Obligations de PME : quel intérêt pour les chefs d’entreprise et les investisseurs ?

Une émission d’obligations est pour un Etat, une collectivité publique, une grande entreprise ou une PME, un moyen de se financer auprès d’investisseurs institutionnels ou individuels.

Les PME peuvent se financer en émettant des obligations

Peu de dirigeants de petites ou moyennes entreprises savent que leur société peut émettre des obligations privées et non cotées, dès 50.000€. En effet, les banques et les actionnaires ne sont pas les seuls partenaires financiers, il est aussi possible de solliciter des obligataires ! Les investisseurs en obligations (« les obligataires ») sont à même de soutenir la croissance des sociétés, que ce soit pour des besoins de BFR, de financement de R&D, de marketing ou de développement commercial. En émettant des obligations simples (sans convertibilité en capital), les PME ont accès à une source de financement non-dilutive et complémentaire aux autres sources de financement. Un emprunt obligataire dispose des mêmes fondamentaux qu’un emprunt bancaire à savoir un montant, une durée et un taux d’intérêt. Au lieu d’avoir un seul prêteur (la banque), l’entreprise en a plusieurs (les obligataires), et les conditions peuvent être plus souples (échéances semestrielles ou annuelles, sans caution personnelle ou nantissement d’actifs, sans affectation d’utilisation des fonds etc.). Une émission d’obligations est aussi un gage de confiance. Parfois qualifié de quasi-fonds propres, un emprunt obligataire tend à rassurer les banques dans leur partage du risque et l’octroi de nouveaux crédits.

Les grandes entreprises raffolent des émissions obligataires pour allonger la maturité de leur dette, pour accéder à une profondeur de financement plus large, souple et diversifiée leur permettant ainsi de gagner en agilité. Or qui plus que les PME ont besoin d’agilité et de réactivité dans leur politique de financement, facteur clé de leur développement ?

La souscription d’obligation pour les investisseurs individuels

Un bon moyen de diversifier son portefeuille d’investissement est de s’intéresser aux obligations. Produit peu connu en France et pourtant très prisé des investisseurs anglo-saxons, les obligations à taux fixe offrent le double avantage de connaitre dès le départ l’horizon d’investissement et le rendement attendu. Bien que plus ou moins risquée selon la signature des émetteurs, l’obligation est le parfait produit pour allouer une partie de son portefeuille sur un support de moyen terme, avec une bonne visibilité de rendement. Plus les émetteurs seront de grandes signatures (Etat français, allemand… ou grandes entreprises bien notées), plus la rémunération (« le taux de coupon ») sera faible, avoisinant les 0% pour un risque presque nul. Mais au fur et à mesure que l’on se positionne sur des entreprises de plus petites tailles (ETI, PME, TPE) et bien que stables ou en forte croissance, il est possible de trouver des taux de coupons proches des 10%, moyennant un risque plus élevé, mais toujours avec une visibilité de rendement et d’horizon de remboursement, cela étant formalisé par un contrat obligataire entre l’émetteur et les souscripteurs. Souvent réservé aux investisseurs institutionnels, l’investissement obligataire tend à se démocratiser auprès des investisseurs individuels, notamment grâce à l’essor des plateformes de financement participatif qui vous offrent la possibilité de simuler vos projets d’investissement en obligations.

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Hugo Bompard

Hugo Bompard

Statisticien Économiste, précédemment chercheur au Centre de Recherche en Statistique et en Économie, Hugo Bompard est Directeur Scientifique de Nalo.

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