Investir dans des actions à l’étranger : comment dépasser le biais franco‑français en 2026 ?

Publié le 26/02/2026

4 min
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Investir dans des entreprises françaises est souvent vécu comme plus rassurant. On connaît les marques, on voit leurs produits au quotidien, on entend parler de leurs résultats au journal télévisé. À l’inverse, il est plus difficile de se projeter dans une société coréenne, indienne ou brésilienne dont on ne connaît ni les dirigeants ni le modèle économique.

Pourquoi les Français investissent surtout en France ?

Ce réflexe s’appelle le “home bias” ou biais domestique. Il désigne la tendance des épargnants à surpondérer les actifs de leur propre pays, même lorsque ce n’est pas optimal financièrement.

Ce biais n’est pas propre aux Français : on le retrouve aux États‑Unis, au Japon, en Allemagne, etc. Les raisons sont multiples : meilleure connaissance de l’actualité locale, sentiment de contrôle, préférence affective pour les entreprises dont on utilise les produits, discours médiatique très centré sur les indices nationaux (comme le CAC 40).

Ce biais conduit pourtant à une surexposition à l’économie et aux risques d’un seul pays. Or, la France ne représente qu’une part limitée de l’économie mondiale et de la capitalisation boursière globale.

Construire un portefeuille presque exclusivement composé d’actions et d’obligations françaises revient donc à négliger une grande partie de l’univers d’investissement disponible.

Pourquoi investir à l’étranger en 2026 ?

Diversifier le risque pays et géopolitique

La valeur d’un actif financier dépend de nombreux facteurs :

  • Des facteurs spécifiques à l’entreprise (qualité du management, stratégie, innovation, niveau d’endettement, etc.).
  • Des facteurs plus larges, liés au pays ou à la zone concernée (croissance économique, stabilité politique, fiscalité, inflation, politique monétaire, réglementation, événements géopolitiques).
  • Même si l’on diversifie entre plusieurs secteurs en France, on reste exposé aux mêmes décisions politiques, au même cadre réglementaire, à la même monnaie, aux mêmes chocs macroéconomiques.
  • Une crise politique majeure, une réforme fiscale défavorable ou une récession forte peuvent pénaliser simultanément la plupart des actifs français.
  • À l’inverse, en diversifiant sur différentes zones (Amérique du Nord, Europe hors France, Asie développée, pays émergents), on répartit ce “risque pays” sur plusieurs économies.

Une mauvaise nouvelle dans une région pourra être compensée par de meilleures dynamiques ailleurs. Résultat : un portefeuille qui a plus de chances de rester stable dans le temps, avec des fluctuations moins violentes à long terme.

Profiter de dynamiques de croissance différentes

Tous les pays ne croissent pas au même rythme, et les secteurs moteurs varient selon les régions. Certaines zones bénéficient de tendances structurelles fortes :

  • Vieillissement de la population et innovations médicales dans certains pays développés.
  • Transition énergétique et transformation des infrastructures.
  • Croissance démographique et urbanisation dans plusieurs pays émergents.
  • Révolution numérique, intelligence artificielle et économie des données, particulièrement mise en avant dans certaines grandes places financières mondiales.

Investir à l’étranger permet de participer à ces dynamiques, en complément de l’économie française.

Cela ne signifie pas que les marchés étrangers offrent toujours une performance supérieure, mais qu’ils ouvrent un champ d’opportunités plus vaste, avec des moteurs de performance différents de ceux de la France.

Faut-il investir dans les matières premières ?

On peut être tenté de diversifier son patrimoine avec des matières premières (or, pétrole, métaux industriels, agricoles, etc.). Certaines sont cotées en continu et accessibles via des produits financiers (ETF, certificats, produits structurés).

Il faut toutefois bien comprendre leur nature : contrairement aux actions et à de nombreuses obligations, les matières premières ne créent pas de richesse par elles-mêmes.

Elles ne versent ni dividendes ni coupons. Le rendement provient uniquement de la variation de leur prix, donc de l’équilibre entre l’offre et la demande.

À long terme, beaucoup de matières premières ont un profil de performance erratique et très volatil.

Certaines peuvent jouer un rôle spécifique dans un portefeuille (par exemple l’or comme valeur refuge ou comme protection contre certains scénarios extrêmes), mais elles restent des actifs spéculatifs et doivent conserver une place limitée.

Pour la grande majorité des épargnants, le cœur du patrimoine financier doit rester constitué d’actions et d’obligations bien diversifiées, plutôt que de matières premières.

Comment investir à l’étranger depuis la France ?

Des enveloppes accessibles : assurance-vie, PEA, compte‑titres, épargne retraite

Depuis la France, il est tout à fait possible d’investir sur des actifs étrangers au sein de :

Ces enveloppes donnent accès à des fonds, des ETF, voire des titres vifs de sociétés étrangères, tout en bénéficiant de cadres fiscaux spécifiques.

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Les ETF : une diversification internationale à frais réduits

Pour un particulier, le moyen le plus simple et le plus efficace d’investir à l’étranger est souvent de passer par des ETF (trackers ou fonds indiciels).

Un ETF est un fonds qui réplique automatiquement un indice boursier ou obligataire (par exemple un indice mondial, un indice américain, un indice émergent, ou un panier d’obligations internationales). L’intérêt :

  • Diversification instantanée sur des dizaines voire des centaines de titres.
  • Frais de gestion généralement bien plus faibles que la majorité des fonds actifs.
  • Accès simple à des zones éloignées (Asie, Amérique latine, etc.) sans avoir à choisir soi‑même chaque entreprise ou chaque obligation.

En 2026, il est toutefois important d’avoir en tête que certains grands indices, notamment mondiaux et américains, peuvent être très concentrés sur quelques grandes valeurs, en particulier dans la technologie et l’intelligence artificielle. Cela peut augmenter la sensibilité de l’indice à ces entreprises.

Une bonne construction de portefeuille consistera donc à combiner plusieurs expositions (monde, Europe, émergents, éventuellement small caps ou approches “pondération égale”) pour éviter une dépendance excessive à un petit nombre de titres.

Actions et obligations étrangères : trois types de risques à considérer

Lorsqu’on investit à l’étranger, il faut bien identifier trois dimensions de risque :

  1. Risque actions
    Les actions restent des actifs volatils, avec des fluctuations parfois importantes à court terme. C’est encore plus vrai sur certains marchés émergents, où l’instabilité politique, économique ou réglementaire peut être plus forte.
  2. Risque obligataire
    Les obligations étrangères peuvent offrir des rendements attrayants, qu’il s’agisse d’obligations d’entreprises ou de dettes d’États. Mais un taux plus élevé rémunère souvent un risque supplémentaire : risque de défaut, déficit public important, fragilité du système bancaire, etc. Une forte rémunération ne doit jamais faire oublier la question de la solvabilité de l’émetteur.
  3. Risque de change
    Investir dans une devise étrangère (dollar, yen, devises émergentes, etc.) ajoute une couche de risque supplémentaire : l’évolution du taux de change. Une bonne performance boursière peut être partiellement annulée, voire inversée, par une évolution défavorable de la devise. À l’inverse, un mouvement de change favorable peut renforcer la performance. Selon les produits choisis, il est possible ou non de se couvrir contre ce risque (ETF “couverts en monnaie” par exemple).

Pour la plupart des épargnants, l’utilisation d’ETF bien diversifiés, parfois eux-mêmes investis dans des paniers d’actions ou d’obligations internationales, est une manière pragmatique de gérer ces risques.

La diversification par zones, par classes d’actifs et par devises est un levier puissant pour lisser les variations de portefeuille dans le temps.

En pratique : construire un portefeuille vraiment diversifié

Pour réduire le biais franco-français et profiter des avantages de l’international, un portefeuille long terme peut par exemple combiner :

  • Une poche actions mondiales (incluant la France mais sans la surpondérer).
  • Une poche obligataire diversifiée (États et entreprises, différentes maturités, différentes zones, en restant prudent sur le risque de crédit).
  • Une part d’épargne de précaution et de placements sécurisés en euros pour les besoins à court terme.
  • Eventuellement une petite poche satellite (or, thématiques, émergents plus risqués) en proportion raisonnable et cohérente avec votre tolérance au risque.

L’objectif n’est pas de “parier” sur un pays contre un autre, mais de construire un ensemble cohérent, global et équilibré, capable de traverser différents cycles économiques et politiques.

En 2026, ce sont les portefeuilles véritablement mondiaux, disciplinés et bien diversifiés qui ont le plus de chances de résister aux chocs comme aux emballements de marché, tout en cherchant une performance attractive à long terme.

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