En juillet 2026, les Français ont versé 18,8 milliards d’euros sur leurs contrats d’assurance-vie, un plus-haut pour un mois de juillet. Depuis le début de l’année, la collecte nette atteint +41,3 milliards d’euros sur sept mois, du jamais-vu depuis vingt ans et l’encours total grimpe à 2 174 milliards d’euros. Le vrai changement de fond n’est pas dans les montants, mais dans leur destination : les unités de compte (actions, ETF, immobilier…) captent désormais l’essentiel de l’argent qui reste investi.
Un record de collecte qui se confirme mois après mois
Les chiffres publiés par France Assureurs le 31 août 2026 confirment une tendance installée depuis le début de l’année.
Sur le seul mois de juillet, les cotisations (l’argent versé par les épargnants) ont atteint 18,8 milliards d’euros, en hausse de 1 % sur un an.
Une fois déduites les prestations versées par les assureurs, 14,1 milliards d’euros sur le mois, la collecte nette de juillet ressort à +4,7 milliards d’euros.
Mais c’est le cumul depuis janvier qui impressionne :
- 127,8 milliards d’euros de cotisations sur les sept premiers mois de 2026 (+9 % sur un an) ;
- +41,3 milliards d’euros de collecte nette depuis le 1er janvier ;
- un encours total de 2 174 milliards d’euros fin juillet, en progression de 6,3 % sur un an.
Pour donner un ordre de grandeur, la collecte nette du premier semestre 2026 (36,5 milliards d’euros) était déjà la plus élevée depuis 2006. Autrement dit, l’assurance-vie n’a pas connu un tel élan depuis près de vingt ans.
Pourquoi un tel succès ? Trois explications
1. Le Livret A est devenu moins attractif
Depuis le 1er août 2026, le taux du Livret A est remonté à 1,7 %. Une bonne nouvelle en apparence, mais avec une inflation à 2,4 % sur un an en août (estimation INSEE), le rendement réel de l’épargne réglementée reste négatif : l’argent qui dort sur un livret perd, mécaniquement, du pouvoir d’achat.
Beaucoup d’épargnants qui avaient gonflé leurs livrets ces dernières années cherchent désormais à faire travailler la partie « longue » de leur épargne.
L’assurance-vie, avec son horizon de placement et sa fiscalité avantageuse après huit ans, est la destination naturelle de ces capitaux.
2. Les marchés ont redonné le goût du risque mesuré
Après plusieurs années solides sur les actions, les épargnants sont plus à l’aise avec l’idée d’investir une part de leur épargne sur les marchés, via les unités de compte.
Ce n’est pas de la spéculation : c’est la reconnaissance qu’un placement de long terme, diversifié, a historiquement mieux protégé le capital de l’inflation qu’un support 100 % sécurisé.
Attention toutefois : les unités de compte n’offrent aucune garantie en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
3. La préparation de la retraite pousse à l’épargne longue
L’incertitude autour du système de retraite alimente une épargne de précaution longue. Le Plan d’Épargne Retraite (PER), souvent logé chez les mêmes assureurs, en profite directement (voir plus bas).
Le vrai signal : les unités de compte prennent le pouvoir
C’est le point le plus important de ce record, et celui que les gros titres résument mal. Sur le premier semestre 2026, les unités de compte ont représenté environ 75 % de la collecte nette (27,5 milliards d’euros, contre 8,9 milliards pour les fonds en euros).
En juillet, elles pesaient 42 % des cotisations (40 % depuis janvier), et leurs versements progressent de 11 % sur un an, deux fois plus vite que les fonds en euros (+8 %).
Concrètement, cela veut dire que les Français ne se contentent plus de « sécuriser » leur épargne dans un fonds en euros à rendement modéré : ils acceptent une part de risque maîtrisé pour viser un meilleur potentiel de performance sur le long terme.
Profitez d’une assurance-vie sur-mesure pour faire fructifier votre épargne
Ce que ce record change pour vous
Un record de collecte n’est pas, en soi, une raison de souscrire. Ce n’est pas parce que « tout le monde y va » qu’un placement vous convient. La vraie question n’est pas faut-il faire comme les autres ?, mais est-ce que mon épargne est bien positionnée pour mes objectifs ?
Trois réflexes utiles :
1. Distinguer épargne de précaution et épargne de projet.
Gardez l’équivalent de 3 à 6 mois de dépenses sur des supports liquides et garantis (Livret A, LDDS). L’assurance-vie, elle, est faite pour l’épargne que vous n’aurez pas besoin de mobiliser à court terme.
2. Regarder la part d’unités de compte adaptée à VOTRE horizon.
Plus votre horizon est long et votre tolérance au risque élevée, plus la part d’unités de compte peut être importante. À l’inverse, si vous avez besoin de votre capital dans deux ans, une allocation prudente s’impose. Il n’existe pas de « bonne » répartition universelle : elle dépend de votre situation.
3. Traquer les frais.
C’est le facteur le plus sous-estimé. Des frais sur versement, des frais de gestion élevés ou une gamme d’unités de compte pauvre peuvent grignoter une part significative de la performance sur vingt ans.
Un contrat sans frais d’entrée, avec un large accès aux ETF et une gestion pilotée pour ceux qui ne veulent pas s’en occuper eux-mêmes, part avec une longueur d’avance.
Comment bien choisir (ou faire évoluer) son assurance-vie
Voici une grille de lecture simple pour comparer les contrats :
| Critère | Ce qu’il faut regarder |
|---|---|
| Frais sur versement | Idéalement 0 %. Chaque euro de frais d’entrée est un euro qui ne travaille pas. |
| Frais de gestion | Sur le contrat et sur les supports (unités de compte). Comparez le total. |
| Univers d’investissement | Accès aux ETF, diversité des unités de compte, qualité du fonds en euros. |
| Mode de gestion | Gestion libre (vous pilotez) ou gestion pilotée (déléguée à des experts, selon votre profil). |
| Souplesse | Versements et retraits libres, arbitrages simples, pas de pénalité. |
Pour un épargnant qui veut investir sans y consacrer de temps, la gestion pilotée en unités de compte (souvent via des ETF, pour maîtriser les frais) répond exactement à la logique de ce record : profiter du potentiel des marchés, tout en déléguant les arbitrages à une allocation adaptée à son profil de risque.
Sources chiffrées : communiqué France Assureurs du 31 août 2026 (données de juillet 2026). Les chiffres cités ci-dessous proviennent de cette source officielle.
Et le PER dans tout ça ?
Le Plan d’Épargne Retraite profite du même mouvement. Au premier semestre 2026, le PER assurantiel a enregistré 229 000 nouveaux contrats sur le seul deuxième trimestre, 9,4 milliards d’euros de versements sur le semestre, pour un total de 8,5 millions d’assurés et 124,8 milliards d’euros d’encours.
La logique est la même que pour l’assurance-vie : une enveloppe de long terme, avec une part croissante d’unités de compte, doublée d’un avantage fiscal à l’entrée (les versements sont, sous conditions, déductibles du revenu imposable).
Si votre objectif est spécifiquement la préparation de la retraite, le PER mérite d’être comparé à l’assurance-vie, les deux peuvent d’ailleurs se compléter.
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Cet article est fourni à titre informatif. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital. La fiscalité mentionnée dépend de votre situation et est susceptible d’évoluer. Nalo exerce en qualité de courtier en assurance et de Conseiller en Investissements Financiers (CIF).
