En 2026, les épargnants évoluent dans un environnement caractérisé par des taux d’intérêt durablement plus élevés qu’avant 2020, un niveau de dette publique important et des marchés actions qui sortent d’une phase de fortes hausses. Cet article présente les meilleurs placements financiers en 2026 au sens suivant : ceux qui apparaissent comme les plus adaptés au contexte économique en tenant compte du couple rendement/risque, de la fiscalité et de l’horizon de placement. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.
Que signifie « meilleur placement » en 2026 ?
Dans ce contexte, parler de « meilleurs placements financiers 2026 » ne signifie pas identifier un produit qui surperformera avec certitude, ce qui est impossible à prédire de manière vérifiable, mais plutôt :
- un placement cohérent avec :
- un placement dont :
Il n’existe donc pas un placement financier unique, mais un ensemble de solutions qui peuvent être combinées selon le profil (prudent, équilibré, dynamique).
Contexte économique 2025 : inflation, taux, marchés
Les éléments ci‑dessous s’appuient sur des analyses publiées par de grands gestionnaires d’actifs et sur des constats de marché, sans extrapolation.
- Brookfield indique que les investissements dans les infrastructures sont portés par trois dynamiques durables : digitalisation, décarbonation et réorganisation des chaînes de valeur, dans un environnement de coûts de financement plus élevés qu’avant la crise sanitaire.
- Des acteurs comme BlackRock soulignent dans leurs perspectives 2026 que les taux d’intérêt réels devraient rester plus élevés que dans la décennie 2010–2020, ce qui pèse sur la valorisation des actifs mais redonne de l’attrait à certains placements de taux (fonds en euros réorientés, obligations de meilleure qualité).
- Plusieurs analyses de marchés constatent un regain d’intérêt pour les thématiques suivantes : intelligence artificielle et technologies productives, transition énergétique et infrastructures, souveraineté économique (défense, réindustrialisation), ressources naturelles et immobilier européen via SCPI.
Méthodologie de classement des placements
Critères retenus
Pour chaque placement, cinq critères sont pris en compte :
Les sections suivantes couvrent les grandes catégories de placements fréquemment mises en avant pour 2026 par les sources citées. L’ordre ne constitue pas un classement de performance garantie, mais un regroupement thématique.
1. Fonds et ETF thématiques IA / technologies productives
Les fonds ou ETF thématiques IA / « tech productive » investissent dans des entreprises liées à l’intelligence artificielle, à l’automatisation, aux semi‑conducteurs, à la cybersécurité ou aux data centers.
Des exemples cités par des sites spécialisés incluent des ETF comme L&G Artificial Intelligence UCITS ETF, Amundi MSCI Robotics & AI ou des ETF quantique.
Objectif du placement : Participer à la croissance de long terme des usages IA (automatisation, analyse de données, logiciels productifs), sans sélectionner titre par titre.
Horizon recommandé : horizon de 5 à 10 ans pour les thématiques actions de croissance, afin de lisser la volatilité.
Niveau de risque
Risque élevé :
- forte volatilité des valeurs technologiques ;
- risque de valorisations élevées sur certaines mégacapitalisations IA, mis en avant par plusieurs gérants.
Fiscalité
- En PEA : régime fiscal du PEA pour les ETF éligibles (exonération d’impôt sur les plus‑values après 5 ans, hors prélèvements sociaux, si les règles du PEA sont respectées).
- En assurance‑vie : imposition selon l’antériorité du contrat et la fiscalité en vigueur (PFU ou barème après abattement), telle que définie par le Code général des impôts français.
Avantages / limites
Avantages :
- Exposition à un moteur de croissance structurelle identifié par de nombreux acteurs (IA, robotique, cloud).
- Diversification immédiate par rapport à l’achat d’un seul titre technologique.
Limites :
- Risque de « bulle » sur certains segments de l’IA souligné par différents analystes et gérants, avec des multiples de valorisation historiquement élevés.
- Sensibilité forte aux hausses de taux et aux rotations sectorielles.
2. Fonds transition énergétique et infrastructures
Ces fonds investissent dans des entreprises d’infrastructure (réseaux, transport, data centers) ou de transition énergétique (renouvelables, efficacité énergétique, équipements).
Ces actifs bénéficient de tendances structurelles de long terme liées à la décarbonation, à la modernisation des réseaux et à la digitalisation.
Objectif du placement : S’exposer à un cycle pluri‑décennal soutenu par des plans publics et des besoins physiques (énergie, électricité, numérique), plutôt qu’à une simple mode passagère.
Horizon recommandé : Long terme (généralement 10 ans et plus) selon les documents de perspectives de Brookfield et d’autres gérants d’infrastructure.
Niveau de risque
Risque modéré à élevé selon la nature des actifs :
- infrastructures régulées et contrats de long terme (risque plus modéré) ;
- valeurs de croissance pure plus sensibles aux taux.
Fiscalité :
- En assurance‑vie (UC) : fiscalité de l’assurance‑vie française (PFU ou barème après abattement, selon l’ancienneté du contrat et le montant des retraits).
- En PEA : possible pour certains ETF ou actions européennes éligibles, avec la fiscalité propre au PEA.
Avantages / limites :
Avantages :
- Thème identifié comme « long cycle » par Brookfield, Amundi et BlackRock (infrastructures physiques et numériques).
- Revenus souvent plus prévisibles sur certaines infrastructures régulées.
Limites :
- Sensibilité aux politiques publiques et à la régulation.
- Risque de taux (la hausse des rendements obligataires peut peser sur la valorisation).
3. Placements liés à la souveraineté économique (défense, réindustrialisation, ressources critiques)
Cette catégorie regroupe :
- les entreprises de défense et de sécurité (Thales, Airbus, Rheinmetall, Lockheed Martin, etc.),
- les industriels européens impliqués dans la réindustrialisation, l’automatisation et les filières stratégiques,
- les sociétés minières et ETF liés aux ressources stratégiques (cuivre, lithium, uranium, terres rares).
Objectif du placement : Profiter du réarmement durable, de la sécurisation des chaînes de valeur et de la demande structurelle en métaux et ressources critiques.
Horizon recommandé : Moyen / long terme (5–10 ans), en raison de la cyclicité des secteurs (défense, mines) et du temps nécessaire pour que les plans publics produisent leurs effets.
Niveau de risque
Risque élevé :
- exposition directe aux cycles géopolitiques et aux décisions budgétaires des États ;
- forte cyclicité des matières premières et des mines ;
- volatilité des valeurs industrielles et minières.
Fiscalité
- En PEA pour une partie des valeurs européennes éligibles, selon les conditions définies par la réglementation française.
- En compte‑titres ou assurance‑vie pour les valeurs non éligibles et les ETF globaux, soumis au PFU (30% dont 12,8% d’impôt et 17,2% de prélèvements sociaux) ou au barème, selon le choix du contribuable et la législation applicable.
Avantages / limites
Avantages :
- Alignement avec des priorités de long terme (défense, énergie, métaux, souveraineté) identifiées par des institutions et des gérants internationaux.
- Diversification par rapport aux seules valeurs technologiques US.
Limites :
- Forte exposition au risque politique et réglementaire.
- Amplitude des cycles sur les matières premières (prix très volatils).
4. SCPI européennes (immobilier d’entreprise diversifié en zone euro)
Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) européennes investissent majoritairement en immobilier d’entreprise dans plusieurs pays de la zone euro.
Objectif du placement
Accéder à un portefeuille immobilier diversifié (bureaux, commerces, logistique, santé, etc.) en mutualisant les risques locatifs et géographiques.
Horizon recommandé
Long terme (souvent au moins 8–10 ans) recommandé par les sociétés de gestion, en raison des frais d’entrée et du caractère immobilier du sous‑jacent.
Niveau de risque
Risque modéré à élevé :
- risque immobilier (vacance, baisse des loyers, baisse de valeur des actifs) ;
- risque de liquidité (possibles délais ou restrictions de retrait en cas de tension, comme l’ont illustré certains fonds immobiliers non cotés par le passé).
Fiscalité
- Les SCPI européennes bénéficient souvent d’une fiscalité plus douce grâce aux conventions fiscales internationales, avec imposition dans l’État de situation de l’immeuble et, en France, crédit d’impôt ou exonération partielle selon les cas.
- Le régime exact dépend du pays d’implantation des actifs et de la situation personnelle de l’épargnant.
Avantages / limites
Avantages :
- Diversification géographique et sectorielle plus large qu’un achat immobilier direct localisé.
- Rendements cibles annoncés encore attractifs par rapport à certains placements de taux, selon les documents des sociétés de gestion.
Limites :
- Frais d’entrée significatifs ; les performances brutes publiées par les sociétés de gestion ne préjugent pas des performances futures.
- Risque de liquidité en cas de crise immobilière ou de retraits massifs.
5. Fonds en euros « nouvelle génération »
Plusieurs compagnies d’assurance ont fait évoluer leurs fonds en euros traditionnels vers des fonds « nouvelle génération », avec davantage d’obligations privées et parfois une poche diversifiée (immobilier, actions) tout en conservant une garantie en capital selon les conditions du contrat.
Des analyses 2025 de courtiers et sites spécialisés évoquent des rendements 2026 attendus autour ou supérieurs à 3% bruts pour certains fonds, sans garantie officielle.
Objectif du placement
Constituer un socle prudent, avec une protection du capital (dans le cadre des règles de l’assureur) et une performance supérieure à celle des livrets réglementés, selon les hypothèses avancées par certains acteurs.
Horizon recommandé
Moyen terme (généralement plusieurs années), notamment pour bénéficier de la fiscalité avantageuse de l’assurance‑vie après 8 ans.
Niveau de risque
Risque faible à modéré :
- garantie en capital du fonds en euros, sous réserve de la solidité de l’assureur et des conditions contractuelles ;
- risque de rendement réel négatif si l’inflation est supérieure au rendement brut.
Fiscalité
- Fiscalité de l’assurance‑vie en France (PFU ou barème après abattement, selon l’ancienneté du contrat et le montant des rachats), telle que définie par le Code général des impôts et la réglementation en vigueur.
Avantages / limites
Avantages :
- Support de référence pour la partie prudente d’un contrat d’assurance‑vie, très utilisé par les épargnants français.
- Effet de lissage des performances dans le temps.
Limites :
- Rendement non garanti et susceptible de rester inférieur à l’inflation selon les années (aucune source ne peut garantir une performance réelle positive future). Je ne sais pas quel sera le rendement réel des fonds en euros en 2026.
6. Private equity (FCPR, FPCI, fonds evergreen) – pour investisseurs avertis
Le private equity (capital‑investissement) permet d’investir dans des entreprises non cotées via des véhicules comme les FCPR, FPCI ou fonds evergreen.
Cette classe d’actifs a historiquement délivré des rendements annuels de l’ordre de 8–12% par an sur certains millésimes, sans garantie, avec un ticket souvent élevé (par exemple 100 000 € dans certains fonds dédiés aux investisseurs fortunés).
Objectif du placement
Rechercher une performance potentiellement supérieure au marché coté, en échange d’un blocage des capitaux sur une longue durée et d’un risque plus élevé.
Horizon recommandé
Long terme (souvent 8–12 ans) explicitement mentionné dans la documentation des fonds de private equity, en raison de la durée des investissements et de la sortie progressive des participations.
Niveau de risque
Risque élevé :
- risque de perte en capital important sur certaines lignes ;
- absence de liquidité (capital bloqué pendant la durée de vie du fonds, sauf exceptions) ;
- forte dépendance à la qualité du gérant et aux conditions de marché au moment des sorties.
Fiscalité
- Peut être logé dans certains contrats d’assurance‑vie luxembourgeois ou français haut de gamme, ou sous forme de parts de fonds (FCPR, FPCI) en compte‑titres, avec des régimes fiscaux variables (PFU, barème + abattements spécifiques pour certains FCPR éligibles, selon la réglementation française).
- Les règles précises dépendent de la structure du fonds et de la situation de l’investisseur.
Avantages / limites
Avantages :
- Historiquement, l’une des classes d’actifs les plus performantes sur longue période, d’après de nombreuses études sectorielles, sans garantie de reproduction.
- Diversification hors marché coté.
Limites :
- Accessibilité limitée (ticket d’entrée, niveau de patrimoine exigé).
- Illiquidité structurelle et complexité.
Comparatif global des placements 2026
Le tableau suivant synthétise les caractéristiques principales, sur la base des informations factuelles mentionnées plus haut. Les niveaux de rendement sont des ordres de grandeur issus des sources, non des promesses.
Lorsque des chiffres exacts ne sont pas fournis par les sources, ils ne sont pas indiqués dans le tableau.
Quel placement choisir selon son profil en 2026 ?
Les profils ci‑dessous sont simplifiés et ne remplacent pas un conseil personnalisé. Ils s’appuient sur les caractéristiques générales de chaque placement.
Profil prudent
Objectifs typiques : protection du capital, rendement modéré, faible volatilité, priorité à la liquidité.
Profil équilibré
Objectifs : compromis entre croissance du capital et stabilité, horizon moyen/long terme.
Profil dynamique
Objectifs : priorité à la croissance du capital, forte acceptation du risque et de la volatilité, horizon long terme.
La répartition chiffrée exacte entre ces briques dépend de la situation individuelle, de la fiscalité propre à chaque épargnant et de ses projets. Je ne sais pas quel pourcentage précis convient à un investisseur donné sans analyse personnalisée.
Erreurs fréquentes à éviter en 2026
Les points suivants sont identifiés dans les analyses de gérants et de sites spécialisés comme des risques à surveiller, sans jugement de valeur :
- Concentrer son épargne sur un seul thème « à la mode », par exemple uniquement sur quelques mégacapitalisations IA, alors que plusieurs sources signalent des valorisations très élevées et l’apparition d’ETF à levier.
- Ignorer le risque de liquidité sur les produits non cotés (certaines SCPI, dette privée, private equity) alors que plusieurs publications évoquent la possibilité de blocages ou de délais de sortie en cas de stress.
- Reconstituer un schéma 60/40 rigide (60% actions / 40% obligations) sans tenir compte du nouveau régime de reflation et de taux plus élevés, alors que les grandes maisons de gestion insistent sur la nécessité d’adapter les allocations.
- Sous‑estimer le risque de concentration géographique (par exemple tout miser sur les États‑Unis) alors que les opportunités identifiées pour 2026 concernent aussi l’Europe, le Japon et les émergents, notamment sur les small/mid caps et les ressources.
- S’engager en dette privée sans transparence suffisante, alors que des experts pointent l’opacité du « shadow banking » et le risque d’être exposé à des produits mal compris.
Conclusion : comment aborder les meilleurs placements financiers en 2026 ?
Les meilleurs placements financiers en 2026 ne se résument pas à un seul produit, mais à une combinaison de briques cohérentes avec le nouveau régime économique : taux plus élevés, inflation plus persistante que par le passé, besoins massifs en infrastructures, énergie, numérique et sécurité.
Les grandes thématiques mises en avant par les gérants (IA utile, transition énergétique, souveraineté économique, ressources stratégiques) et les supports adaptés (assurance‑vie, PEA, SCPI, private equity) offrent un large spectre de solutions,.
A condition de respecter trois principes :
- Diversification : ne pas tout concentrer sur une seule thématique ou une seule classe d’actifs.
- Horizon de placement : aligner la durée d’investissement (de quelques années à plus de 10 ans) avec la nature du support et ses risques.
- Cohérence avec les projets de vie : adapter le niveau de risque (prudent, équilibré, dynamique) à sa situation personnelle et à ses objectifs (sécurité, revenus, croissance).
Dans tous les cas, chaque placement financier en 2026 comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances future.
Pour aller plus loin, un épargnant peut se référer aux documents réglementaires (DIC, prospectus) et, le cas échéant, à un conseiller en investissement financier dûment enregistré.
La fin du « tout livret »
Pendant longtemps, le Livret A a été le refuge par défaut. En 2025, avec un taux stabilisé à 1,7% net, il ne remplit plus sa fonction de création de richesse. Son rôle doit se limiter à la liquidité immédiate.
- Le LEP (Livret d’Épargne Populaire) : Il reste l’anomalie positive du marché. À 2,7% selon les révisions de mi-année, il est le seul placement à capital garanti offrant un rendement réel positif.
- Le LDDS : Utile pour son aspect solidaire, mais techniquement identique au Livret A. Son plafond de 12 000 € doit être vu comme une extension de votre réserve d’urgence.
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Quels sont les pièges à éviter absolument ?
- Placer toute son épargne de précaution sur des supports non liquides
- Courir après les rendements élevés sans comprendre les risques
- Négliger la diversification (ne pas « mettre tous ses œufs dans le même panier »)
- Investir sans horizon de temps défini
PEA ou assurance-vie : que choisir en 2026 ?
Ce ne sont pas des concurrents, mais des compléments. Le PEA pour les actions européennes avec la meilleure fiscalité après 5 ans. L’assurance-vie pour la flexibilité, la diversification mondiale et la transmission. L’idéal est d’avoir les deux.
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