Pensions de retraite en France : montants et évolutions en 2026

Publié le 07/01/2026

4 min
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La France compte aujourd’hui près de 17 millions de retraités tous régimes confondus, pour une pension mensuelle moyenne de 1 626 euros bruts, soit 1 512 euros nets après prélèvements sociaux. Les montants varient significativement selon les profils, avec des écarts persistants entre hommes et femmes. L’âge moyen de départ atteignait 62 ans et 8 mois fin 2022, et se situe autour de 62 ans et 9 mois pour les générations partant en 2023, tandis que l’âge moyen des retraités reste voisin de 75 ans. Des disparités importantes subsistent : une part significative des retraités perçoit moins de 1 000 euros mensuels, quand une minorité touche plus de 3 000 euros.

Le profil des nouveaux retraités en 2025

Les nouveaux retraités de 2025 présentent un profil distinctif. La plupart ont connu une carrière professionnelle marquée par une forte mobilité, changeant en moyenne 4 à 5 fois d’employeur au cours de leur parcours.​

  • Un fait marquant :
    La proportion de femmes ayant occupé des postes à responsabilité progresse nettement, traduisant l’ascension professionnelle des générations ayant travaillé dans les années 1980‑1990.​
  • Répartition géographique :
    Une part croissante des nouveaux retraités choisit de s’installer dans des villes moyennes plutôt que dans les grands centres urbains, attirés par un meilleur équilibre entre coût de la vie et qualité de vie, dans des communes comme Vannes ou La Rochelle.

Le montant moyen des pensions début 2024

Les données de la DREES indiquent une pension moyenne de 1 626 euros bruts mensuels pour les retraités résidant en France, soit 1 512 euros nets après prélèvements sociaux pour les droits directs fin 2022.

Pour l’ensemble des retraités, y compris bénéficiaires de pensions de réversion, le montant moyen est légèrement plus élevé.

Les écarts entre secteur privé et public restent marqués. Les agents de la fonction publique bénéficient d’une retraite moyenne supérieure d’environ 15% à celle des salariés du privé, en raison notamment d’une plus forte proportion de cadres dans l’administration.​

Un fonctionnaire de catégorie A perçoit une pension moyenne d’environ 2 850 euros bruts mensuels, contre près de 2 450 euros pour un cadre du privé, tandis que pour les emplois moins qualifiés, les montants tendent à se rapprocher entre les deux secteurs.

Le mode de calcul explique une partie de ces écarts :

  • la pension des fonctionnaires est calculée sur les 6 derniers mois de traitement indiciaire,
  • celle des salariés du privé sur la base des 25 meilleures années de salaire, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.

Répartition des retraités selon les revenus

L’analyse des niveaux de revenus des retraités révèle une distribution contrastée. Une part non négligeable des retraités perçoit moins de 800 à 1 000 euros nets par mois, tandis qu’environ 15% bénéficient de plus de 2 500 euros mensuels.

La « classe intermédiaire » comprise entre 1 200 et 2 000 euros mensuels regroupe une large fraction des retraités, autour de 40% selon les découpages retenus.

Cette répartition varie selon les territoires : l’Île‑de‑France concentre une proportion plus élevée de pensions supérieures à 2 000 euros, quand certaines zones rurales comptent davantage d’anciens agriculteurs aux pensions plus modestes.

Revenu moyen d’un couple de retraités

Les travaux INSEE et DREES montrent que le niveau de vie médian des retraités est très proche, voire légèrement supérieur, à celui de l’ensemble de la population, autour de 2 030 à 2 300 euros par mois selon les années de référence.

Les ménages retraités propriétaires, ayant terminé le remboursement de leur crédit immobilier, bénéficient d’un pouvoir d’achat renforcé par rapport aux locataires.

La pension constitue la source principale de revenus, complétée par les rentes issues du patrimoine financier et immobilier.

Les couples de retraités sans enfant à charge affichent généralement un niveau de vie plus favorable que les personnes seules.

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Disparités selon la composition familiale

Les personnes retraitées vivant seules se trouvent plus exposées à la fragilité financière, avec un niveau de vie souvent inférieur d’environ 30 à 40% à celui des couples, selon les données INSEE et DREES. Cette vulnérabilité touche particulièrement les femmes veuves ou divorcées, surreprésentées parmi les retraités isolés.

Les charges fixes (logement, énergie, assurances) pèsent plus lourdement sur une personne seule, alors qu’un couple réalise des économies d’échelle.

Les retraités ayant encore des enfants à charge doivent absorber des dépenses supplémentaires liées aux études, qui peuvent facilement atteindre plusieurs centaines d’euros mensuels pour un étudiant.

Les pensions complémentaires Agirc‑Arrco

En 2024, pour les anciens salariés du privé, la pension complémentaire Agirc‑Arrco moyenne s’établit à environ 514 euros mensuels, soit proche d’un tiers de la retraite totale.

Cette moyenne masque de fortes disparités :

  • un ancien cadre supérieur perçoit une pension complémentaire moyenne autour de 1 250 euros,
  • un ex‑employé touche plutôt de l’ordre de 350 à 400 euros par mois.​

Le montant final dépend du nombre de points accumulés multiplié par la valeur du point, fixée à 1,4386 euro au 1er novembre 2024 et toujours en vigueur début 2025, avant la revalorisation suivante.​

L’impact des revalorisations récentes

Les pensions de base ont connu plusieurs revalorisations successives. La hausse de 5,3% au 1er janvier 2024 a représenté un gain significatif pour les retraités : pour une pension de 1 500 euros, cela correspond à près de 80 euros de plus par mois.​

Contrairement au projet initial de report au 1er juillet, la revalorisation 2025 a finalement été appliquée au 1er janvier 2025, pour un taux de +2,2%, versée à partir de février 2025. Une nouvelle hausse plus modérée, de l’ordre de 0,9% au 1er janvier 2026, vient ensuite prolonger cet ajustement.

Les régimes complémentaires professionnels (CARMF, MSA, autres) ont également procédé à des revalorisations spécifiques de la valeur du point pour tenir compte de l’inflation, avec des hausses généralement comprises entre 2 et 3% selon les caisses.

La revalorisation des retraites complémentaires Agirc‑Arrco a été décidée lors du conseil d’administration d’octobre 2024. Les partenaires sociaux ont acté une hausse de 1,6% au 1er novembre 2024, soit 0,2 point au‑dessus du minimum prévu par les accords.

Cette augmentation représente un coût d’environ 1,6 milliard d’euros par an pour le régime. Pour un retraité percevant une pension complémentaire de 1 000 euros mensuels, le gain s’élève à 16 euros par mois.

Une revalorisation supplémentaire est intervenue au 1er novembre 2025 afin de préserver le pouvoir d’achat des retraités tout en maintenant l’équilibre financier à long terme du régime.​

Âge moyen de départ et évolution

Les statistiques de la DREES situent l’âge moyen de départ à la retraite à 62 ans et 8 mois fin 2022 pour les retraités de droit direct résidant en France.

Pour les départs intervenus en 2023, l’âge moyen se rapproche désormais de 62 ans et 9 mois, signe de la poursuite du relèvement progressif des âges de liquidation.​

Les projections du Conseil d’orientation des retraites (COR) indiquent que l’âge effectif moyen de départ devrait continuer à augmenter pour se stabiliser autour de 64 ans après la montée en charge de la réforme de 2023, qui porte progressivement l’âge légal de 62 à 64 ans d’ici 2030.

Écarts persistants entre femmes et hommes

Les chiffres de la DREES mettent en évidence des écarts toujours importants entre les sexes. La pension mensuelle brute moyenne des femmes reste nettement inférieure à celle des hommes, avec un écart d’environ 35 à 40% pour les droits directs selon les millésimes.​

La prise en compte des pensions de réversion réduit partiellement la différence : l’écart se resserre autour de 25 à 30%, les femmes représentant la grande majorité des bénéficiaires de ces pensions.

Les disparités sont aussi sectorielles : l’écart est plus limité dans la fonction publique territoriale que dans le secteur privé, où il atteint des niveaux très élevés parmi les cadres.

La question de la revalorisation : pourcentage ou montant uniforme ?

Une revalorisation en pourcentage, comme c’est le cas aujourd’hui, augmente mécaniquement davantage les pensions élevées que les petites retraites, ce qui contribue à maintenir, voire accentuer, les écarts existants.

À l’inverse, une hausse forfaitaire identique pour tous (par exemple +50 euros par mois) profiterait proportionnellement davantage aux petits montants, mais son coût budgétaire serait très élevé à l’échelle des 17 millions de retraités.​

Le débat entre augmentation proportionnelle et montant uniforme revient régulièrement dans la discussion publique sur le pouvoir d’achat des retraités et la justice sociale du système de revalorisation.

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1 Commentaire

  1. bjr .je suis contre l augmentation au pourcentage des retraites .je suis pour une augmentation uniforme des pensions .ca eviterai une disparite entre les petites retraites et les retraites plus importantes

    ex.1000euros 2/100 20euros
    5000euros 100 euros

    et l annee d apres rebelote ce qui fera une difference de 160euros

    5000 2/100 100euros

    Réponse

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