérer votre avenir financier, alignant votre argent avec vos projets via une plateforme d'investissement entièrement numérique et un accompagnement personnalisé de conseillers.

Ce guide a un objectif simple : vous expliquer comment placer son argent en bourse de façon claire, sans jargon inutile, et surtout sans fausse promesse. Vous y trouverez les bases du fonctionnement des marchés, les étapes concrètes pour commencer, les supports à connaître (PEA, compte-titres, assurance-vie, PER), les frais visibles et cachés, les stratégies adaptées aux débutants, les pièges psychologiques et les erreurs à éviter.

L'exemple de Nalo

Investir en Bourse : L’essentiel

  • Investir en Bourse, c’est acheter des actifs financiers (surtout des actions) pour faire fructifier son capital sur le long terme.
  • Les actions sont historiquement la classe d’actifs la plus performante (~8,5 %/an en moyenne, soit un capital doublé en moins de 10 ans), mais aussi la plus volatile.
  • On peut commencer avec quelques dizaines d’euros grâce aux ETF et aux investissements programmés.
  • La bonne stratégie tient en 3 mots : diversification, régularité, long terme.

Les 5 règles d’or

  1. N’investissez que l’argent dont vous n’avez pas besoin à court terme.
  2. Diversifiez entre plusieurs secteurs et zones géographiques.
  3. Investissez régulièrement plutôt que de chercher le « moment parfait » (méthode DCA).
  4. Adaptez votre stratégie à votre profil de risque et à votre horizon de placement.
  5. Gardez une vision de long terme pour lisser les fluctuations des marchés.

Qu’est-ce qu’une action ?

Une action est un titre de propriété : une fraction d’entreprise. En achetant une action Microsoft, vous devenez copropriétaire de l’entreprise aux côtés des autres actionnaires.

Vous gagnez de l’argent de deux manières :

  • Les dividendes : une part des bénéfices reversée aux actionnaires.
  • La plus-value : la revente de vos titres à un prix supérieur.La plus-value est souvent le principal facteur de gain : une entreprise en croissance réinvestit ses bénéfices pour croître (ex. : Amazon n’a longtemps versé aucun dividende tout en étant un excellent placement).

Rentable… mais fluctuant

  • La Bourse est le placement le plus rentable sur longue période et l’un des rares anti-inflation (les entreprises augmentent leurs prix pour préserver leurs marges).
  • En contrepartie, votre capital fluctue : +15 % une année, −10 % la suivante. C’est le risque de perte en capital.
  • Sur le long terme, malgré les crises (bulle internet 2000, subprimes 2008, Covid 2020), la tendance de fond des grands indices (ex. S&P 500) reste haussière. L’objectif est de capter cette tendance.

Les principaux risques

Risque Description
Marché Conjoncture, événements géopolitiques, fluctuations globales
Liquidité Difficulté à revendre vite sans perte (ex. immobilier)
Inflation Érosion du pouvoir d’achat si le rendement est inférieur à l’inflation
Spécifique Risque propre à une entreprise ou un secteur (limité par la diversification)

Les 5 étapes pour investir

  1. Choisir le bon contenant → l’enveloppe fiscale (le type de compte).
  2. Choisir le bon contenu → actions, OPCVM ou ETF.
  3. Choisir le bon courtier.
  4. Passer son premier ordre de Bourse.
  5. Patienter et rester zen.

Étape 1 : Choisir l’enveloppe fiscale

En France, 4 enveloppes permettent d’investir en Bourse. Elles diffèrent par leur fiscalité et les supports accessibles.

Assurance-vie

  • Après 8 ans, gains partiellement exonérés ; fiscalité successorale très avantageuse.
  • Argent non bloqué (même les 8 premières années) ; accès à des supports diversifiés : fonds actions, fonds obligataires, et fonds euros garanti.
  • Quand la choisir ? Placement universel, modulable selon votre prise de risque (moyen ou long terme). Tout le monde devrait en avoir une.

PEA (Plan d’Épargne en Actions)

  • Fiscalité la plus avantageuse : après 5 ans, plus-values et dividendes exonérés d’impôt (hors prélèvements sociaux).
  • Versements plafonnés à 150 000 € ; retrait avant 5 ans = fermeture du compte ; investissements limités aux actions et ETF européens (mais certains ETF éligibles donnent accès aux marchés internationaux).
  • Quand le choisir ? Poche long terme (10 ans+), 100 % actions.

Compte-titres (CTO)

  • L’enveloppe la plus souple : accès au plus grand nombre de supports (effet de levier, matières premières, produits dérivés, vente à découvert).
  • Aucun avantage fiscal : imposition des revenus du capital à ~31,4 % (prélèvements sociaux compris).
  • Quand le choisir ? Pour investisseurs aguerris, une fois PEA et assurance-vie déjà en place.

PER (Plan d’Épargne Retraite)

  • Versements déductibles du revenu imposable.
  • Retraits imposables en totalité (pas seulement les plus-values) ; épargne bloquée jusqu’à la retraite ; mêmes supports que l’assurance-vie.
  • Quand le choisir ? Surtout après 45 ans si vous anticipez une forte baisse de revenus à la retraite (ex. professions libérales).

Étape 2 : Dans quoi investir ?

Trois grandes options :

Actions individuelles OPCVM (fonds gérés) ETF (trackers)
Diversification
Frais réduits
Simplicité

Pourquoi privilégier les ETF

  • Un ETF (ou tracker) réplique un indice boursier : vous investissez d’un coup dans des centaines d’entreprises.
  • Très diversifiés et ~10 fois moins chers que les fonds classiques.
  • L’ETF pondère automatiquement selon la taille des entreprises → pas d’erreur de sélection possible.
  • En moyenne, les ETF sont plus performants que les fonds gérés activement (études sans appel).

Erreur fréquente du débutant : n’investir que dans quelques actions connues. Sélectionner soi-même ses titres est chronophage, plus coûteux en frais et rarement plus performant (sauf coup de chance).

 

Pourquoi investir en bourse ?

  • Avant de se demander comment faire, il est utile de comprendre pourquoi tant de particuliers décident de placer une partie de leur épargne sur les marchés financiers.
  • Investir en bourse, c’est avant tout faire travailler son argent dans l’économie réelle, en finançant des entreprises, en échange d’un potentiel de rendement supérieur aux placements garantis sur le long terme.

Les avantages : rendement, diversification et protection contre l’inflation

  • Le premier argument est le rendement potentiel. Historiquement, sur de longues périodes, les marchés actions ont offert des performances supérieures à celles des livrets d’épargne classiques.
  • Le deuxième avantage est la lutte contre l’inflation. Quand les prix augmentent, l’argent qui dort sur un compte courant perd mécaniquement de sa valeur.
  • Enfin, la bourse offre une formidable capacité de diversification. En quelques clics, vous pouvez devenir copropriétaire de centaines d’entreprises à travers le monde, dans des secteurs variés.

Les risques : volatilité et perte en capital

  • Le principal est le risque de perte en capital. La valeur de vos placements peut baisser, parfois fortement, et vous pourriez récupérer moins que ce que vous avez investi.
  • La volatilité est la deuxième réalité à accepter. Les cours montent et descendent en permanence, parfois de plusieurs pourcents en une seule journée. Ces variations sont normales et font partie du jeu. Ce qui distingue un investisseur avisé d’un débutant anxieux, c’est sa capacité à ne pas paniquer face à ces mouvements.

Plus votre horizon est long, plus ces fluctuations ont tendance à se lisser. À l’inverse, l’argent dont vous aurez besoin dans six mois ou un an n’a pas sa place en bourse.

Définir ses objectifs : court terme contre long terme

Avant d’acheter des actions, posez-vous une question essentielle : pourquoi est-ce que j’investis ? Préparer sa retraite, financer un projet dans dix ans, faire fructifier une épargne dont vous n’avez pas besoin immédiatement.

La règle d’or pour un débutant : n’investissez que de l’argent dont vous n’aurez pas besoin à court terme, et gardez toujours une épargne de précaution (l’équivalent de trois à six mois de dépenses minimum) sur un livret sécurisé avant de vous lancer.

Les idées reçues à dépasser sur l’investissement en bourse

La bourse charrie son lot de mythes qui freinent beaucoup de débutants. Faisons le tri entre les peurs et la réalité.

Idée reçueLa réalité
« La bourse, c’est un casino »La spéculation à court terme est risquée, mais un portefeuille diversifié tenu 10 à 20 ans s’appuie sur des fondamentaux économiques, pas sur le hasard.
« Il faut être riche pour investir »On peut investir en bourse avec un petit budget, notamment via des ETF et des versements programmés, dès quelques dizaines d’euros par mois.
« C’est trop technique pour moi »En s’appuyant sur quelques ETF mondiaux largement diversifiés, un petit nombre de décisions de base suffit à bâtir une stratégie solide.
« On peut tout perdre du jour au lendemain »La perte totale est possible sur une action isolée, mais très improbable sur un portefeuille bien diversifié, même si des baisses temporaires restent normales.

Comprendre ces nuances, c’est déjà aborder l’investissement en bourse avec un état d’esprit plus sain et moins anxiogène.

Comprendre la bourse simplement

Pour bien commencer en bourse, il faut d’abord démystifier son fonctionnement. Bonne nouvelle : les principes de base sont accessibles à tous.

Qu’est-ce que la bourse ?

La bourse est tout simplement un grand marché organisé où s’échangent des titres financiers, principalement des actions, des obligations et des parts de fonds.

Concrètement, c’est le lieu (aujourd’hui essentiellement numérique) où les entreprises viennent chercher de l’argent pour se financer, et où les investisseurs viennent placer le leur en contre partie d’un rendement potentiel.

Quand une entreprise veut lever des fonds, elle peut vendre des parts d’elle-même : ce sont les actions. En les achetant, vous devenez copropriétaire d’une fraction de cette société.

Comment fonctionne la bourse

Le marché financier repose sur un principe simple : la confrontation entre l’offre et la demande. Les prix évoluent en fonction de trois grands facteurs :

  • le rapport entre acheteurs et vendeurs;
  • les résultats publiés par les entreprises;
  • le contexte économique global (taux d’intérêt, inflation, croissance). C’est ce jeu permanent qui fait bouger les cours seconde après seconde.

Les types d’actifs : actions, obligations, ETF

Pour un débutant, il est essentiel de comprendre le rôle de chaque grande famille d’instruments dans un portefeuille. Voici un récapitulatif :

InstrumentDescriptionNiveau de risqueRôle pour un débutant
ActionsParts de propriété d’une entreprise cotée, avec plus-values potentielles et dividendes.Élevé (forte volatilité)Moteur de performance sur le long terme.
ObligationsPrêt accordé à un État ou une entreprise, rémunéré par des intérêts.Modéré (selon l’émetteur et la durée)Stabilisateur, limite la volatilité globale.
ETF (trackers)Fonds indiciels cotés qui répliquent un indice entier (CAC 40, MSCI World…).Variable, dépend de l’indice suiviOutil central pour se diversifier simplement et à faible coût.
Fonds actifsPortefeuilles gérés par des professionnels qui cherchent à battre le marché.Variable, souvent plus chersOption complémentaire, rarement indispensable au départ.
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Petit glossaire pour s’y retrouver

Action : une part de propriété d’une entreprise cotée. Si vous détenez une action, vous possédez une infime fraction de la société.
Obligation : un titre de dette. Vous prêtez de l’argent à un émetteur qui s’engage à vous le rembourser avec des intérêts.
ETF : un fonds indiciel coté, qui suit la performance d’un indice et permet de diversifier facilement à moindre coût.
PEA (Plan d’Épargne en Actions) : une enveloppe fiscale française dédiée à l’investissement en actions européennes, avantageuse après 5 ans.
Compte-titres : un compte d’investissement sans restriction géographique ni plafond, mais sans avantage fiscal particulier.
Dividende : la part des bénéfices qu’une entreprise reverse à ses actionnaires, généralement une fois par an.
Plus-value : le gain réalisé lorsque vous revendez un titre plus cher que vous ne l’avez acheté.

Comment investir en bourse débutant : les étapes

Passons à la pratique. Voici la marche à suivre, étape par étape, pour investir en bourse quand on est débutant.

1. Définir son profil investisseur

Tout commence par une introspection honnête, autour de trois questions simples : pourquoi est-ce que j’investis (retraite, projet immobilier, études, complément de revenus) ?

Dans combien de temps aurai-je besoin de cet argent (mon horizon) ? Jusqu’à quel niveau de baisse temporaire puis-je rester serein (ma tolérance au risque) ?

Vos réponses dessinent un profil, auquel correspond une part d’actions indicative dans votre portefeuille :

ProfilTolérance au risqueHorizon typiquePart d’actions indicative
PrudentFaible5 à 8 ans20 à 40 %
ÉquilibréMoyenne8 à 15 ans40 à 70 %
DynamiqueÉlevée15 à 20 ans et plus70 à 100 %

Il n’y a pas de bon ou de mauvais profil : il y a celui qui vous correspond. Plus votre horizon est long, plus vous pouvez accepter une part d’actions élevée.

2. Choisir un support : PEA, compte-titres, assurance-vie ou PER

En France, vous n’achetez pas directement des actions « dans le vide » : vous passez par une enveloppe d’investissement. Chacune a ses atouts et ses contraintes :

EnveloppeAvantage fiscalUnivers de placementContraintesUsage type
PEAGains exonérés d’impôt sur le revenu après 5 ans (hors prélèvements sociaux).Actions et ETF éligibles, majoritairement européens.Plafond de versements (150 000 €), univers limité.Construire un portefeuille d’actions/ETF sur le long terme.
Compte-titres (CTO)Aucun avantage spécifique.Actions du monde entier, ETF, obligations, produits plus techniques.Gains taxés (flat tax ou barème), mais pas de plafond.Accéder à tous les marchés et aux produits spécifiques.
Assurance-vieFiscalité avantageuse après 8 ans + intérêt pour la transmission.Fonds en euros, unités de compte (ETF, fonds, immobilier papier).Frais de contrat variables selon l’assureur.Support polyvalent long terme pour investir et transmettre.
PERVersements déductibles du revenu imposable (sous conditions).Supports proches de l’assurance-vie, gestion « à horizon ».Épargne bloquée jusqu’à la retraite (sauf cas prévus).Optimiser fiscalement la préparation de la retraite.

Pour un débutant qui souhaite investir en actions sur le long terme, le PEA est souvent le point de départ le plus pertinent grâce à son cadre fiscal avantageux.

L’assurance-vie reste, elle aussi, une excellente porte d’entrée : elle combine une fiscalité douce après 8 ans, l’accès aux unités de compte (actions, ETF) et la possibilité de déléguer les décisions via une gestion pilotée.

Des acteurs comme Nalo, par exemple, proposent des contrats dont les portefeuilles sont composés d’ETF et ajustés automatiquement à chaque projet de vie, ce qui rend la diversification accessible aux débutants.

Profitez d’une assurance-vie sur-mesure pour faire fructifier votre épargne

3. Choisir un courtier

Le courtier (ou broker) est l’intermédiaire qui exécute vos ordres en bourse. Pour bien le choisir, passez en revue plusieurs critères :

CritèreÀ vérifierPourquoi c’est important
SécuritéAgrément, solidité financière, réputation.Vos titres et liquidités doivent être bien protégés.
FraisCourtage, droits de garde, frais de gestion, change, transfert.Des frais élevés grignotent fortement la performance à long terme.
InterfaceSimplicité, application mobile, outils pédagogiques.Pour rester à l’aise et éviter les erreurs techniques.
UniversAccès aux ETF, actions, obligations, enveloppes (PEA, AV…).Pour mettre en œuvre votre stratégie sans frustration.
AccompagnementSimulateurs, contenus éducatifs, support client.Facilite le passage à l’action et le suivi dans le temps.

4. Ouvrir et alimenter son compte

L’ouverture se fait aujourd’hui entièrement en ligne, en quelques minutes. Vous devrez fournir une pièce d’identité, un justificatif de domicile et répondre à un questionnaire réglementaire sur vos connaissances et votre situation financière.

Une fois le compte validé, vous l’alimentez par virement depuis votre compte bancaire. Inutile de viser gros d’emblée : quelques centaines d’euros, puis des versements mensuels réguliers, suffisent largement pour démarrer.

5. Acheter ses premières actions ou ETF

Vient le moment tant attendu : comment acheter des actions concrètement ? Une fois connecté à votre espace, recherchez le titre ou l’ETF souhaité, indiquez le montant ou le nombre de parts, puis validez votre ordre.

Pour comment acheter des actions en bourse sereinement, deux types d’ordres reviennent souvent :

  • L’ordre « au marché » : il s’exécute immédiatement au meilleur prix disponible.
  • L’ordre « à cours limité » : il ne s’exécute que si le prix atteint le seuil que vous avez fixé, ce qui vous protège contre les mauvaises surprises.

Notre conseil pour choisir ses premières actions : commencez simple. Un ou deux ETF largement diversifiés constituent souvent une meilleure porte d’entrée que la sélection de titres individuels, qui demande plus de connaissances et de suivi.

6. Comprendre les frais visibles et cachés

C’est l’un des points les plus négligés par les débutants, alors qu’il pèse lourdement sur la performance finale. Au-delà des frais évidents, certains coûts sont peu visibles mais bien réels :

Type de fraisExempleImpact
CourtageCommission prélevée à chaque achat ou vente.Plus vous multipliez les transactions, plus vous payez.
Droits de garde / tenue de compteFacturés par certaines banques traditionnelles.Coût récurrent, même sans aucune transaction.
Frais de gestion (TER)Environ 0,1 à 0,5 % pour un ETF, souvent 1 à 2 % pour un fonds actif.Effet considérable sur la performance cumulée sur 10-20 ans.
Spread (écart achat/vente)Différence entre le prix d’achat et de vente d’un titre.Coût « caché » payé à chaque transaction, plus élevé sur les titres peu liquides.
Frais de changeAchat d’un ETF libellé en devise étrangère.Surcoût si le change est mal négocié par le courtier.

La parade est simple : limiter le nombre de transactions, privilégier des ETF liquides et peu chargés en frais, et choisir un intermédiaire compétitif.

Sur plusieurs décennies, un écart de 1 % de frais annuels peut représenter des milliers d’euros de différence.

Stratégies d’investissement en bourse

Acheter, c’est bien. Avoir une stratégie cohérente, c’est mieux. Voici les principes qui guident les investisseurs avisés.

La diversification : la règle numéro un

La diversification est sans doute le concept le plus important de tout ce guide. L’idée est simple : ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier.

En répartissant votre capital, vous réduisez l’impact d’un mauvais coup sur l’une de vos positions. Cette diversification s’opère à plusieurs niveaux :

Type de diversificationExempleEffet
GéographiqueEurope, États-Unis, marchés développés, émergents.Réduit le risque lié à un seul pays ou une seule zone.
SectorielleTechnologie, santé, consommation, industrie, finance.Limite l’impact d’une crise touchant un secteur précis.
Par taille d’entrepriseGrandes, moyennes et petites capitalisations.Équilibre potentiel de croissance et stabilité.
Par classe d’actifsActions, obligations, liquidités, immobilier papier.Ajuste la volatilité globale du portefeuille.

Un seul ETF mondial (de type MSCI World, par exemple) peut déjà vous exposer à plusieurs centaines, voire milliers d’entreprises réparties sur tous les continents. C’est ce qui rend la diversification accessible, même avec un petit budget.

ETF contre stock picking

Le stock picking consiste à sélectionner soi-même des actions individuelles. C’est passionnant, mais exigeant : il faut analyser les entreprises, suivre l’actualité et accepter de se tromper parfois. Comparons les trois grandes approches :

ApprocheAvantagesLimitesPour un débutant
ETF indicielsDiversification massive, frais bas, transparence.Moins « excitant » que de choisir ses titres.Le cœur d’une bonne stratégie.
Actions en directChoix personnel, possibilité de cibler des entreprises précises.Demande du temps, des connaissances, risque de concentration.À réserver à un complément du socle diversifié.
Fonds actifsGestion professionnelle, stratégies spécifiques.Frais élevés, surperformance rare sur la durée.Option secondaire, pas indispensable au départ.

Pour les particuliers, la sélection d’actions individuelles reste risquée. C’est pourquoi beaucoup privilégient aujourd’hui les ETF, qui permettent d’investir dans un panier diversifié à faible coût.

Certaines plateformes en gestion déléguée, comme Nalo, construisent justement des portefeuilles entièrement composés de trackers pour simplifier cette approche.

Long terme contre trading

Le trading consiste à acheter et vendre fréquemment pour profiter des variations de court terme. C’est une activité chronophage, risquée et statistiquement perdante pour la grande majorité des particuliers.

L’expression « jouer en bourse » est d’ailleurs trompeuse : investir n’a rien d’un jeu, il ne s’agit pas de parier sur des hausses ou des baisses rapides.

À l’inverse, l’investissement long terme consiste à acheter de bons actifs et à les conserver des années, en laissant le temps et les intérêts composés faire leur travail. Pour un débutant, le long terme est la stratégie à privilégier, sans hésitation.

La gestion des émotions et les biais psychologiques

L’ennemi numéro un de l’investisseur, c’est souvent lui-même. Les guides classiques listent des erreurs « techniques », mais les vraies difficultés sont fréquemment psychologiques. Voici les biais les plus courants à connaître :

BiaisIllustrationConséquence
SurconfianceSe croire capable de battre le marché en misant sur quelques « pépites ».Portefeuille concentré, risque élevé, performance souvent décevante.
Aversion aux pertesVendre trop vite ce qui gagne, garder trop longtemps ce qui perd.Une stratégie inversée par rapport au bon sens économique.
Effet de fouleSuivre les modes relayées par les réseaux sociaux et les forums.Entrer trop tard sur des tendances déjà survalorisées.
Biais de récenceCroire que ce qui vient de monter va continuer indéfiniment.Surpondérer ce qui a monté, délaisser ce qui a baissé.

La meilleure défense consiste à formaliser un plan écrit (allocation cible, horizon, règles de versement) et à s’y tenir.

Une méthode efficace est l’investissement programmé : investir une somme fixe à intervalles réguliers, quelle que soit la météo des marchés.

Le rééquilibrage et le suivi

Avec le temps, certains placements progressent plus que d’autres, et la répartition de votre portefeuille se déforme. Le rééquilibrage consiste à revenir périodiquement à votre allocation cible, en allégeant ce qui a beaucoup monté et en renforçant le reste.

En pratique, beaucoup d’investisseurs rééquilibrent une fois par an, ou dès qu’une classe d’actifs s’écarte de plus de 5 points de sa cible.

Quant au suivi, un point mensuel ou trimestriel suffit largement : regarder ses performances tous les jours ne fait qu’augmenter le stress et les décisions impulsives.

Fiscalité de la bourse

Les gains réalisés en bourse sont imposés. Comprendre les règles permet d’optimiser ce que vous conservez réellement. (Données en vigueur en 2026, la fiscalité évolue régulièrement, vérifiez les taux applicables au moment de votre déclaration.)

Plus-values et dividendes

Hors enveloppe fiscale spécifique, vos plus-values et vos dividendes sont soumis par défaut au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), aussi appelé flat tax.

Depuis le 1er janvier 2026, son taux global est de 31,4 %, composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux (contre 30 % auparavant, après la hausse de la CSG).

Vous pouvez aussi opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu, ce qui peut être plus avantageux si votre tranche d’imposition est faible (cette option donne notamment droit à un abattement de 40 % sur les dividendes).

Bonne nouvelle pour 2026 : si vous optez pour le barème et que cela se révèle finalement défavorable, vous pouvez désormais revenir sur ce choix dans le délai de réclamation.

PEA contre compte-titres : le cas concret

C’est ici que le choix de l’enveloppe prend tout son sens. Prenons un exemple.

Imaginez que vous réalisiez 6 000 € de gains sur vos investissements.

  • Sur un compte-titres : ces gains sont soumis au PFU de 31,4 %, soit environ 1 884 € d’impôts et prélèvements. Il vous reste environ 4 116 €.
  • Sur un PEA de plus de 5 ans : les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % s’appliquent, soit environ 1 116 €. Il vous reste environ 4 884 €.

Sur ce seul retrait, le PEA permet d’économiser plusieurs centaines d’euros. Et plus le capital grossit, plus l’écart se creuse.

C’est tout l’intérêt de la capitalisation sans frottement fiscal qu’offre le PEA : tant que l’argent reste dans l’enveloppe, vos dividendes et plus-values s’accumulent sans être taxés.

La déclaration

Si vous passez par un courtier français, celui-ci pré-remplit généralement votre déclaration de revenus et transmet les informations à l’administration fiscale.

Avec un courtier étranger, c’est à vous de déclarer vos comptes et vos gains. Dans tous les cas, vérifiez attentivement les montants reportés chaque année.

Optimisation fiscale

L’optimisation passe surtout par le choix de l’enveloppe :

  • le PEA pour capitaliser sur les actions européennes sans imposition annuelle;
  • l’assurance-vie pour la souplesse et la transmission après 8 ans;
  • le PER pour déduire ses versements et préparer sa retraite.

Utiliser la bonne enveloppe au bon moment est l’un des leviers les plus puissants et parfaitement légal pour améliorer la performance nette de vos placements.

Les erreurs à éviter

Les débutants tombent souvent dans les mêmes pièges. Les connaître, c’est déjà les éviter.

  • Investir sans comprendre. N’achetez jamais un produit dont vous ne saisissez pas le fonctionnement. Si vous ne pouvez pas expliquer simplement pourquoi vous détenez un actif, c’est un signal d’alerte.
  • Suivre les effets de mode. Les « actions à la mode » ou les tendances relayées sur les réseaux sociaux ont souvent déjà beaucoup monté quand le grand public s’y intéresse. Acheter par peur de rater une occasion mène fréquemment à acheter au plus haut.
  • Chercher à « timer le marché ». Vouloir acheter au point le plus bas et vendre au plus haut est une illusion, même pour les professionnels. Mieux vaut investir régulièrement et rester investi sur la durée.
  • Manquer de discipline. Changer de stratégie à chaque soubresaut, vendre en panique, multiplier les allers-retours : l’absence de méthode coûte cher. La régularité et la patience sont vos meilleures alliées.

Profitez d’une assurance-vie sur-mesure pour faire fructifier votre épargne

À propos de Nalo

Nalo offre une solution d'épargne unique pour gérer votre avenir financier, alignant votre argent avec vos projets via une plateforme d'investissement entièrement numérique et un accompagnement personnalisé de conseillers.

Le Guide Nalo

Comment bien investir ?

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Vos questions

Non, c’est l’une des idées reçues les plus tenaces. Aujourd’hui, on peut investir en bourse avec un petit budget : de nombreux courtiers permettent de commencer avec quelques dizaines d’euros, notamment grâce aux ETF et à l’investissement fractionné.

Il n’y a pas de montant universel. La bonne approche consiste à investir uniquement l’argent dont vous n’aurez pas besoin à court terme, après avoir constitué votre épargne de précaution. Beaucoup de débutants préfèrent investir un peu chaque mois plutôt qu’une grosse somme d’un coup.

Avec une seule action, le risque de tout perdre existe si l’entreprise fait faillite. Mais avec un portefeuille bien diversifié (via des ETF par exemple), une perte totale est extrêmement improbable : il faudrait que des centaines d’entreprises s’effondrent simultanément. Le risque de perte en capital reste néanmoins toujours présent.

Le meilleur moment est généralement « le plus tôt possible, puis régulièrement ». Plutôt que d’essayer de deviner le bon timing, l’investissement programmé permet de lisser les prix d’achat dans le temps et de réduire l’impact de la volatilité.

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