En 2025, l’épargne des ménages français atteint un niveau historiquement élevé. Selon l’Insee, le taux d’épargne s’établit à 18,9 % du revenu disponible brut, un record inédit depuis les années 1970. Cette épargne élevée rassure, mais elle est souvent concentrée sur des supports peu rémunérateurs. Certes, mettre de l’argent de côté est important, mais encore faut-il savoir quoi sécuriser et comment utiliser le reste pour servir ses projets dans le temps.
Un taux d’épargne au plus haut : où en sont les ménages en 2025 ?
Les chiffres clés du taux d’épargne en 2025
Avant la pandémie de COVID-19, le taux d’épargne des ménages français évoluait autour de 14 à 15 % du revenu disponible brut.
Sous l’effet des confinements et des restrictions de consommation, l’épargne « forcée » explose et monte le taux d’épargne à des niveaux historiquement élevés. Et le taux d’épargne n’est jusqu’à maintenant jamais revenu à son niveau d’avant-crise.
Selon l’Insee, le taux d’épargne des ménages atteint 18,9 % au deuxième trimestre 2025, un record inédit depuis les années 1970. Ce niveau ne traduit pas une chute du pouvoir d’achat, mais un comportement de prudence.
Les ménages consomment moins et épargnent davantage pour se protéger face aux incertitudes (inflation passée, tensions géopolitiques, perspectives économiques instables, etc.).
| Année | Taux d’épargne des ménages en France |
| 2019 | 15,1 % |
| 2020 | Autour de 25,5 % au T2 (record historique) |
| 2021 | Plus bas qu’en 2020, mais toujours >15 % |
| 2022 | 17,4 % en moyenne |
| 2023 | 16,9 % en moyenne |
| 2024 | 18,2 % en moyenne |
| 2025 | 18,9 % au 2 ᵉ trimestre |
Comment se compare la France au reste de la zone euro ?
Sur le plan européen, la France figure parmi les pays les plus épargnants. Avec près de 19 % du revenu disponible mis de côté, les ménages français se situent juste derrière les Allemands et nettement au-dessus des Espagnols et des Italiens.
Fait notable, ce classement diffère lorsqu’on se concentre sur la seule épargne financière. Pour la première fois depuis le début des années 2000, le taux d’épargne financière des ménages français dépasse celui des ménages allemands, selon la Fédération bancaire française.
Pourquoi les Français épargnent-ils autant en 2025 ?
Comme expliqué précédemment, en 2025, le taux d’épargne des ménages français atteint 18,9 %, un niveau particulièrement élevé.
Cette situation s’explique surtout par un comportement de prudence. Même lorsque leurs revenus progressent légèrement, les ménages restent attentifs à leurs dépenses et préfèrent conserver une marge de sécurité.
Plusieurs facteurs expliquent ce réflexe. D’abord, les incertitudes économiques. Après une période de forte inflation entre 2022 et 2023, avec une hausse des prix proche de 5 % par an, les ménages ont clairement intégré le risque de voir leurs dépenses augmenter. Cela les incite à renforcer leur épargne de précaution afin de mieux faire face aux imprévus.
Certes, l’inflation a maintenant un peu ralenti, mais elle a pesé sur le budget des foyers. C’est pourquoi beaucoup de ménages cherchent aujourd’hui à disposer d’une épargne de précaution équivalente à plusieurs mois de dépenses, afin de pouvoir absorber un éventuel nouveau choc sans déséquilibrer leur budget.
Les tensions géopolitiques et les risques économiques mondiaux (guerres en Europe de l’Est et au Moyen-Orient, tensions sur les prix de l’énergie, etc.) ont également leur rôle à jouer. Dès lors, les ménages adoptent une posture plus défensive. Ils consomment avec retenue et privilégient l’épargne.
Où va cette épargne record : livrets, assurance‑vie, comptes courants
Les Français privilégient très largement des placements sécurisés, au détriment des supports plus risqués.
En effet, une part importante de cette épargne se dirige vers les livrets réglementés. Selon les données de la Banque de France et de la Fédération bancaire française, en 2024, l’encours de l’épargne réglementée (Livret A, LDDS, LEP) représentait près de 956 milliards d’euros, soit environ 15 % du patrimoine financier des ménages. Le seul Livret A pesait 432 milliards d’euros à fin 2024, confirmant sa place centrale comme placement sûr et liquide.
Parallèlement, les encours des contrats d’assurance-vie dépassaient 2 050 milliards d’euros à la mi-2025, ce qui en fait le principal support d’épargne des Français en matière de montants détenus.
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Je découvre l’assurance-vie NaloSelon les données de la Banque de France, en 2024 environ un tiers (33 %) du patrimoine financier des ménages était investi en assurance-vie, tandis que les actions et produits assimilés représentaient environ 27 % du total.
À l’inverse, les placements en actions restent moins répandus que les supports sécurisés, même si l’intérêt progresse : selon le Baromètre AMF 2024, 60 % des Français déclarent s’intéresser aux placements en actions (dont 25 % « beaucoup »).
Dans le patrimoine financier, les supports jugés « sécurisés » restent très présents (dépôts, livrets, fonds euros), mais les actions et assimilés représentent environ 27 % du patrimoine financier en 2024.
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Bon à savoir
En France, l’effort d’épargne n’est pas réparti de manière uniforme entre tous les ménages. Certaines catégories (notamment les plus aisées ou celles avec plus de revenus disponibles) mettent de côté une part beaucoup plus importante de leurs ressources que la moyenne. D’autres, souvent plus modestes ou jeunes, n’ont pas la capacité d’épargner.
D’après l’Insee, les ménages autour du niveau de vie médian épargnent en moyenne 6 % de leur revenu disponible net, alors que les 20 % les plus aisés en épargnent 27 %. Et ces écarts se retrouvent dans le patrimoine : les 10 % des ménages les mieux dotés détiennent environ la moitié du patrimoine brut total (47 % début 2021).
Avez‑vous trop (ou pas assez) d’épargne de précaution ?
Combien garder sur ses livrets selon sa situation ?
L’épargne de précaution sert à faire face aux imprévus du quotidien :
- perte de revenus ;
- dépenses de santé ;
- réparation urgente ;
- période de transition professionnelle, etc.
Elle doit être disponible immédiatement et sans risque, c’est pourquoi elle est généralement placée sur des livrets.
L’on considère que l’on n’en a pas assez lorsque le moindre imprévu oblige à recourir au découvert, au crédit ou à puiser dans une épargne long terme.
À l’inverse, on peut estimer en avoir trop lorsque des sommes importantes restent sur des livrets, sans être mobilisées, alors qu’elles ne servent plus réellement de filet de sécurité.
L’objectif n’est donc pas d’accumuler le maximum possible, mais de disposer d’un matelas financier adapté à sa situation. Il n’existe pas de montant universel, cependant, en règle générale, 2 à 3 mois de dépenses courantes constituent une épargne de précaution suffisante.
Les risques d’une épargne trop liquide
Conserver trop d’argent sur des livrets peut sembler rassurant, mais cela comporte aussi des limites.
D’abord, le rendement peut être faible sur le long terme. Même lorsque les taux des livrets sont attractifs, ils peinent souvent à compenser durablement l’inflation (le Livret A est actuellement à 1,7 %, par exemple).
Une épargne trop liquide peut donc perdre du pouvoir d’achat dans le temps (surtout si le taux d’inflation est supérieur au taux de rendement proposé par le livret).
Finalement, l’argent reste disponible, mais n’est ni investi ni orienté vers des projets de moyen ou long terme (logement, retraite, etc.). Il stagne sur des supports parfois peu rémunérateurs et contribue donc moins efficacement à la construction du patrimoine sur la durée.
Comment passer d’une épargne « qui dort » à un vrai plan patrimonial ?
Étape 1 : sécuriser l’essentiel
Avant toute chose, il est important de conserver une épargne de précaution suffisante pour faire face aux imprévus. Cette épargne doit rester disponible et sans risque, généralement placée sur des livrets.
L’objectif n’est pas d’accumuler sans limites, mais de dimensionner correctement ce matelas de sécurité en fonction de votre situation.
Une fois ce seuil atteint, l’épargne supplémentaire n’a plus vocation à rester totalement liquide. Elle peut alors être intégrée dans un véritable plan patrimonial, orienté vers des projets de moyen ou long terme.
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Bon à savoir
Passer d’une épargne accumulée sur des livrets à un véritable plan patrimonial nécessite une approche structurée. C’est précisément la logique de Nalo, qui propose une gestion pilotée par projets, où chaque objectif (retraite, achat immobilier, complément de revenus, etc.) dispose de sa propre allocation.
Étape 2 : donner un objectif à son épargne
Une épargne qui « dort » est souvent une épargne sans objectif clairement identifié. L’argent s’accumule sur des livrets par prudence, mais sans véritable stratégie derrière. Or, pour devenir utile, l’épargne doit répondre à un projet précis.
Définir des objectifs permet d’abord de savoir pourquoi on épargne :
- préparer un achat immobilier ;
- anticiper la retraite ;
- financer un projet personnel ;
- organiser la transmission de son patrimoine.
Cela permet aussi de déterminer dans quel délai l’argent sera mobilisé. Un projet à deux ans ne se gère pas de la même manière qu’un objectif à quinze ou vingt ans.
Cette réflexion conditionne donc les choix à venir.
Étape 3 : adapter les supports à l’horizon de temps
Tous les projets n’ont pas le même horizon. Une épargne destinée à être utilisée à court terme doit rester disponible et peu exposée aux fluctuations, afin d’éviter toute perte au moment où l’argent est nécessaire.
À l’inverse, lorsque l’objectif se situe à moyen ou long terme, le temps devient un allié. Il permet de lisser les variations des marchés et d’envisager une diversification plus large, avec des supports potentiellement plus dynamiques.
L’enjeu n’est pas de rechercher la performance à tout prix, mais de trouver un équilibre entre sécurité et potentiel de rendement, en cohérence avec la durée du projet.
Adapter ses placements à l’horizon de temps, c’est donc éviter deux écueils fréquents : prendre trop de risques avec une épargne dont on aura bientôt besoin, ou au contraire rester excessivement prudent sur des projets lointains, au risque de limiter leur efficacité sur le long terme.
Étape 4 : diversifier progressivement
Un plan patrimonial efficace ne doit pas reposer sur un seul produit. Il doit, au contraire, combiner plusieurs supports pour vous permettre de :
- sécuriser une partie de votre épargne ;
- préparer l’avenir ;
- accompagner les projets de long terme.
Ce travail de diversification permet alors de mieux équilibrer rendement et risque dans le temps.
Concrètement, une fois l’épargne de précaution constituée (sur des livrets d’épargne sécurisée), l’épargne restante peut être répartie selon des logiques complémentaires.
Une partie peut être mobilisée pour des objectifs à moyen terme (sur une assurance-vie, par exemple). Une autre peut ensuite orientée vers des projets de long terme, comme la préparation de la retraite (à travers un PER, entre autres).
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Bon à savoir
Avec une solution comme Nalo, votre allocation évolue automatiquement dans le temps grâce à une gestion pilotée, sans nécessiter d’arbitrages réguliers de la part de l’épargnant.
Étape 5 : réévaluer régulièrement
Un plan patrimonial n’est jamais figé. Votre situation personnelle peut évoluer au fil du temps (changement de revenus, évolution professionnelle, nouveaux projets, événements familiaux, etc.). Ce qui était pertinent à un moment donné ne l’est pas forcément durablement.
Revoir périodiquement votre épargne vous permettra alors de vérifier que chaque placement remplit toujours son rôle : sécuriser, préparer un projet ou accompagner le long terme.
Cela peut conduire à rééquilibrer certains choix, à redéfinir des priorités ou à adapter les supports utilisés. Cette démarche évite que l’épargne ne redevienne passive ou mal alignée avec vos objectifs.
N’hésitez pas à vous faire accompagner par des experts comme Nalo à ce sujet.

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