Comment investir dans la défense et l’armement en France ?

Publié le 18/12/2025

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Hausse des budgets militaires, tensions géopolitiques, volonté d’autonomie stratégique… Le secteur de la défense revient au cœur des priorités des États. Longtemps délaissé par les investisseurs particuliers, il attire désormais l’attention comme jamais auparavant. Mais faut-il investir dans l’armement en France ? Quelles opportunités et quels risques ?

Comprendre le secteur de la défense et de l’armement

L’écosystème du secteur de la défense en France

La France occupe une position de tout premier plan sur la scène mondiale de l’armement.

Sur la période 2020-2024, elle s’est hissée au rang de deuxième exportateur mondial, avec plus de 10 % des ventes internationales, juste derrière les États-Unis qui concentrent près de 40 % du marché.

Ce succès s’explique en partie par la baisse drastique des exportations russes, affaiblies par les sanctions internationales et les contre-performances de leur matériel militaire observées sur les théâtres d’opérations (on peut penser notamment aux S-400, système de défense anti aérienne, vulnérables aux attaques de drones), notamment en Ukraine.

Mais cet essor ne tient pas seulement à la conjoncture géopolitique. Il s’enracine dans une tradition industrielle et militaire solidement ancrée, qui place la France parmi les pionniers dans plusieurs domaines de pointe, comme l’aéronautique, le spatial ou l’optronique (système associant optique et électronique dont Safran est l’un des leaders mondiaux).

Grâce à cette expertise, l’hexagone conçoit et produit des équipements parmi les plus performants au monde, capables de répondre aux besoins des armées modernes.

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Bon à savoir

Nalo n’investit pas directement dans des entreprises du secteur de la défense et privilégie des ETF dont les méthodologies limitent cette exposition, même si les indices de référence comme le S&P 500 ou le MSCI Europe en contiennent.

L’écosystème de la défense français est également marqué par une forte dimension européenne.

De nombreux projets sont désormais menés en coopération avec d’autres pays du continent, à l’image du programme NGF (Next Generation Fighter), qui vise à développer un avion de chasse de sixième génération au sein d’un partenariat entre la France, l’Allemagne et l’Espagne.

Par ailleurs, des champions industriels paneuropéens comme Airbus incarnent cette intégration croissante, en combinant les compétences et les ressources de plusieurs nations.

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Bon à savoir

Tout investissement comporte des risques, notamment un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce contenu est fourni à titre purement informatif et ne constitue en aucun cas un conseil en investissement, une recommandation personnalisée ou une sollicitation à acheter ou vendre un produit financier.

Quels sont les acteurs clés de la défense en France ?

Le succès de la France sur le marché mondial de l’armement repose sur une base industrielle solide et diversifiée, appelée Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD).

Cette dernière regroupe un ensemble d’acteurs stratégiques, allant des grands maîtres d’œuvre industriels aux PME innovantes en passant par des entreprises publiques ou semi-publiques.

Au cœur de cet écosystème, neuf grands groupes industriels assurent la conception, la production et parfois la maintenance de matériels de défense majeurs.

Ces maîtres d’œuvre s’appuient sur un tissu dense de sous-traitants, notamment des PME et ETI réparties dans tout le pays. Ce maillage industriel représente environ 210 000 emplois directs et indirects, un chiffre comparable à celui de l’industrie automobile en France.

Groupe / entrepriseActivités principalesCotée en bourse ?Grands succès commerciaux (10-15 dernières années)
Airbus Defence & Space (Airbus SE)Aéronautique militaire, spatial, hélicoptèresOui (Euronext Paris)Succès de l’A400M (transport militaire) Ventes importantes d’hélicoptères NH90, H225MParticipation au programme FCAS Multiples contrats satellites & observation (CSO, Syracuse)
ThalesÉlectronique militaire, radars, communications, cybersécuritéOui (Euronext Paris)Fourniture de radars & systèmes du Rafale (RBE2 AESA) Contrats majeurs en cybersécurité en Europe Leader mondial du contrôle aérien (contrôleurs, radars) Systèmes navals pour FREMM, FDI
SafranMoteurs aéronautiques (militaire & civil), optronique, équipementsOui (Euronext Paris)Succès du moteur Rafale M88 (export Rafale) Optronique & viseurs longue portée (Paseo, etc.) Croissance sur les drones & systèmes terrestresModernisation des hélicoptères (Safran Helicopter Engines)
Dassault AviationAvions de combat, aviation d’affairesOui (Euronext Paris)Export record du Rafale : Inde (36), Égypte (30), Grèce (18), Indonésie (42), Émirats (80), Ukraine (100)Participation au programme FCASSuccès continu des Falcon (aviation d’affaires)
MBDAMissiles & systèmes d’armesNon Joint venture (Airbus / BAE / Leonardo)Missiles MICA NG, Aster 30, Exocet Block3C Intégration missiles Rafale export Contrats sol-air pour l’Europe & Moyen-Orient Systèmes pour navires FREMM / FDI
Naval GroupSous-marins, frégates, navires militairesNon (Entreprise détenue à 62,25 % par l’Etat et 35 % par Thales)Export des sous-marins Scorpène (Brésil, Inde) Frégates FREMM (France + export Maroc, Égypte) Programme FDI (Grèce, France) Modernisation de la flotte française (SNLE 3G)
Nexter (KNDS)Artillerie, blindés, munitionsNon (Groupe KNDS)Succès international du canon CAESAR (Ukraine, France, Danemark, Arabie saoudite, République tchèque) Programmes SCORPION (Jaguar, Griffon, Serval) Refonte des munitions de l’armée française
ArquusVéhicules blindés légers/moyensNon (Volvo Group)Fournisseur du châssis du CAESAR MkIIProgrammes SCORPION : 70 % des systèmes de mobilitéVAB Mk3 exporté dans plusieurs paysVéhicules Sherpa (forces spéciales, GIGN)
CEA (Défense)R&D stratégique, nucléaire, technologies souverainesNon (Organisme public)Innovations en technologies nucléaires militairesDéveloppements cyber & quantiqueContribution aux systèmes de détection d’élite utilisés par Thales & Safran
ArianeGroupLanceurs & spatial stratégiqueNon (Airbus/Safran)Développement d’Ariane 6Propulsion pour missiles stratégiques français (M51)Contrats satellites & propulsion spatiale
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Il est important de noter que certaines de ces structures ne sont pas accessibles directement aux investisseurs particuliers, notamment lorsqu’elles ne sont pas cotées en bourse. Toutefois, certaines peuvent l’être de manière indirecte via des participations croisées (comme Thales pour Naval Group) ou via des fonds spécialisés.

Pourquoi envisager d’investir dans le secteur de l’armement en 2026 ?

Le secteur de l’armement dépendant de la commande publique

Le secteur de l’armement en France est structurellement lié à la commande publique. Ce lien s’explique par la nécessité, pour un État, de garantir sa souveraineté militaire et stratégique.

En pratique, cela signifie que toute hausse du budget de la défense se traduit directement par une augmentation du chiffre d’affaires des entreprises françaises de l’armement.

Cette relation est particulièrement marquée dans l’aéronautique, le naval ou les systèmes terrestres.

En Europe, la situation est comparable. Le marché intérieur favorise les entreprises européennes via des politiques industrielles communes.

Toutefois, plusieurs États membres continuent de privilégier les fournisseurs américains, en raison de leur dépendance à la protection stratégique offerte par les États-Unis, notamment via l’OTAN et leur arsenal nucléaire.

Cela limite partiellement la consolidation du secteur de la défense européen.

À l’échelle mondiale, les exportations françaises d’armement sont soumises à des autorisations strictes. Elles dépendent fortement de considérations géopolitiques : accords bilatéraux, alliances militaires ou logiques d’influence stratégique.

L’efficacité commerciale des industriels français repose donc sur la position diplomatique de la France et sa capacité à entretenir des relations de confiance avec les États acheteurs.

Un contexte géopolitique favorable au secteur de la défense

Depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022, le monde a basculé dans une nouvelle ère géopolitique. Le retour des conflits de haute intensité a mis fin à l’illusion d’un ordre mondial pacifié.

De nombreux politologues dénoncent un glissement vers un monde régi davantage par les rapports de force que par le droit international. Dans ce contexte, la puissance militaire redevient un levier central de la diplomatie.

Pour les États, l’armement devient un outil incontournable de projection, de dissuasion et de défense des intérêts nationaux.

Cette réalité redonne une place stratégique à l’industrie de défense, qui bénéficie désormais d’une demande soutenue, non seulement pour moderniser les capacités existantes, mais aussi pour anticiper de nouveaux types de conflits (cybersécurité, guerre spatiale, guerre asymétrique).

Une prise de conscience européenne favorisant la commande publique

La guerre en Ukraine a agi comme un électrochoc pour l’Union européenne. Longtemps réticents à investir massivement dans leur défense, plusieurs pays ont décidé de revoir radicalement leur posture.

L’Allemagne, par exemple, a abandonné son pacifisme historique pour lancer un plan de réarmement inédit, qualifié de Zeitenwende (tournant historique).

Cette mutation est aussi alimentée par le doute croissant sur la fiabilité des États-Unis en tant qu’allié stratégique.

Les propos ambigus de Donald Trump sur l’OTAN et les hésitations américaines à soutenir l’Ukraine ont poussé les Européens à renforcer leur autonomie stratégique.

Les Pays Baltes, la Finlande ou encore la Pologne ont accru massivement leurs dépenses militaires, allant jusqu’à consacrer près de 5 % de leur PIB à la défense, un niveau record en Europe.

Une forte augmentation des budgets militaires en Europe 

La dynamique de réarmement en Europe se traduit concrètement par une hausse généralisée des budgets de défense. Voici un aperçu de cette évolution :

PaysBudget 2024 (Mds $)Défense 2024 (% PIB)Évolution récente (≈ 10 ans, focus après 2022)
Allemagne≈ 88,51,89 %Hausse très forte depuis 2022 (“Zeitenwende”) : + double-digit en 2023-24, objectif 2 % puis 3+ % à terme.
France≈ 64,72,05 %Hausse soutenue sur 10 ans (LPM successives) et accélération nette depuis 2022 ; objectif ~3 % du PIB envisagé.
Italie≈ 38,01,61 %Hausse modérée, mais tendance clairement à la hausse post-Ukraine, pour se rapprocher de 2 % du PIB.
Espagne≈ 24,61,51 %Hausse progressive, à partir d’un niveau historiquement bas ; objectif affiché de converger vers 2 % du PIB.
Pologne≈ 38,04,15 %Explosion du budget depuis 2022 : +52 % en 2023, +16,9 % en 2024 ; vise ~4,7 % du PIB, 1er de l’OTAN en % PIB.
Pays-Bas≈ 23,21,92 %Hausse forte (rattrapage marqué depuis 2014, accéléré après 2022) pour atteindre ≈ 2 % du PIB.
Suède≈ 12,01,43 %Hausse vigoureuse depuis 2014 (crise ukrainienne) et surtout après 2022, avec trajectoire vers 2 % et adhésion OTAN.
Finlande≈ 7,02,30 %Hausse très forte (menace russe directe, entrée OTAN) ; dépassement durable des 2 % du PIB.
Danemark≈ 10,02,42 %Fort rattrapage : longtemps sous 2 %, désormais nettement au-dessus, dans le mouvement général OTAN.
Roumanie≈ 8,72,30 %Hausse importante, passage au-dessus de 2 % du PIB après 2014 et renforcement accéléré depuis 2022 (front Est OTAN).
Tchéquie≈ 6,51,92 %Hausse nette, convergence vers 2 % du PIB avec modernisation des capacités terrestres & aériennes.
Hongrie≈ 4,72,16 %Hausse très marquée depuis <1 % il y a 10 ans, désormais >2 % du PIB.
Slovaquie≈ 2,82,01 %Rattrapage vers 2 % avec des hausses fortes depuis 2014, accentuées post-Ukraine.
Autriche≈ 5,31,00 %Hausse modérée, mais partant d’un niveau très bas ; la neutralité limite la montée en puissance.
Grèce≈ 8,03,13 %Niveau déjà très élevé depuis longtemps (tension avec Turquie), mais budget encore renforcé depuis 2022.
Bulgarie≈ 2,32,15 %Hausse forte pour atteindre >2 % du PIB, avec modernisation progressive des équipements OTAN.
Croatie≈ 1,61,79 %Hausse modérée, rapprochant le pays de l’objectif OTAN de 2 %.
Irlande≈ 1,30,24 %Petit budget, hausse faible : reste de très loin le plus bas effort de l’UE en % du PIB.
Lituanie≈ 2,63,12 %Hausse spectaculaire depuis 2014, encore accélérée après 2022 (frontière avec la Russie/Belarus).
Lettonie≈ 1,43,26 %Même profil que Lituanie/Estonie : très forte montée en puissance depuis 2014 et 2022.
Estonie≈ 1,43,37 %Très gros effort (>3 % PIB), croissance rapide et continue sur la décennie.
Slovénie≈ 1,01,31 %Hausse progressive, mais toujours sous 2 % du PIB.
Luxembourg≈ 0,90,96 %Lent rattrapage, budget en hausse mais partant d’un très faible % PIB ; forte dépendance aux alliés OTAN.
Chypre≈ 0,61,65 %Hausse modérée, contexte de tension régionale persistante.
Malte≈ 0,10,45 %Quasi stable en 2023-24, mais en hausse légère sur la décennie ; seul pays européen à ne pas augmenter en 2024 vs 2023.
Belgique≈ 8,61,28 %Hausse nette, mais encore en dessous de 2 % ; trajectoire de remontée confirmée jusqu’à 2030.
Portugal≈ 4,61,53 %Hausse modérée, effort graduel pour converger vers 2 % du PIB.

Cette évolution structurelle des budgets de défense constitue une opportunité majeure pour les entreprises françaises de l’armement.

Dans un contexte où les Européens cherchent à se désengager partiellement de la dépendance américaine (illustrée par le cas du F-35, dont l’usage reste sous contrôle des États-Unis) les industriels français pourraient capter une part croissante de la demande.

En somme, les perspectives 2026 pour le secteur de la défense sont portées par des dynamiques budgétaires et stratégiques profondes, qui renforcent l’intérêt d’un investissement dans cette thématique.

Les formes d’investissements dans l’armement disponibles en France 

Le secteur de l’armement en France est composé d’une diversité d’acteurs aux statuts juridiques variés. Cela conditionne directement les possibilités d’investissement accessibles aux particuliers. On y retrouve :

  • des entreprises cotées en bourse, ouvertes à l’investissement direct via des actions ;
  • des entreprises privées non cotées, souvent inaccessibles au grand public ;
  • des entreprises à capitaux publics (comme Naval Group ou ArianeGroup), détenues majoritairement par l’État ;
  • des organismes publics (CEA, DGA…), totalement inaccessibles aux investisseurs.

Dans ce contexte, l’investissement direct pour un particulier dans le secteur de la défence repose essentiellement sur les sociétés cotées ou, de manière indirecte, via des fonds spécialisés.

Actions cotées d’entreprises de défense françaises ou européennes.

En France, quatre grands groupes du secteur de la défense sont cotés sur Euronext Paris : Airbus, Thales, Safran et Dassault Aviation.

Ces entreprises sont au cœur de la Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD) et interviennent dans des domaines variés : aéronautique, électronique, moteurs, systèmes embarqués, cybersécurité, etc.

Autour de ces géants gravitent également des PME/ETI cotées, souvent spécialisées dans la sous-traitance, mais leur exposition exclusive à la défense est rarement aussi marquée.

À l’échelle européenne, l’investisseur a accès à d’autres acteurs majeurs :

SociétéPays / siègeProfil / spécialité / remarques
Airbus SEMultinational (FR/DE/NL)Aéronautique civile & militaire, spatial, hélicoptères, l’un des piliers de la défense européenne.
SafranFranceMoteurs aéronautiques, avionique, systèmes & équipements aéronautiques/ défense.
ThalesFranceÉlectronique de défense, radars, systèmes avioniques / spatiaux / sécurité, cyber, etc. 
Dassault AviationFranceAvions de combat, aviation d’affaires + composants liés à la défense. 
Rheinmetall AGAllemagneVéhicules blindés, armement terrestre, systèmes de défense sol-air, munitions — principal acteur allemand.
Leonardo S.p.A.ItalieHélicoptères, aéronautique, électronique de défense, systèmes embarqués, services & divers segments défense.
BAE Systems plcRoyaume-UniNaval, terrestre, aérien, électronique, systèmes de combat, un des leaders européens. 
Rolls-Royce Holdings plcRoyaume-UniPropulsion aéronautique & navale, moteurs militaires & civils, naval, sous-marins, dimension défense & civil.
Saab ABSuèdeAéronautique, systèmes embarqués, défense, missiles, composants tactiques, souvent cité parmi les “top” défense européens.
KNDS N.V. (Nexter+KMW)Trans-européen (FR/DE)Armement terrestre, blindés, artillerie, groupe franco-allemand intégré.
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L’investissement en actions individuelles permet de cibler précisément certains segments du secteur, mais nécessite une bonne connaissance des entreprises, de leurs cycles économiques et des dynamiques géopolitiques. De plus, une connaissance fine des armements et de leurs efficacités au regard de la doctrine militaire actuelle semblent indispensables pour faire les bons choix d’investissement.

Investir facilement dans la défense grâce au fonds d’investissement

Plutôt que d’acheter individuellement des actions d’entreprises de défense, les investisseurs peuvent opter pour des solutions plus diversifiées et accessibles : les fonds d’investissement spécialisés.

Ces supports permettent d’exposer son épargne à un large éventail d’acteurs du secteur, tout en limitant les risques liés à une entreprise unique.

Trois grandes catégories de fonds sont disponibles :

  • Les ETF (Exchange Traded Funds) : il s’agit de fonds indiciels cotés en bourse qui répliquent la performance d’un panier d’actions liées au secteur de la défense. Ils offrent une diversification instantanée, des frais réduits et une liquidité élevée.
  • Les fonds traditionnels : gérés activement par des professionnels, ils sélectionnent les entreprises cotées en fonction d’une analyse financière ou thématique approfondie. Ils peuvent se concentrer sur des zones géographiques précises (Europe, monde, pays de l’OTAN…).
  • Les fonds de private equity : ces fonds investissent dans des entreprises non cotées, souvent des start up, PME ou ETI innovantes du secteur, avec un horizon d’investissement plus long. Cette solution est moins liquide, mais elle permet d’accéder à des niches technologiques stratégiques.
Nom du fonds / ETFZone / Univers / Particularités
VanEck Defense UCITS ETFETF global, exposition aux grands acteurs mondiaux de l’armement, défense, cybersécurité, drones, etc.
WisdomTree Europe Defence UCITS ETFETF centré sur les entreprises européennes du secteur défense. 
Future of Defence UCITS ETF (NATO)ETF international orienté “défense & cyberdéfense”, investissement dans des sociétés des pays de l’alliance (NATO + alliés).
CPR Invest – Europe DefenseFonds géré activement, lancé en 2025, ciblant le secteur de la défense en Europe (industries “pures”, services, logistique, technologies, etc.).
Bpifrance Défense S.L.P.Fonds français (private equity / capital-investissement) destiné à financer PME/ETI de la “BITD”, entreprises non cotées de la défense, cybersécurité, technologies souveraines. Accessible dès 500 €.
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Ces produits d’investissements peuvent être accessibles directement via une enveloppe fiscale comme l’assurance-vie, le PER ou le PEA (si le fonds est éligible).

Lire aussi : Assurance-vie et ETF : le guide pour investir en 2026

Quels sont les risques à investir dans le secteur de la défense ?

Comme tout secteur d’investissement, l’industrie de l’armement n’échappe pas à certains risques.

Malgré un contexte géopolitique actuellement favorable et des perspectives à court terme plutôt optimistes, plusieurs éléments doivent être pris en compte avant de s’exposer financièrement à cette thématique.

Des valorisations élevées

Le premier risque concerne le niveau actuel des valorisations boursières.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, les entreprises de défense cotées ont vu leur cours de bourse progresser fortement, alimentées par les annonces d’augmentation des budgets militaires dans de nombreux pays.

Les marchés financiers ont donc déjà largement intégré ces hausses de commandes publiques.

Investir aujourd’hui dans ces titres revient à parier sur une nouvelle vague de dépenses encore plus importante que celle déjà anticipée.

Cela suppose que des États aillent au-delà de leurs engagements actuels, ou qu’un nouveau choc géopolitique entraîne un surcroît de commandes. Dans ce contexte, les marges de progression peuvent être limitées si ces attentes ne se concrétisent pas.

Un secteur dépendant de la commande publique

L’industrie de l’armement n’est pas un marché classique. Les ventes ne dépendent ni des besoins des consommateurs, ni des cycles économiques traditionnels, mais quasi exclusivement de la volonté politique des États.

L’achat d’un avion de chasse, d’un sous-marin ou d’un système de missiles relève d’une décision stratégique, encadrée par la diplomatie et la géopolitique.

Aujourd’hui, la dynamique est favorable au réarmement mondial. Mais cette tendance pourrait évoluer rapidement. Un retour à la stabilité diplomatique, des changements politiques, ou un réalignement budgétaire pourraient freiner la croissance du secteur.

La dépendance à la commande publique rend donc le secteur structurellement vulnérable aux retournements d’orientation politique ou géostratégique.

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Un exemple emblématique illustre bien cette dépendance : le « contrat du siècle » entre la France et l’Australie, signé en 2016. Il prévoyait la livraison de 12 sous-marins conventionnels conçus par Naval Group, pour un montant estimé à plus de 50 milliards d’euros. Pourtant, en 2021, le gouvernement australien décide unilatéralement de rompre le contrat au profit d’un partenariat avec les États-Unis et le Royaume-Uni (AUKUS), préférant des sous-marins à propulsion nucléaire. Cette rupture brutale, motivée par un réalignement stratégique, a provoqué une crise diplomatique majeure avec la France… et un manque à gagner colossal pour son industrie navale.

Risque technologique et industriel

Le développement d’armements de pointe repose sur des cycles longs et coûteux de recherche et développement, souvent étalés sur plusieurs années, voire décennies. Ce processus génère trois risques principaux :

  • Risque d’obsolescence : certains équipements peuvent rapidement devenir inadaptés aux nouveaux modes de guerre. L’exemple récent des chars d’assaut détruits en Ukraine par des drones à bas coût illustre cette évolution. Une technologie coûteuse peut perdre sa pertinence opérationnelle si le terrain change plus vite que l’innovation.
  • Risque industriel : produire des équipements complexes nécessite une parfaite coordination entre de nombreux partenaires industriels, souvent à l’échelle européenne. Les mésententes entre acteurs peuvent ralentir voire compromettre certains programmes. C’est le cas du projet d’avion de chasse de 6e génération (NGF) porté par la France, l’Allemagne et l’Espagne, régulièrement retardé par les désaccords entre Dassault Aviation et Airbus relatifs à la répartition du capital.
  • Risque commercial : certains produits, bien que technologiquement avancés, peuvent peiner à trouver un marché. Le Rafale de Dassault a longtemps connu des difficultés à l’exportation malgré ses qualités reconnues, avant de finalement s’imposer comme un succès commercial. Ce type de traversée du désert reste possible pour tout nouveau programme d’armement, même les plus qualitatifs.

Les risques éthiques et sociétaux

Le secteur de la défense, par sa nature, ne laisse pas indifférent. Investir dans l’armement revient, d’une certaine manière, à soutenir une industrie conçue pour fabriquer des moyens de guerre.

Cela soulève des questions éthiques, de plus en plus présentes chez les épargnants.

  • Pour certains investisseurs, ce secteur est incompatible avec leurs valeurs. Ils privilégient des placements alignés avec les critères ESG, qui excluent souvent les entreprises produisant ou finançant des armes.
  • D’autres adoptent une lecture plus stratégique et pragmatique : dans un monde instable, soutenir une industrie de défense nationale ou européenne, c’est contribuer à la sécurité, à la souveraineté et à la stabilité géopolitique.

A défaut d’une réponse universellement admise, chacun doit donc arbitrer entre performance financière, conviction personnelle et rôle sociétal de son épargne.

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