L’année 2026 s’ouvre dans la continuité des transformations engagées depuis la réforme des retraites de 2023, avec une nouvelle revalorisation des pensions de base de 0,9% au 1er janvier 2026. Cette évolution s’ajoute à la hausse de 2,2% intervenue au 1er janvier 2025 et s’inscrit dans un contexte de relèvement progressif de l’âge légal et d’ajustements des régimes spéciaux.
Les revalorisations des pensions en 2025 et 2026
La hausse de 2,2% des pensions de retraite de base s’applique au 1er janvier 2025 sur les retraites du régime général, de la fonction publique et des régimes alignés.
Elle a été calculée selon la règle d’indexation sur l’inflation et a été visible sur les premiers paiements de 2025.
En 2026, une nouvelle revalorisation de 0,9% des pensions de base intervient au 1er janvier 2026, confirmée par une instruction interministérielle de décembre 2025.
Les montants ajustés sont versés en pratique lors des paiements de février 2026, comme pour les autres revalorisations de début d’année.
Quelques ordres de grandeur de la hausse 2026 sur la pension de base :
- Pour une pension de 1 200 € : + 10,80 € par mois.
- Pour une pension de 1 500 € : + 13,50 € par mois.
- Pour une pension de 2 000 € : + 18 € par mois.
Ces revalorisations 2025 (+2,2%) puis 2026 (+0,9%) représentent ensemble plusieurs milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour les régimes de base, dans un contexte de débats récurrents sur un éventuel gel partiel des pensions.
Réforme 2023–2026 : les mesures qui s’appliquent maintenant
Les changements majeurs décrits dans ton texte se traduisent, en 2026, par la mise en œuvre progressive de la réforme des retraites de 2023, et non par l’instauration d’un système universel par points.
Principales évolutions en vigueur en 2026 :
- Relèvement progressif de l’âge légal : l’âge d’ouverture des droits est relevé de 62 à 64 ans, à raison de 3 mois par génération à partir du 1er septembre 2023, pour atteindre 64 ans en 2030.
- Durée d’assurance à 43 ans (172 trimestres) pour une pension à taux plein, mise en place à marche accélérée par rapport à la réforme Touraine.
- Extension de la retraite progressive à la fonction publique et à de nouvelles catégories, permettant de combiner emploi à temps partiel et pension partielle sous conditions.
- Renforcement de certains minima de pension pour les carrières complètes proches du Smic, même si la notion de « minimum garanti à 1 200 € » doit être présentée comme un objectif et non comme un droit uniforme.
Les générations nées après le milieu des années 1960 sont les plus concernées par ces ajustements de l’âge de départ et de la durée de cotisation, avec des impacts visibles sur les liquidations à partir de 2025–2026.
Fonctionnaires : ce qui change et ce qui ne change pas
Pour les fonctionnaires, la réforme produit des effets importants, mais sans introduire le système universel par points ni un calcul sur les 25 meilleures années.
En 2026, les points clés sont :
- Le principe de calcul de la pension principale sur le traitement des 6 derniers mois reste d’actualité pour la fonction publique d’État, territoriale et hospitalière.
- Le relèvement de l’âge légal et l’augmentation de la durée d’assurance s’appliquent aussi aux fonctionnaires, avec le même calendrier que pour les salariés du privé.
- La retraite progressive et le cumul emploi‑retraite sont étendus, permettant d’organiser une transition plus souple vers la cessation d’activité.
- Les catégories actives (policiers, sapeurs‑pompiers, aides‑soignants, etc.) conservent des possibilités de départ anticipé, avec des ajustements ciblés mais sans suppression brutale de leurs droits spécifiques.
Les agents déjà en poste conservent leurs droits en grande partie inchangés sur le mode de calcul, tandis que les paramètres d’âge et de durée de cotisation évoluent progressivement.
Régimes spéciaux : fermeture aux nouveaux embauchés, droits maintenus
L’avenir des régimes spéciaux en 2025–2026 ne passe pas par une fusion immédiate dans un système universel par points, mais par leur fermeture aux nouveaux embauchés et l’application des nouvelles règles d’âge et de durée de cotisation.
En 2026 :
- Les salariés déjà en poste dans les principaux régimes spéciaux (RATP, industries électriques et gazières, Banque de France, CRPCEN, CESE, etc.) conservent leurs règles de calcul de pension antérieures, sous la « clause du grand‑père ».
- Les nouveaux entrants depuis le 1er septembre 2023 sont affiliés aux règles de droit commun pour la retraite (âge légal relevé, durée de cotisation, etc.), même s’ils restent techniquement rattachés à des caisses spécifiques.
- Les personnels de l’Opéra de Paris et de la Comédie‑Française conservent des dispositifs spécifiques, qui font l’objet d’aménagements sans disparition totale de leur statut.
L’objectif reste une harmonisation progressive des règles (âge, durée, certains droits familiaux), sans mise en place en 2026 d’une « caisse nationale de retraite universelle » par points.
Indexation des pensions : règle confirmée en 2026
La revalorisation annuelle des pensions de base suit toujours la règle d’indexation sur l’inflation hors tabac, calculée sur 12 mois glissants (novembre N‑1 à novembre N), sauf décision contraire explicite du législateur.
En 2026 :
- La revalorisation de 0,9% au 1er janvier 2026 a été confirmée « conformément au droit en vigueur », après débat sur une éventuelle « année blanche » ou un gel des pensions.
- Elle s’applique aux pensions de base de la Cnav, CARSAT, SRE, CNRACL, MSA, ainsi qu’à certains minima sociaux et minima de pension (minimum contributif, ASPA, seuils de ressources associés).
Des mesures de rattrapage supplémentaires ne sont pas automatiques et doivent être décidées au cas par cas dans les lois financières ; en 2026, la règle standard d’indexation a finalement été maintenue, évitant un gel complet des pensions de base.
Services, outils et ajustements en 2026
En 2026, les ajustements portent aussi sur l’accompagnement et l’information des assurés :
- Les portails officiels (comme Info‑retraite et les sites des caisses) proposent des simulateurs mis à jour intégrant la réforme 2023 et les revalorisations 2025–2026.
- Les régimes, y compris l’Agirc‑Arrco pour la complémentaire, poursuivent la modernisation de leurs espaces en ligne, avec affichage des droits acquis, estimation des pensions et suivi des revalorisations.
Ces évolutions ne modifient pas le fond des droits en 2026, mais rendent le système plus lisible pour les retraités et futurs retraités qui cherchent à comprendre l’impact des revalorisations et de la réforme sur leur pension

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