Conflit au Moyen-Orient et Bourse : faut-il adapter votre stratégie d’investissement ?

Publié le 17/03/2026

6 min
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Le début de l’année 2026 s’annonçait sous les meilleurs auspices. Les marchés financiers évoluaient dans un environnement idéal, souvent qualifié de scénario « Boucles d’or » (une économie ni trop chaude pour générer de l’inflation, ni trop froide pour risquer la récession), porté par une croissance des bénéfices des entreprises dépassant largement les attentes.

Mais le dernier week-end de février est venu bouleverser cet équilibre. L’escalade militaire au Moyen-Orient a ravivé les tensions mondiales et injecté une dose brutale d’incertitude dans l’économie. Face à un conflit dont l’objectif affiché par certaines parties est de rendre la guerre « trop chère » économiquement pour l’adversaire (notamment via l’usure des systèmes de défense antimissiles), les marchés ont dû s’ajuster.

Face à ce choc géopolitique, comment réagissent véritablement les marchés financiers, et surtout, devez-vous modifier vos investissements ? Décryptage.

Les conséquences économiques : l’énergie au cœur de l’échiquier

La première conséquence visible de ce conflit s’est lue sur les cours de l’or noir. Avec la menace pesant sur le détroit d’Ormuz, un goulot d’étranglement par lequel transitent près de 20 % de la production pétrolière mondiale, le baril a connu une volatilité historique, grimpant de 90 à 120 dollars à l’ouverture des marchés lundi 9 mars, avant de perdre 40 dollars au cours de la séance avant de se stabiliser.

Pour tenter de calmer l’incendie, les États-Unis et d’autres pays ont annoncé le déblocage de 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques. Un chiffre impressionnant sur le papier, mais qui ne représente en réalité qu’une vingtaine de jours de consommation mondiale de dépannage.

Mais l’arbre pétrolier cache une forêt bien plus inflammable : celle du gaz naturel. Si le marché du pétrole est très flexible et que les États-Unis produisent aujourd’hui à plein régime, la logistique du gaz naturel liquéfié (GNL) est beaucoup plus rigide.

Avec un approvisionnement russe coupé depuis plusieurs années et des terminaux américains saturés, le monde dépend fortement du GNL qatari (qui représente 20 % de la production mondiale).

Si le détroit d’Ormuz se ferme, c’est toute l’Europe qui se retrouve en situation de vulnérabilité extrême à l’approche de la reconstitution de ses stocks pour l’hiver 2026-2027, alors que ceux-ci sont aujourd’hui historiquement bas.

Pourquoi le prix du gaz a-t-il un impact sur les prix de l’électricité en Europe ?

En Europe, le prix de l’électricité est fixé selon le mécanisme du « coût marginal » (ou merit order). Pour faire simple : on allume d’abord les centrales les moins chères (éolien, solaire, nucléaire). Si la demande n’est pas comblée, on allume des centrales de plus en plus chères.

La dernière centrale allumée dicte le prix de l’électricité pour tout le monde. Dans 60 % du temps, cette dernière unité d’ajustement est une centrale à gaz. Une crise gazière frappe donc de plein fouet l’industrie et la compétitivité européenne.

L’impact sur vos portefeuilles : décryptage d’un marché rationnel

Contrairement à ce que l’on pourrait croire en lisant les gros titres, les marchés n’ont pas cédé à la panique irrationnelle. La baisse que nous avons observée s’explique par des mouvements tout à fait logiques :

  • Actions : de simples prises de profits. Il n’y a pas eu de vente massive et aveugle. Ce que nous avons vu, ce sont surtout des investisseurs qui ont « pris leurs bénéfices » sur les segments qui avaient exceptionnellement bien performé ces derniers mois (comme le marché japonais ou certains marchés émergents) pour sécuriser leurs gains. Aux États-Unis, les indices boursiers (soutenus par la rentabilité solide des géants de la technologie) ont d’ailleurs fait preuve d’une résilience étonnante.
  • Obligations d’État : la crainte de la stagflation. C’est le fait marquant de cette crise. Habituellement, les emprunts d’État agissent comme des valeurs refuges : quand les actions baissent, les obligations montent. Cette fois-ci, les deux ont baissé simultanément. Les investisseurs craignent qu’un choc énergétique durable ne provoque de la « stagflation » (une croissance molle couplée à une forte inflation). Dans ce scénario, les États seraient contraints de s’endetter massivement pour soutenir l’économie, ce qui fait mécaniquement grimper les taux d’intérêt et baisser la valeur des obligations existantes.
  • Le triomphe du dollar. Face à un or freiné par des taux d’intérêt élevés, le dollar américain s’est imposé comme la véritable valeur refuge de cette séquence. Les États-Unis étant désormais exportateurs nets d’énergie, leur monnaie bénéficie à la fois d’une grande liquidité et d’une protection naturelle contre le choc pétrolier.

Les perspectives : à quoi s’attendent les marchés ?

Pour comprendre l’évolution future de vos investissements, il faut analyser ce que les marchés anticipent.

À l’heure actuelle, le scénario qui semble être le plus probable est celui d’une crise qui ne s’enlise pas, car très peu d’acteurs ont un intérêt économique ou politique à ce que le conflit s’éternise :

  • Les États-Unis souhaitent éviter une envolée durable des prix à la pompe et de l’inflation à quelques mois des élections de mi-mandat.
  • L’Asie (Chine et Inde en tête), extrêmement gourmande en énergie pour soutenir sa croissance, serait sévèrement freinée par un pétrole durablement cher.
  • L’Europe, déjà fragilisée industriellement par les coûts de l’énergie, ne peut pas se permettre un nouveau choc gazier.

Quant aux banques centrales (Fed aux Etats-Unis et BCE en Europe), elles adoptent une posture de grande prudence.

Elles ne remonteront pas leurs taux directeurs à la hâte, conscientes qu’une telle décision risquerait de briser la croissance économique, à moins qu’une spirale durable entre la hausse des prix et la hausse des salaires ne s’installe.

Les conseils de Nalo : maintenir le cap face à l’incertitude

Face à l’actualité anxiogène, la tentation d’agir sur son portefeuille est grande. Chez Nalo, nous comparons souvent l’investissement de long terme à un vol long-courrier.

Lorsque votre avion traverse une zone de fortes turbulences, l’appareil se met à trembler violemment. La situation est inconfortable, parfois effrayante. Mais vous n’allez pas toquer à la porte du cockpit pour exiger que le pilote pose l’avion immédiatement dans un champ.

Vous bouclez votre ceinture en sachant que l’appareil a été rigoureusement conçu pour encaisser ces secousses et vous amener à destination. Votre portefeuille d’investissement fonctionne exactement sur le même principe.

Voici nos règles d’or pour traverser cette période :

  • Ne jouez pas à l’apprenti trader L’histoire financière nous prouve que vendre ses investissements sous le coup de l’émotion est le meilleur moyen de détruire sa performance.

Une étude de JP Morgan montre que 12 mois après un choc de marché majeur, un portefeuille diversifié a 3 chances sur 4 d’afficher une meilleure performance que de l’argent laissé sur un compte courant. Au bout de 3 ans, ce chiffre monte à 100 %.

« Le marché boursier est un mécanisme qui transfère la richesse des impatients vers les patients. »Warren Buffett

  • La diversification comme pilier fondamental C’est dans ces moments que la construction méthodique de votre portefeuille prend tout son sens. Si l’Europe ou le Japon souffrent temporairement de la hausse des prix de l’énergie, d’autres secteurs ou zones géographiques (comme les États-Unis) amortissent le choc. Être exposé à de multiples classes d’actifs, zones géographiques et secteurs d’activité est la seule protection durable contre l’imprévisibilité du monde.
  • Respectez votre discipline La performance en Bourse n’est rien d’autre que la rémunération de l’inconfort que vous acceptez de subir à certains moments. Une nouvelle économique n’a d’impact que si elle diffère des attentes du marché. Anticiper ces mouvements est très difficile, et pour un particulier non “outillé”, relève du pari. Si votre stratégie d’investissement était alignée avec votre horizon de placement et vos projets de vie avant le déclenchement de ce conflit, la meilleure (et souvent la plus difficile) des décisions est de ne rien faire.

Les performances passées ne présagent pas des performances futures. Investir comporte un risque de perte en capital.

L’énergie : l’arbre pétrolier qui cache la forêt gazière

La première conséquence visible a été la flambée historique du pétrole. Avec le blocage du détroit d’Ormuz (par où transitent 20 % de la production mondiale), le baril a ouvert la journée du lundi 9 mars avec une hausse fulgurante, touchant les 120 dollars avant de se stabiliser.

Pour tenter de calmer l’incendie, 400 millions de barils de réserves stratégiques ont été débloqués, ce qui représente à peine 20 jours de dépannage.

Mais le vrai péril est ailleurs : c’est le gaz naturel. Le marché pétrolier est mondialisé et les États-Unis en sont devenus les premiers producteurs mondiaux. Le gaz naturel, lui, pose un problème logistique beaucoup plus lourd, en particulier pour l’Europe.

Avec un détroit d’Ormuz sous tension, c’est le GNL (Gaz Naturel Liquéfié) du Qatar, qui représente 20 % de la production mondiale, qui ne passe plus. La situation est critique :

  • L’Europe ne peut plus importer de gaz russe.
  • Les États-Unis tournent déjà à plein régime pour exporter leur GNL.
  • Les stocks européens sont historiquement bas.
L'exemple de Nalo

Pourquoi le prix du gaz a-t-il un impact sur les prix de l’électricité, même en France où on produit du nucléaire ?

En Europe, le prix de l’électricité est fixé selon le mécanisme du « coût marginal » (ou merit order). Pour faire simple : on allume d’abord les centrales les moins chères (éolien, solaire, nucléaire). Si la demande n’est pas comblée, on allume des centrales de plus en plus chères. La dernière centrale allumée dicte le prix de l’électricité pour tout le monde. Dans 60 % du temps, cette dernière unité d’ajustement est une centrale à gaz. Une crise gazière frappe donc de plein fouet l’industrie et la compétitivité européenne.

La réaction inattendue des marchés financiers

On aurait pu s’attendre à un effondrement généralisé. La réalité est beaucoup plus nuancée :

  • Les actions font de la résistance : Aux États-Unis, les indices boursiers (comme le S&P 500 ou le Nasdaq) se tiennent bien. La technologie reste un moteur puissant. L’Europe, le Japon et les pays émergents (très dépendants de l’énergie importée) sont en revanche plus pénalisés.
  • Les obligations ne protègent plus : C’est la grande surprise. Habituellement, en temps de crise, les investisseurs se ruent sur les dettes d’État (valeurs refuges), ce qui fait baisser leurs taux. Cette fois, les taux ont grimpé. Pourquoi ? Parce que les marchés craignent que ce choc énergétique ne relance l’inflation et n’oblige les États à creuser leurs déficits pour soutenir l’économie.
  • Le dollar, grand gagnant : L’or, freiné par des taux d’intérêt élevés, a fait du surplace. C’est le dollar américain, actif très liquide et monnaie d’un pays exportateur d’énergie, qui a tiré son épingle du jeu.

Faut-il modifier vos portefeuilles ? Surtout pas.

Face à un tel événement, il est naturel de ressentir de l’anxiété. Lorsque votre vol traverse un orage violent, vous n’allez pas toquer à la porte du commandant de bord pour exiger qu’il pose l’avion immédiatement dans un champ.

Vous bouclez votre ceinture en sachant que l’appareil est conçu pour encaisser ces secousses. Votre portefeuille diversifié est conçu exactement pour cela.

Voici nos convictions pour traverser cette période :

1. Ne jouez pas aux apprentis traders Comme le dit le célèbre adage financier : « Time in the market beats timing the market » (Le temps passé sur le marché bat (la tentative) d’anticipation du marché). Si vous sortez de vos investissements aujourd’hui, vous figez vos pertes et vous risquez de rater le rebond.

Une étude récente montre que 12 mois après un choc de marché grave, un portefeuille diversifié a 3 chances sur 4 de faire mieux que des liquidités stockées sur un compte courant. À 3 ans, ce chiffre monte à 100 %.

2. La diversification est votre meilleur gilet pare-balles La crise actuelle prouve l’importance de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier géographique ou sectoriel. Pendant que l’Europe souffre, les actions américaines tiennent le choc. Chez Nalo, votre portefeuille est bâti pour encaisser ces rotations grâce à une diversification mondiale poussée.

3. Les perspectives à moyen terme Personne n’a intérêt à ce que cette crise dure. L’Iran veut préserver son régime, les États-Unis ne peuvent pas se permettre une explosion du prix à la pompe en pleine année électorale, et la Chine a un besoin vital de ce pétrole pour faire tourner son économie. Les banques centrales, quant à elles, préfèrent pour l’instant patienter et analyser les données plutôt que de remonter les taux dans la panique.

La performance en Bourse est la rémunération du risque que vous acceptez de prendre dans ces moments d’incertitude. Si votre stratégie était adaptée à vos projets de vie avant ce choc, la meilleure décision aujourd’hui reste la plus difficile à prendre psychologiquement : ne rien faire.

C’est là qu’(il faut se remémorer les mots de Warren Buffet “Le marché boursier est un mécanisme qui transfère la richesse des impatients vers les patients. »

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