L’aversion au risque désigne la tendance d’un individu à éviter les situations incertaines ou susceptibles d’entraîner une perte.
En finance, elle se traduit par une préférence pour les placements sûrs et stables, même si ces derniers offrent un rendement plus faible qu’un investissement potentiellement plus risqué mais plus rémunérateur.
Exemple : un épargnant préfère placer son argent sur un livret A plutôt que sur des actions en bourse, car il recherche la sécurité du capital plutôt que la perspective d’un gain supérieur.
L’Essentiel
- L’aversion au risque reflète une préférence pour la sécurité face à l’incertitude.
- Elle diffère de la tolérance au risque, qui évalue la capacité réelle à subir des pertes.
- Elle influence directement la stratégie d’investissement et le profil d’investisseur (prudent, équilibré, dynamique).
- Aucun placement n’est totalement sans risque, même les produits dits « sécurisés ».
- L’évaluation du profil d’investisseur est une exigence de MiFID II, non un “test standardisé” imposé par l’AMF.
Comment fonctionne l’aversion au risque ?
L’aversion au risque dépend à la fois de facteurs psychologiques (attitude face à l’incertitude) et personnels (revenus, âge, situation familiale, projets).
C’est pourquoi deux personnes ayant les mêmes moyens financiers peuvent avoir des comportements d’investissement très différents.
- Une personne très averse au risque privilégiera les produits garantis, même faiblement rémunérateurs.
- Une personne moins averse au risque acceptera davantage de volatilité dans l’espoir d’un meilleur rendement à long terme.
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Pour aller plus loin
Pourquoi n’est il pas conseillé d’épargner sur son livret A ?
Exemple concret d’aversion au risque
Imaginez qu’on vous propose deux options :
- Recevoir 50 € garantis.
- Participer à un tirage au sort pour gagner 100 € ou rien, avec une chance sur deux.
Bien que la valeur moyenne soit identique (50 €), la majorité des individus choisissent la première option. Ce comportement illustre parfaitement l’aversion au risque : la peur de perdre l’emporte sur l’espérance mathématique de gain.
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L’aversion au risque exprime une attitude psychologique envers le risque.
La tolérance au risque, elle, correspond à la capacité réelle d’un investisseur à supporter des pertes éventuelles, en tenant compte de sa situation financière, de son horizon de placement et de ses objectifs.
En pratique :
- L’aversion traduit ce que l’investisseur ressent.
- La tolérance traduit ce qu’il peut raisonnablement supporter.
Les conseillers en gestion d’épargne évaluent ces deux aspects dans le cadre des obligations de connaissance du client et d’adéquation prévues par la directive MiFID II.
Cette réglementation impose de vérifier que les produits conseillés sont adaptés au profil du client, sans pour autant imposer un format unique de “test de tolérance au risque”.
Comment l’aversion influence les décisions d’investissement
L’aversion au risque influe directement sur la répartition du patrimoine entre produits sécurisés, diversifiés ou dynamiques.
Le bon dosage dépend de l’horizon d’investissement et de la capacité à faire face aux baisses de marché.
| Niveau d’aversion | Profil d’investisseur | Type de placements privilégiés | Rendement et risque associés |
| Forte | Prudent | Fonds euros d’assurance-vie, livrets réglementés, obligations d’État de bonne qualité | Rendement limité, risque faible mais non nul |
| Modérée | Équilibré | Assurance-vie multisupport diversifiée (fonds euros + unités de compte), obligations d’entreprises solides | Rendement progressif, risque modéré |
| Faible | Dynamique | Actions, ETF actions, supports à long terme | Potentiel élevé, volatilité importante |
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À noter :
Aucun placement, hormis ceux garantis par l’État (ex. livret A), n’offre une garantie absolue du capital. Même les obligations ou certains ETF présentent un risque de marché. Les SCPI, par exemple, restent des placements immobiliers soumis à l’évolution des prix de l’immobilier et ne garantissent pas le montant investi.
Peut-on mesurer l’aversion au risque ?
En théorie économique, l’aversion au risque peut être modélisée à partir de la fonction d’utilité d’un individu (plus elle est concave, plus l’aversion est élevée).
Mais en pratique, cette approche reste abstraite. Les établissements financiers utilisent plutôt des questionnaires de profil pour estimer la propension d’un investisseur à accepter la volatilité et à arbitrer entre risque et rendement.
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Pour aller plus loin
FAQ
Pourquoi est-il important de connaître son aversion au risque ?
Pour choisir des placements adaptés à ses émotions et à sa situation financière, et éviter de vendre dans la panique lors des baisses de marché.
Quelle différence entre aversion au risque et tolérance au risque ?
L’aversion est la peur psychologique du risque ; la tolérance est la capacité financière et émotionnelle à l’assumer.
L’aversion au risque peut-elle changer dans le temps ?
Oui. L’expérience, la situation économique ou la confiance acquise peuvent rendre un investisseur plus (ou moins) enclin à prendre des risques.
