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Venture capital

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Nalo offre une solution d'épargne unique pour gérer votre avenir financier, alignant votre argent avec vos projets via une plateforme d'investissement entièrement numérique et un accompagnement personnalisé de conseillers.

Le venture capital, ou capital‑risque, désigne le financement de startups et de jeunes entreprises à fort potentiel de croissance, en échange de parts de leur capital.

Ce type d’investissement est risqué et peu liquide, mais il permet aux startups de se développer malgré un accès limité au crédit bancaire traditionnel.

L’Essentiel

  • Le venture capital (capital‑risque) finance des startups et jeunes entreprises innovantes en échange de parts de capital, avec un objectif de plus‑value à la revente.
  • Les tours de Seed, série A, B, C, etc. correspondent à des stades de maturité différents et à des besoins de financement croissants.
  • Les fonds VC apportent bien plus que de l’argent : accompagnement stratégique, réseau, structuration de la gouvernance, au prix d’une dilution pour les fondateurs.
  • Les investissements via des fonds régulés (FCPR, FCPI, FIP…) sont encadrés par l’AMF et restent des placements risqués et peu liquides, avec un risque réel de perte en capital.
  • Le cadre réglementaire des gestionnaires de fonds évolue avec la directive AIFM 2, à transposer en droit français d’ici le 16 avril 2026, sans remettre en cause la nature risquée de ces placements.

Qu’est‑ce que le venture capital (capital‑risque) ?

Le venture capital (VC) est une forme de private equity qui consiste à investir en fonds propres (ou quasi‑fonds propres) dans des entreprises innovantes, souvent non rentables au moment de l’investissement.

En pratique, un fonds de capital‑risque ou un business angel apporte de l’argent à la startup et devient actionnaire, dans l’objectif de réaliser une plus‑value lors de la revente de ses titres après plusieurs années.

Exemple : une startup de logiciels B2B a besoin de 2 millions d’euros pour recruter une équipe commerciale et développer son produit. Un fonds VC investit contre 25% du capital. Si, quelques années plus tard, l’entreprise est revendue dix fois plus cher, le fonds réalise alors une plus‑value importante sur sa participation.

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Comment fonctionne le capital‑risque ?

Le capital‑risque suit un schéma assez standard, même si chaque opération reste spécifique.

  • Levée de capitaux par les fonds VC :
    Les fonds de venture capital collectent de l’argent auprès d’investisseurs institutionnels (assureurs, fonds de pension, fonds souverains, entreprises…) et d’investisseurs privés. Ces capitaux sont regroupés dans un fonds dédié au financement de startups.
  • Sélection des startups :
    Les équipes d’investissement reçoivent des dossiers (pitch deck, business plan) et analysent le marché, le produit, l’équipe fondatrice et le potentiel de sortie (exit). Seule une petite partie des projets présentés est finalement financée.
  • Prise de participation au capital :
    Le fonds investit en entrant au capital (souvent de manière minoritaire) via une augmentation de capital ou des instruments convertibles (obligations convertibles, BSA, etc.).
    Pour les fondateurs, cela provoque une dilution : leur pourcentage de capital baisse, mais la valeur globale de l’entreprise doit, en principe, augmenter.
  • Accompagnement et gouvernance :
    Au‑delà de l’argent, les VC apportent un réseau (clients, partenaires, recrues clés), des conseils stratégiques et un suivi régulier (comités, reporting, indicateurs de performance). Ils peuvent siéger au conseil d’administration ou de surveillance.
  • Sortie (exit) :
    Au bout de 5 à 10 ans en moyenne, le fonds cherche à revendre sa participation : cession à un industriel, rachat par un autre fonds, rachat par les fondateurs ou introduction en Bourse (IPO).

À quoi sert le venture capital pour une startup ?

Le capital‑risque répond à plusieurs besoins des jeunes entreprises innovantes.

  • Financer des phases très risquées (R&D, lancement, croissance rapide) où les banques interviennent rarement faute de garanties et d’historique de résultats.
  • Accélérer la croissance : recrutement, internationalisation, dépenses marketing, développement produit.
  • Bénéficier d’un accompagnement stratégique structurant (gouvernance, pilotage, indicateurs, organisation).
  • Renforcer la crédibilité de la startup vis‑à‑vis de futurs investisseurs, partenaires et clients.

Exemple : une startup de la climate tech peut utiliser un tour de Seed puis une série A pour financer un produit très capitalistique (hardware, industrialisation), ce qui serait difficilement finançable par de simples prêts bancaires classiques.

Les grandes phases de financement en venture capital

Les levées de fonds en capital‑risque s’enchaînent généralement par “tours” qui correspondent au stade de développement de la startup.

Seed (amorçage)

La phase Seed intervient après la mise de départ des fondateurs et éventuellement de leurs proches (“love money”).
Elle finance la mise sur le marché du produit (MVP), les premiers recrutements stratégiques et les premiers efforts marketing/commerciaux.

Les montants varient fortement selon le secteur et la géographie, mais restent en général limités par rapport aux tours suivants (quelques centaines de milliers à quelques millions d’euros).

Série A

La série A intervient lorsque le modèle économique commence à être validé : la startup a des clients, des revenus récurrents et cherche à accélérer.

L’objectif est d’industrialiser le modèle (process, outil, organisation) et d’accélérer la croissance, souvent sur un premier périmètre géographique élargi.

Séries B, C et suivantes

Les séries B, C (voire D, E…) concernent des entreprises plus matures, avec une traction significative et parfois une présence internationale.

Les montants peuvent atteindre plusieurs dizaines de millions d’euros ou plus, notamment pour les tours de “late stage”.

Ces tours servent à financer :

  • l’expansion internationale ;
  • le développement de nouvelles offres ;
  • d’éventuelles acquisitions externes.

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Les différents types d’investisseurs en venture capital

Plusieurs types d’acteurs interviennent dans le capital‑risque.

  • Business angels : investisseurs individuels, souvent entrepreneurs ou cadres expérimentés, qui investissent leur propre argent en amorçage (Seed) et apportent leur expérience et leur réseau.
  • Fonds de venture capital “classiques” : fonds professionnels de capital‑investissement qui gèrent l’argent d’investisseurs (institutionnels, family offices, particuliers via certains véhicules) pour le déployer dans des startups.
  • Corporate venture capital (CVC) : grands groupes qui investissent dans des startups stratégiques pour leur activité (accès à l’innovation, synergies commerciales, veille technologique).
  • Acteurs publics : en France, Bpifrance joue un rôle important dans le financement des startups, souvent en co‑investissement avec des fonds privés.

Cadre réglementaire : AMF, capital‑investissement et directive AIFM 2

Les acteurs du capital‑risque n’ont pas tous le même statut réglementaire.

  • Fonds de capital‑investissement régulés
    Les fonds de capital‑investissement accessibles au public (FCPR, FCPI, FIP…) sont gérés par des sociétés de gestion agréées par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et soumis au règlement général de l’AMF.

    Ces produits présentent un risque élevé de perte en capital et un risque d’illiquidité important : l’investisseur peut perdre tout ou partie de son capital et ne dispose pas, en général, de possibilité de sortie rapide.
  • Investissements directs (business angels, certains CVC)
    Les investissements réalisés directement par des business angels ou par certains corporate venture capital qui investissent au bilan de l’entreprise ne relèvent pas automatiquement du régime des fonds régulés (FIA gérés par des sociétés de gestion agréées).

    Ils restent toutefois soumis au droit des sociétés, à la réglementation financière applicable le cas échéant, au droit fiscal et à d’autres obligations (par exemple, lorsqu’un groupe coté investit via sa holding).​
  • Directive AIFM / AIFM 2
    Les sociétés de gestion de fonds de capital‑investissement entrent dans le champ de la directive européenne AIFM, qui encadre les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs (FIA) et la commercialisation de ces produits.

    Ce cadre évolue avec la directive AIFM 2 (directive UE 2024/927) qui doit être transposée en droit français au plus tard le 16 avril 2026, la plupart des nouvelles mesures s’appliquant à partir de cette date.

La réglementation vise à encadrer l’organisation des sociétés de gestion, l’information fournie aux investisseurs et la transparence sur les risques. Elle ne supprime pas le risque de perte en capital ni le risque d’illiquidité, régulièrement rappelés par l’AMF.

Les étapes clés d’un investissement en venture capital

Le processus d’investissement VC suit généralement plusieurs grandes étapes.

Screening (pré‑sélection) :

L’entrepreneur envoie un pitch deck ou un business plan à plusieurs fonds. Les équipes VC réalisent un premier tri rapide selon leur thèse d’investissement (secteur, stade, géographie, taille de ticket…).

Premiers échanges et terme indicatif (term sheet / lettre d’intention) :

Si le fonds est intéressé, des réunions approfondies sont organisées pour challenger le modèle économique, la vision, l’équipe et la stratégie.

Le fonds peut alors émettre une term sheet ou lettre d’intention qui fixe les principaux paramètres de l’opération : montant, valorisation, type de titres, droits particuliers (droits de veto, reporting, gouvernance), conditions suspensives.

Due diligence (audit) :

Après accord sur la term sheet, le fonds mène une due diligence approfondie : audit financier, juridique, fiscal, social, technologique, propriété intellectuelle, etc.

Cette phase vise à vérifier les informations présentées par les fondateurs et à identifier les risques susceptibles d’impacter l’investissement.

Négociation de la documentation juridique

En fonction des conclusions de la due diligence, les parties finalisent les contrats : pacte d’actionnaires, documentation d’augmentation de capital, garanties d’actif et de passif, modalités d’entrée et de sortie du fonds.

Closing

Au closing, toutes les conditions sont remplies, les documents sont signés et les fonds sont effectivement versés à la société.

Les nouvelles actions sont émises, la répartition du capital est mise à jour et le fonds commence officiellement son accompagnement.

Avantages, limites et risques du venture capital

AspectPour la startupPour l’investisseur (fonds VC)
ObjectifFinancer l’innovation et la croissance rapide. Obtenir une plus‑value significative à moyen/long terme. 
Type de financementFonds propres / quasi‑fonds propres (prise de participation). Placement non coté, peu liquide. 
Avantages majeursApport de capital, expertise, réseau, crédibilité. Accès à des entreprises innovantes à fort potentiel. 
Principales contraintesDilution, gouvernance plus exigeante, reporting récurrent. Risque élevé de perte en capital, risque d’illiquidité. 
Horizon de temps5 à 10 ans avant une éventuelle sortie. Nécessité de gérer un portefeuille sur un horizon long. 
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FAQ

À quoi sert le venture capital pour une startup ?

Le capital‑risque permet de financer les phases les plus risquées du développement (lancement, croissance rapide), d’accélérer l’expansion et de structurer la gouvernance grâce à l’accompagnement des investisseurs.

Quelle différence entre venture capital et private equity ?

Le venture capital cible surtout des startups et jeunes entreprises innovantes, souvent non rentables, alors que le private equity investit plutôt dans des sociétés plus matures, parfois en prenant le contrôle pour les restructurer ou les développer.

Le venture capital est‑il un placement protégé ?

Non. Même si les fonds régulés sont encadrés par l’AMF et des textes européens (AIFM), le capital‑investissement reste un placement risqué et illiquide, avec un risque de perte en capital et un horizon d’investissement long.

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